CENADEP KISANGANI SENSIBILISE LES CREUSEURS ARTISANAUX SUR LEURS DROITS
INTRODUCTION
L’équipe était composée de quatre personnes, dont le professeur SENGI Formateur, Ghislain LOKONDA chargé des projets CENADEP superviseur, Marcel BOLEMBE , agent SEASSCAM et Monsieur Pierre LOKANGU vice- président de la coopérative des creuseurs artisanaux de diamant de Kisangani qui servait de témoignage auprès des ses paires creuseurs.
La mission a consisté à sensibiliser, vulgariser les codes minier et forestier auprès des notables et creuseurs artisanaux de diamant en vue de mettre sur pied quatre comités locaux de développement des creuseurs artisanaux de diamant aux villages BABAGULU (PK 57), UMA (PK 92), BAEGO (PK 147), et BAFWABALINGA (PK 232) et une pré coopérative à BAFWASENDE. (PK 262).
CARTE POSTALE DU TERRITOIRE DE BAFWASENDE
Le territoire de BAFWASENDE est situé dans le district de la STHOPO en province Orientale, il est le territoire le plus vaste du pays avec une superficie de 48.482 Km2 et dispose de six collectivités dont BAKUNDULU, BOMILI, BEKENI-KONDOLOLE, BAKUMBI, BAFWANDAKA, et BAKUMU d’ANGUMU. Le chef-lieu du territoire, portant le même nom que le territoire, est localisé à 262 Km de la ville de Kisangani. Il est relié à cette dernière par un tronçon routier latéritique bien aménagé faisant la jonction de la ville de Kisangani à la cité de Bunia, chef-lieu du district d’Ituri.
Le sol est ferelitique et renferme plusieurs minerais dont, le diamant, l’or, la cassitérite, le coltan …Tous ces minerais sont exploités artisanalement.
L’activité principale de la population est l’agriculture itinérante sur brûlis, suivie de l’exploitation artisanale des ressources naturelles. Il s’observe un paradoxe difficile à comprendre entre la précarité du mode vie de la population manifestée par une pauvreté quasi-généralisée, caractérisée par l’inexistence des infrastructures de base de qualité (Bâtiments Administratifs écoles, Eglises, centres de santé, maison d’habitation qui sont souvent en chaume ou paille et en pisé..), par rapport la quantité importante de minerais extraite dans ces milieux.
Le chef-lieu du territoire à lui seul, héberge plus de 20.000 personnes dans un rayon de 5 Km2. A noter qu’il n’existe pas d’entreprise de production dans tout le territoire de Bafwasende, hormis la présence d’une seule société de la télécommunication et aucune chaîne de radio communautaire, moins encore une maison de presse.
CONTEXTE
Les cinq ateliers animés sur l’axe Bafwasende, entrent en ligne de compte dans la préparation du grand atelier national sur la problématique des ressources naturelles de la province Orientale.
OBJECTIFS
1 Recueillir des informations sur l’état de lieux de la gestion des ressources naturelles dans ces contrées de la province Orientale et son impact sur la vie socio-économique de la population locale ;
2 Assurer la formation et la vulgarisation des codes minier et forestier auprès des creuseurs artisanaux de diamant et les notables ;
3 Assurer la sensibilisation et la formation des creuseurs artisanaux de diamant sur l’organisation et la gestion d’une coopérative.
RESULTAT ATTENDU
La mise sur pied d’une pré - coopérative à Bafwasende, et quatre comités locaux de développement des creuseurs artisanaux de diamant aux villages, Babagulu (PK 57de Kisangani), Uma (PK 92 de Kisangani), Baego (PK 147 de Kisangani et Bafwabalinga (PK 232 de Kisangani) en vue de créer un pool de développement intégré de cette couche sociale souvent marginalisée.
DES PARTICIPANTS
Ces cinq ateliers avaient réunis au total plus ou moins deux cents participants, dont l’administrateur du territoire, les chefs de collectivités, les chefs des groupements, de localité, les chefs d’antennes mines et du SEASSCAM, les enseignants, infirmiers, les creuseurs, les exploitants, les agents de service de sécurité locaux et les représentant de la société civile, etc.
DEROULEMENT DE LA MISSION
Nous avions quitté KISANGANI un Mercredi 03 Décembre 2008 vers 9h30 à bord de quatre motos pour arriver au premier site de notre mission qui est le village BABAGULU, situé au point kilométrique 57 vers 13 heures où nous avons fait une escale de deux heures du temps pour procéder à identifier nos points focaux, constitués des notables, enseignants, infirmiers, afin de prendre le rendez-vous du jour de l’atelier. Le même jour, ces activités ont été aussi menées aux villages UMA et BAEGO et le lendemain matin nous étions au village BAFWABALINGA pour les mêmes actions.
Dans l’après-midi du 04/12/2008, aussitôt arrivés à BAFWASENDE, nous avons vu l’administrateur du territoire à qui nous avons présenté notre ordre de mission et il nous a directement mis en contact avec le chef d’antenne des mines de son entité. Avec ce dernier, nous avions planifié les activités de l’atelier pour le 05/12/2008. Après cette séance de travail, nous avons procédé directement à la sensibilisation et l’implantation de notre calicot à l’unique artère principale de la cité, précisément en face du stade municipal.
Aux creuseurs ainsi que quelques faiseurs d’opinion du milieu de chaque site, nous avons remis le KIT de sensibilisation et de formation contenant :
1 50 exemplaires de guides du code minier ;
2 6 du code forestier ;
3 40 fiches d’identification des creuseurs ;
4 1 calicot ;
5 Une somme d’argent pour la location de la salle et la restauration des participants.
Après la remise de kit, nous avions explicité les termes de référence de notre mission, le contenu, les objectifs, ainsi que les résultats attendus. A la même occasion nous avions donné notre programme du travail en leur fixant la date du 10 décembre 2008 pour la tenue de l’atelier à BABAGULU, le 09/12 /2008 atelier à UMA, le 08/12/2008 à atelier à BAEGO, le 07/12/2008 atelier à BAFWABILINGA et du 05 au 06/12/2008 atelier à BAFWASENDE.
Notons que ces dates ont été respectées, car les ateliers ont effectivement eu lieu aux dates prévues dont voici les détails :
1. ATELIER DE BAFWASENDE
Concernant l’atelier de BAFWASENDE, le mot d’ouverture a été prononcé par l’administrateur du territoire Monsieur Idris KOMA KUKODILA, qui a démontré aux participants les avantages d’œuvrer en association, l’exemple des Etats Unis d’Amérique est un modèle à suivre. Il a souligné qu’il y a beaucoup des gisements dans le territoire. Pour que les creuseurs artisanaux tirent profit dit-il, ils devraient impérativement s’organiser en association à l’instar des négociants.
Le cas de la cité de MUSHIMA à TSHIKAPA a été évoqué à titre illustratif où au début de l’exploitation artisanale de diamant, il n’y avait qu’une maison en tôle, celle du chef, mais actuellement grâce aux associations du type coopératif, cette cité est devenue une cité moderne. Pour terminer son allocution, il a exhorté les participants à saisir cette opportunité qui leur est offerte par le CENADEP de se regrouper.
Après le mot d’ouverture de l’atelier par l’administrateur du territoire, suivi de celui du chargé des projets du CENADEP qui, a présenté d’une façon succincte leur structure, le Centre National d’Appui au Développement et à la Participation Populaire. Le CENADEP a son siège national à KINSHASA avec trois Antennes dans les provinces de Bas Congo, Sud - Kivu et la Province Orientale. Et poursuivant son exposé, il a donné quelques domaines d’intervention du CENADEP notamment :
1. Formation et appui à la redynamisation des organisations communautaires (FADOC) ;
2. Appui au secteur agricole ;
3. Développement intégré;
4. Education citoyenne et la bonne gouvernance participative ;
5. Plaidoyer sur les ressources naturelles et c’est dans ce cadre que se tient cet atelier.
Il a terminé son exposé en indiquant quelques réalisations de l’Antenne CENADEP/KISANGANI, notamment l’enquête DDI sur les conditions de vie et de travail des creuseurs artisanaux de diamant dans les territoires de BANALIA et BAFWASENDE l’année passée (Mars et Avril 2007), les ateliers de formation et sensibilisation des creuseurs artisanaux de diamant sur la nécessité d’œuvrer en coopérative, lancement d’une coopérative des creuseurs artisanaux de diamant de KISANGANI, etc.
Après les mots d’introduction de l’atelier, est venue la phase de formation. Il y a eu deux modules qui étaient assurés par le professeur Jean - Prosper SENGI, le premier concernait l’organisation et la gestion d’une coopérative et la seconde portait sur la vulgarisation des codes minier et forestier .
Concernant le premier module de la formation, les points ci-après ont été développés : les données de base d’une coopérative, l’historique de la coopérative, principes de base d’une coopérative, organisation d’une coopérative, la gestion d’une coopérative.
Chapitre 1 : Les données de base
Les données de base d’une coopérative ont été présentées aux creuseurs. Il s’agit de :
1. Origine et historique : c’est Monsieur RIBIRIGE (en Ouganda) qui a été le premier à lancer l’idée de la création d’une coopérative. En RDC, c’est le Décret du 24 mars 1956 qui a réglementé le fonctionnement de la coopérative.
2. Notions : la coopérative est partie du principe selon lequel « l’union fait la force ».
3. Principes de base : libre adhésion, démocratie coopérative, ristourne au prorata, neutralité politique, éducation et œuvres sociales, communication permanente.
4. Sociétaires :
1 Ils doivent être majeurs, avoir 18 ans, et un minimum de 10 membres ;
2 Doivent posséder les éléments d’identification tels que les statuts, Règlement intérieur, nom, champ d’action, durée, siège social.
Chapitre 2 : L’Organisation coopérative
L’organisation coopérative se fonde sur des notions ci-après : les organes, le fonctionnement, la tutelle, les pratiques coopératives traditionnelles.
1. Organes : Assemblée Générale, Assemblée des Représentants, Conseil d’Administration, Conseil de Gestion.
2. Fonctionnement : se fonde sur le respect des attributions et prérogatives de chaque organe, il faut de personnes compétentes et honnêtes.
3. Tutelle : Ministère du Plan et les services techniques spécialisés selon les branches d’activités. Ici, c’est la division des mines qui est concernée.
4. Pratiques coopératives traditionnelles : cadeaux contractuels, ristourne, Muziki, compétition communautaire, Nsinsani, etc.
Chapitre 3 : Réussite ou échec d’une coopérative
La réussite ou l’échec d’une coopérative dépend de :
1. Conditions de réussite : création, organisation, formation et information, conseils pratiques ;
2. Obstacles à la coopérative : mauvaise gestion, esprit coopératif insuffisant, transposition d’expériences, hostilité du monde extérieur, contrôle et encadrement insuffisants, absence de formation.
Chapitre 4 : De la gestion d’une coopérative
La gestion d’une coopérative répond à un certain nombre d’exigences. Il s’agit de :
A. Gestion administrative
1. Objet : mise en valeur et utilisation rationnelle des ressources en vue d’atteindre les résultats escomptés ;
2. But : assurer le bon fonctionnement de la coopérative ;
3. Outils de la gestion
• Les textes légaux ou règlementaires ;
• Les statuts (identification, financement, sociétaires, organes, aspects juridiques, etc.) ;
• Le Règlement intérieur ;
• Les P.V et comptes-rendus des assemblées générales et réunions.
4. Personnel : autre que les sociétaires (géré par le contrat de travail).
B. Gestion financière
Notion : recherche et utilisation des capitaux nécessaires en vue d’assurer la réalisation des objectifs dans les meilleurs coûts et délais.
• Argent visible : les espèces sonnantes ;
• Argent invisible : allocation de l’Etat ou d’un organisme ;
• Instrument de gestion : comptabilité (technique qui permet l’enregistrement de toutes les opérations économiques).
1. Sources de financement
a) Internes :
• Argent chaud : cotisation des membres ;
• Autofinancement : activités productives ;
• Epargne : dépôt dans les institutions bancaires.
b) Externes :
1 Argent tiède : emprunts de la coopérative, à rembourser ;
2 Argent froid : don, legs ;
3 Financement des Projets.
2. Exigences
1 Etablir un accusé de réception des fonds ;
2 Rédiger un rapport détaillé d’utilisation des fonds en fonction du budget ;
3 Disposer des documents comptables justificatifs des finances ;
4 Rédiger un rapport final des résultats.
3. Outils de gestion
1 Budget : prévisions de recettes et dépenses pour une période donnée ;
2 Bilan ;
3 Livre de caisse ;
4 Justificatifs ;
5 Compte d’exploitation ;
6 Fiche de stock ;
7 Rapport financier.
Le professeur a terminé son exposé par des conseils pratiques, en soulignant que pour parvenir à une coopérative il y a tout un processus à parcourir en insistant sur l’engagement des membres (creuseurs), leur foi pour toutes leurs actions. Il serait plus sage et prudent de commencer d’abord par un comité de développement local des creuseurs pour s’imprégner des contraintes et des réalités de monde associatif.
Abordant le deuxième module de formation, le professeur SENGI, a planché sur certaines innovations du code minier et forestier en procédant par des illustrations qui interpellent. L’orateur s’est efforcé à démontrer que la République Démocratique du Congo est à la fois qualifiée de scandale géologique et en même temps classée parmi les pays dits « PPTE » ou pays pauvres très endettés. Ce paradoxe pourrait s’expliquer par un désordre caractérisé dans la gestion de ce secteur vital de l’économie congolaise.
C’est ainsi que qu’en l’an 2002, le gouvernement congolais a mis à jour les codes minier et forestier pour essayer de réglementer ce secteur en vue de maximiser les recettes pour avoir les moyens de sa politique de la reconstruction du pays et l’amélioration des conditions de vie de la population.
Ces codes renferment certaines innovations dont les plus notoires sont les suivantes :
- Suppression du pouvoir discrétionnaire du ministre des mines grâce à l’annulation de certaines décisions par la Cour Suprême de Justice ;
- Réduction du rôle du chef de l’Etat dans l’octroi des titres miniers (ne plus attendre ses ordonnances pour l’exécution des contrats miniers);
- Introduction du recours judicaire et administratif et arbitral ;
- Répartition de la redevance minière de la manière suivante : 60 % pour le gouvernement central, 25 % destinés à la province concernée et 15 % à verser aux entités locales (ville, territoire, localité);
- Le cahier de charges renferme les principales préoccupations et l’analyse des besoins des communautés de base (locales) que l’entreprise qui sollicite l’exploitation doit s’engager auprès des communautés concernées avant l’exploitation ;
- Imposition de la notion d’impact environnemental sur le milieu et les hommes qui y vivent; particulièrement les populations autochtones délocalisées qu’il faut réinstaller dans d’autres sites;
- La notion de publication des contrats, etc.
Après le deuxième exposé du formateur, il s’en est suivi le témoignage du vice-président de la coopérative des creuseurs artisanaux de diamant de KISANGANI (COCADIKIS), qui traça la genèse de leur coopérative. A ce propos, l’orateur a informé l’assemblée qu’il y a de cela près d’une année et demie que le CENADEP avait organisé un atelier de sensibilisation et de formation sur l’organisation et la gestion d’ une coopérative à l’intention des creuseurs artisanaux de diamant.
A l’issue de l’atelier, les creuseurs artisanaux de diamant, persuadés par la profondeur et la nécessité de cet enseignement, ont opté séance tenante de s’organiser en coopérative pour améliorer ensemble leurs conditions de travail. A cet effet, ils ont procédé par les élections pour monter le comité provisoire de leur coopérative. Une année après, ils ont convoqué l’assemblée générale élective pour asseoir le comité définitif.
Le CENADEP a accompagné la coopérative avec l’appui matériel, technique et financier, notamment la mise en disposition des experts pour aider le comité à élaborer les statuts, la prise en charge totale de l’assemblée générale élective, la saisie et l’impression des statuts, l’organisation d’un autre atelier de sensibilisation et de formation sur l’organisation et la gestion d’une coopérative, etc.
Pendant ce temps, plusieurs creuseurs de la COCADIKIS ont été réhabilités dans leurs droits en cas d’extorsion de leurs colis de diamant par les inciviques, grâce la pression de leur coopérative ainsi que le plaidoyer et le lobbying du CENADEP auprès des autorités. Le vice-président a terminé son propos en prodiguant des sages conseils à ses paires de saisir cette opportunité pour d’engager activement à œuvrer en association pour leur synergie car dit-on « l’union fait la force » et pour bénéficier de l’appui des autres structures, il faut être en groupe.
Après ce témoignage, ce fut le moment de débat et échange. Une série de questions ont été posées par les participants tournant sur le rôle de l’Etat et des ONGD dans la défense des intérêts des creuseurs artisanaux telles que :
Est-il possible de monter une pré coopérative sur place à BAFWASENDE, compte tenu de la mobilité des creuseurs à la recherche continuelle des sites les plus productifs ?
Pourquoi les creuseurs artisanaux des autres minerais ne feront-ils pas partie de cette pré coopérative ?
Un intervenant a présenté à l’assemblée les difficultés auxquelles les creuseurs artisanaux de diamant sont butées, allant de la non livraison des cartes des creuseurs par l’administration des mines, même à ceux qui ont déjà versé les frais afférant. Cette attitude constitue pour eux un piège de l’administration des mines à leur égard pour les extorquer lorsqu’ ils attrapent une grosse pierre de diamant.
Le trafic d’influences des négociants auprès des autorités militaires, policières et administratives dans le but de nuire les intérêts des creuseurs artisanaux de diamant.
A toutes ces questions, le formateur, le chargé des projets CENADEP, le chargé de développement intégré du SEASSCAM et l’inspecteur des mines ont essayé d’avancer quelques réponses dont voici la teneur :
1. En effet, la pré - coopérative ne vise pas le lieu de travail mais plutôt le lieu de résidence du creuseurs où se trouvent leurs intérêts et il est appelé à transformer son milieu de vie par le fruit de son travail ;
2. Parce les intérêts sont divergents, il faut avoir les mêmes activités pour œuvrer ensemble et le CENADEP verra dans quelle mesure, organiser les autres creuseurs artisanaux ;
3. L’inspecteur des mines reconnaît les griefs, la rupture fréquente de livraison de cartes est la base de cette situation et aussi beaucoup des creuseurs artisanaux ne veulent pas acheter la carte de creuseur, c’est pourquoi, en cas de vente de diamant allant d’un carat, l’administration des mines retient à la source les 25 $ de la carte de creuseur.
Le moment culminant de l’atelier fut les élections du comité de la pré coopérative de BAFWASENDE qui comportait huit postes à pourvoir : un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier, un chargé de la relations publiques, et de trois conseillers. Pour le seul poste du président, il y a eu dix candidats, et la règle arrêtée est que le candidat qui aura réalisé plus de voix passe automatiquement président et celui qui le suit immédiatement en nombre des voix passe son vice-président.
A l’issue des élections, la composition du comité de la pré-coopérative se présente comme suit:
1 Président : Cyprien LIKAKA ;
2 Vice-président : Philémon TANGBO ;
3 Secrétaire : Tabin LIKOKI ;
4 Trésorier : NGEREZA ;
5 Relations publiques : Stino RAMAZANI ;
6 1er conseiller : AKANDJA ;
7 2ème conseiller : OMBILINGO ;
8 3éme conseiller : MANDA.
Ce comité a été installé par le chargé des projets du CENADEP qui lui a confié les missions suivantes :
1. Continuer à assurer la sensibilisation sur le bien-fondé des creuseurs à œuvrer dans des mouvements associatifs afin de drainer l’adhésion massive des creuseurs artisanaux de diamant dans le comité de la pré-coopérative de BAFWASENDE.
2. Préparer les documents juridiques du comité notamment les statuts, le Règlement intérieur et le procès-verbal de l’assemblée générale élective.
3. Préparer l’assemblée générale élective du comité définitif avec la collaboration du CENADEP.
Pour ce faire, le comité doit se réunir régulièrement au moins 2 fois par mois et penser à organiser des cotisations des membres pour son fonctionnement effectif. En outre, savoir saisir des opportunités par le dynamisme du comité en assurant la visibilité par des actions concrètes sur le terrain, c’est sur ces mots que la séance de travail de l’atelier a été close. Pendant la session, le kit de travail composé d’une centaine du guide de vulgarisation du code minier et forestier, des fiches d’identification des creuseurs artisanaux de diamant, des termes de référence a été remis aux 60 participants.
2. ATELIER DE BAFWABALINGA
Cet atelier s’est déroulé en date du 07/12/2008, sous le coup de 9 heures du matin par le mot d’ouverture du notable, monsieur Emery SABITI, chef de localité de BAFWABALINGA; en ces termes, « notre village est honoré aujourd’hui, par la visite de L’ONGD CENADEP, qui a songé de venir édifier et réunir nos enfants dans le travail afin qu’ils deviennent plus compétitifs dans le développement de notre milieu longtemps oublié par tout le monde, je vous exhorte donc a être plus disponible pour suivre avec assiduité ces enseignements » ;
Après le mot d’ouverture, le chargé des projets CENADEP a procédé à la présentation de leur structure à ces termes :
Le Centre National d’Appui au Développement Et la Participation Populaire, est une organisation de la société civile du droit congolais, basé à KINSHASA comme siège national avec des représentations en province, du BAS-CONGO, SUD-KIVU, et PROVINCE ORIENTALE dans la ville de KISANGANI, ensuite, il a terminé son adresse par la présentation du résultat de l’enquête DDI.
Après l’allocution du chargé des projets, le professeur SENGI, formateur principal, a démarré avec ces enseignements, d’abord sur l’organisation et la gestion d’une coopérative et ensuite sur la sensibilisation et la vulgarisation du code minier et forestier. Les mêmes enseignements dispensés à BAFWASENDE ont été assurés au village BAFWABALINGA, et monsieur Pierre LOKANGU vice-président de COCADIKIS a présenté l’expérience de leur coopérative de la genèse jusqu’à ce jour. Ensuite vint le moment de débat et échange qui ont tournés sur les points essentiels ci –après :
1 Quel est le souci du gouvernement congolais pour les creuseurs artisanaux de diamant qui contribuent suffisamment à travers leur travail au budget de l’Etat ?
2 Quelle est la part du chef coutumier dans l’exploitation des ressources minières et forestières de son entité ?
3 Que dit l’autorité provinciale de l’administration parallèle caractérisée par les tracasseries de tous genres dans les sites miniers ?
4 Est-ce que le CENADEP a une part dans la redevance minière ?
A toutes ces questions, les intervenants du jour ont avancés les réponses a ces termes :
1 Le gouvernement est conscient de l’effort que consacrent les creuseurs artisanaux de diamant, c’est ainsi qu’il a créé le service d’assistance et d’encadrement des exploitants artisanaux et des petites mines (SEASSCAM) afin d’apporter un plus aux efforts des creuseurs par un appui matériel, moral et financier pour que ces derniers travaillent dans les meilleures conditions, ainsi maximiser la production artisanale de diamant au profit des exploitants et du gouvernement congolais. Mais il s’avère que cet appui tarde à venir à cause des contraintes budgétaires que connaît le pays ; nous avons l’espoir que d’ici peu la situation va s’améliorer.
2. Le chef coutumier est pris en compte dans la répétition de la redevance minière pour le développement de son entité et l’article 281 du code minier prévoit l’indemnisation des occupants en du sol en cas de délocalisation du village.
3. Concernant l’Administration parallèle dans les sites d’exploitation caractérisée par des tracasseries, le CENADEP stigmatise cette situation et s’engager à faire le plaidoyer auprès de l’autorité provinciale lors du grand atelier national sur la problématique des ressources naturelles en province ORIENTALE qui aura lieu à KISANGANI vers mi - décembre de cette année.
4. Le CENADEP n’a pas de part dans la redevance minière pour la simple raison qu’il n’est pas une structure étatique mais plutôt une organisation de la société civile qui est impliquée dans la gestion transparente des ressources naturelles du pays.
L’atelier de BAFWABALINGA, a pris fin avec les élections et l’installation des membres du comité local de développement des creuseurs artisanaux de diamant de BAFWABALINGA qui se présente de la manière suivante :
Président : Dimanche YOKANA ;
Vice-président : Pierre RAMAZANI;
Secrétaire : Michel MAGWAMBUNDU;
Trésorier : Joseph MEDJE ;
1er conseiller : Théophile ELIA ;
2ème conseiller : Jean marie LOTIKA
3. ATELIER DE BAEGO
C’est en date du lundi 08/12/2008, à 8heures 30 minutes que le chef de collectivité secteur BEKENI-KONDOLOLE, monsieur Gaspard ADONIO MULALY a ouvert l’atelier par le mot de bienvenu à la délégation et surtout le respect du calendrier de travail, il a demandé aux participants d’être attentifs aux enseignements et que la discipline règne tout au long de cet atelier.
Après ce mot, le chargé des projets CENADEP, traça la carte postale du CENADEP et ses réalisations en province Orientale suivi du témoignage du vice-président de la COCADIKIS qui incitant ses paires creuseurs artisanaux de diamant de saisir cette opportunité d’œuvrer en association du type coopératif pour la revalorisation du métier de creuseur artisanal de diamant.
La formation assurée par le professeur SENGI a captivé les participants sur les deux modules prévus, « l’organisation et la gestion d’une coopérative ainsi, les innovations du code minier et forestier et des échanges enrichissants ont été développés. La mise sur pied et l’installation d’un comité local de développement des creuseurs artisanaux de diamant par La cooptation ont mis fin à l’atelier de BAEGO et ledit comité se présente comme suit :
Président : Victor KITABU ADONIO ;
Vice-président : Edouard KYAMBO ;
Secrétaire : LIENDI AMBA ;
Trésorier : MANGBENDUNGBE KAKOKO ;
1er conseiller : SOKONI POTE
2éme conseiller : Major OLEKO
4. ATELIER D’UMA
L’atelier s’est ouvert ce Mardi, 09/12/2008 par l’allocution du monsieur Dieu donné TAILO YUMA, chef du secteur intérimaire, qui remercia le CENADEP de l’initiative combien louable pour avoir songé à appuyer les creuseurs et ciblé sa contrée pour la tenue de cet atelier et sollicite l’implication active de tous les participants dans les activités de la dite session de formation. Après l’ouverture de l’atelier, le chargé des projets CENADEP, a pris la parole pour présenter d’une façon succincte l’ONG, CENADEP (confer atelier BAFWASENDE)
Après la présentation du CENADEP par Monsieur Ghislain LOKONDA le chargé de projets, fut le moment de la formation sur le deux modules précédemment cités par le formateur du jour, professeur SENGI et le débat et échange a mis fin a cette partie de l’atelier qui a été suivi par le témoignage de monsieur Pierre LOKANGU, vice président de la coopérative des creuseurs artisanaux de diamant de Kisangani (COCADIKIS) déjà évoqué. (Confer atelier de BAFWASENDE) et le moment phare était les élections pour occuper les six postes à pourvoir, à l’issue de scrutin le comité local de développement de UMA se présente de la manière suivante :
1. Président : Aimé ENGELE ;
2. Vice-président : Floribert AHINAKE ;
3. Secrétaire : Gentil SOMBO;
4. Trésorier : MUSIRI MALU ;
5. 1er conseiller : Jérôme KANOKIO ;
6. 2éme conseiller : Boniface ANGALI
5. ATELIER DE BABAGULU
L’atelier a eu lieu le Mercredi 10 /12/2008 à 8 heures 30 par le mot d’ouverture du notable Monsieur AMUNDALA KATEMUKO qui a demandé à l’un des participants de remettre l’assemblée aux mains du Seigneur et après cette prière, il a demandé aux participants d’être attentifs car les enseignements que le CENADEP a préparé pour eux sont d’une importance capitale pour leur devenir et il a souhaité les vœux de bienvenu à l’équipe du travail que conduit le CENADEP .
Le chargé des projets CENADEP a présenté d’une façon succincte leur structure, qui est un Centre National d’Appui au Développement et à la Participation Populaire, qui a son siége national à KINSHASA avec trois Antennes aux provinces de Bas Congo, Sud Kivu et la Province Orientale. Et poursuivant son exposé, il a donné quelques domaines d’interventions du CENADEP (confer atelier de BAFWASENDE)
Il a terminé son exposé en indiquant quelques réalisations de l’Antenne CENADEP/KISANGANI, notamment l’enquête DDI sur les conditions de vie et de travail des creuseurs artisanaux de diamant dans les territoires de BANALIA et BAFWASENDE l’année passée (Mars et Avril 2007).
La formation est était l’activité principale de la session, celle-ci a été toujours assurée de main de maître par le professeur Jean Prosper SENGI sur les deux modules précédemment évoqués, qui a éveillée la conscience et la curiosité d’un chacun des participants a tel enseigne que les échanges étaient passionnant et constructifs, a titre illustratif voici quelques uns :
1 Est-ce que les maisons d’achat de diamant et les comptoirs de diamant de KISANGANI, peuvent-elles exister, s’il n’y avait pas des creuseurs artisanaux de diamant ?
2 Pourquoi le gouvernement congolais ne subventionne pas l’exploitation artisanale de diamant ?
3 Quel est le souci du gouvernement congolais pour les creuseurs artisanaux de diamant qui contribuent suffisamment à travers leur travail au budget de l’Etat ?
L’orateur principal du jour, le chargé des projets, et l’agent du SEASSCAM, ont émerveillés les participants par la clarté dans leurs réponses dont voici quelques extraits :
Les maisons d’achat et les comptoirs ne pouvaient pas exister en province Orientale, car le 100% de diamant produit dans cette province est artisanale, c’est- à- dire extrait exclusivement par les creuseurs artisanaux que vous êtes .Vous mérités d’estimes , considérations, encouragement et appui du gouvernement .
Le gouvernement est conscient de l’effort que consacrent les creuseurs artisanaux de diamant, c’est ainsi qu’il a crée le service d’assistance et d’encadrement des exploitants artisanaux et des petites mines (SEASCAM) .afin d’apporter un plus aux efforts des creuseurs par un appui matériel,moral et financier pour que ces derniers travaillent dans les meilleures conditions, ainsi maximiser la production artisanale de diamant au profit des exploitants et du gouvernement congolais .Mais il s’avère que ces appuis tardent à venir à cause des contraintes budgétaire que traversent le pays, nous avons l’espoir d’ici peu la situation va s’améliorer .
Le dernier moment de l’atelier était consacré par la mise sur pied d’un comité local de développement des creuseurs artisanaux de diamant de BABAGULU qui sera aminé par six personnes pour occuper les postes ci-après :
PRESIDENT
VICE PRESIDENCE
SECRECTARIAT
TRESORERIE
2 CONSEILLERS.
L’assemblée a adopté la démarche suivante pour les élections, le scrutin sera à main levée. Pour le poste de la présidence, celui qui obtiendra plus de voix passe automatiquement le président et celui qui le suit immédiatement en nombre des voix passe comme vice président. En effet, le poste de la présidence, nous avons enregistré 4 candidatures des personnes suivantes :
1. Michel OSANGO
2. Innocent OGOBANI
3. Jean Corneille MILINGO
4. Lewis IKOLONGA
A l’issue de l’élection, monsieur Lewis IKOLONGO a obtenue 28 voix, soit 63,3% contre 13 voix soit 29, 54% pour Jean Corneille MILINGO et de ce fait passent respectivement Président et Vice président du comité local de développement des creuseurs artisanaux de diamant de BABAGULU.
Les élections se sont poursuivies pour les quatre autres postes restant.
Ainsi, la configuration du comité local de développement des creuseurs artisanaux de diamant de BABAGULU se présente de la manière suivante :
1. Président : Lewis IKOLONGA ;
2. Vice-président : Jean Corneille MILINGO ;
3. Secrétaire : John BOLAMBA ;
4. Trésorier : OGOBANI ;
5. 1er conseiller : OSANGO ;
6. 2ème conseiller : François MAKEO.
Ce comité a été installé par le chargé des projets du CENADEP qui l’exhorta au dynamisme pour rayonner leur action.
Pour ce faire, les tenues régulières des réunions sont des gages pour la pérennisation des activités d’un comité dit « de développement. »
Par cette activité que l’atelier a pris fin.
ETAT DE LIEU ET PERSPECTIVE D’AVENIR
Lors de notre séjour d’animation de huit jours dans le chef lieu du territoire de BAFWASENDE et les quatre villages ciblés pour nos activités, nous avons mis en profit notre présence pour palper les réalités profondes du monde rural congolais en partageant ensemble les traits de vie des nos hôtes qui ne sont pas du tout confortable sur plusieurs plans ,caractérisé par l’ignorance et la pauvreté manifeste au regard des potentialités existantes et la misère qui se lit dans les visages des communautés base au quotidien.
D’une façon générale les indices de développement intégré ne sont pas perceptibles dans tout l’étendu du territoire de BAFWASENDE.
Concernant, par exemple l’éducation,le chef lieu du territoire compte pour tout six écoles primaires dont deux seulement en dure et deux écoles de métiers , un institut agronomique(AGASENDE) et un institut technique médical pour une population estimée à 20.000 personnes .
A propos d’habitat, plus de 90% de maisons sont des cases, par exemple à BAEGO au point kilométrique 147 de KISANGANI, il y a seulement une seule maison en dure, celle du chef de collectivité contre plus de 300 cases souvent fatigués de petite dimension ne respectant pas des normes d’hygiène où les habitants sont en surnombre et ne sont pas totalement à l’abris des intempéries .
Les bâtiments administratifs datés de l’époque coloniale sont dans un étant de délabrement très avancé.
Que dire des mobiliers, la plupart des notables avaient du mal a nous recevoir dans leurs maisons faute des chaises, pendant les ateliers beaucoup des participants étaient débout durant tout le temps de la formation par insuffisance des siéges .
Nous même avons passés des nuits sous les grabats souvent sans matelas, pourtant se trouva parmi les forêts les plus prolifiques du monde.
La cité de BAFWASENDE dispose de six école primaire dont deux seulement sont construites en dure où le taux de la déperdition scolaire ne cesse d’augmenter, la pauvreté des parents , le phénomène prime et surtout la proximité des carrières des mines sont autant des facteurs explicatifs notoires de cette déperdition .
La plupart de nos creuseurs n’ont pas finis le cycle primaire et un bon nombre ne sait pas écrire leurs noms, nous avons remarqués ça lors que la liste de présence des participants circulait.
Il est existe un hôpital de référence qui tourne avec quatre médecins qui malheureusement est sous utilisé par la population car le coût de soins médicaux n’étant pas à portée de la bourse de cette communauté et la préférence de la médecine traditionnelle peut être aussi un facteur explicatif.
Trouver de l’eau potable à BAFWASENDE et ses confins n’est pas chose facile, les quelques dizaines des sources aménagées par les ONGD humanitaires, ne peuvent pas desservir toute la cité qui héberge plus de 20.000 personnes et beaucoup des ces sources sont déjà hors service surtout puits à pompe (panne, technologie non appropriée).
Il y a aussi un enclavement médiatique important faute de la présence de masse media : pas des chaîne de radio communautaire et moins encore une maison de presse, ceci a un effet négatif sur l’éveil de la conscience et l’ouverture de la population au monde extérieur en dédit de la présence d’une maison de télécommunication qui n’est pas la portée du grand public a un pouvoir d’achat instable et faible attise des convoitises avec des effets négatifs sur le budget familial modeste.
Les mouvements associatifs ne sont pas encore très développés, faute des leaders charismatiques et de l’encadrement par des structures de développement intègre.
Le gros des activités économiques est tenu par les ressortissants des autres coins du pays et les fils du coin ne semblent pas être entreprenants par peur d’être envoûté par les anciens, car il y a un conflit patent des générations, le fatalisme est au cœur de la vision de vie de la population de BAFWASENDE, il constitue en effet, un goulot d’étranglement sérieux pour le développement de ce milieu.
L’agriculture est l’activité principale de la population, mais elle est plus pratiquée par les personnes âgées, car les jeunes préfèrent se lancer dans l’exploitation artisanale des minerais et considérant celle-ci (agriculture) comme activité archaïque et peu rentable.
Il n’existe pas d’industrie de transformation ni de production, pour avoir par exemple du riz blanc, il faut piller du paddy.
En outre on ne sent pas tellement l’implication de l’autorité locale dans les initiatives de la recherche des approches de l’amélioration des conditions de vie de sa population.
La cité de BAFWASENDE est plus un centre de consommation que de production compte tenu du taux élevé du chômage dû à la carence criante des emplois structurés, entreprises de production et petites unités des transformations du genre artisanats et agro- alimentaire.
Nonobstant ce tableau moins rose, tout n’est pas noir dans le territoire de BAFWASENDE, il y a des atouts outres les minerais pour relever et stimuler le développement de ce milieu, nous pouvons compter sur ;
- La route très praticable qui relie les provinces de l’est à la ville de KISANGANI
- Le potentiel humain, il y a un îlot des jeunes plein de dynamisme et d’initiatives à qui nous avions eu des échanges fructueux sur le développement de leur contré en 2007 lors de notre passage à BAFWASENDE dans le cadre de l’enquête DDI, une année après, nous étions surpris de voir les réalisations que ces jeunes, ont pu amorcer, la construction des belles maisons d’habitation en dure, des hôtels de lux, des alimentations etc.
L’encadrement des ces genres d’initiatives locales coupler avec la redynamisation des associations de la sociétés civiles, la structuration des organisations de développement, le renforcement de la pré coopérative, des comités locaux de développement des creuseurs artisanaux de diamant ; l’implication des opérateurs économiques ainsi celle de l’autorité politico administrative, peuvent relever le défis dans un laps de temps relativement court de développement du territoire de BAFWASENDE.
C’est les vœux les plus pieux du CENADEP, qui sollicite l’implication des autres structures de développement tant nationale que internationale à venir se joindre à lui pour l’accomplissement de cette œuvre grandiose de développement de nos communautés de base à partir de la gestion responsable des ressources naturelles.
CONCLUSION
La mission des ateliers décentralisés dans l’axe BAFWASENDE sur la vulgarisation du code minier et forestier ainsi que la mise sur pied des structures d’animation des creuseurs artisanaux de diamant du type coopérative a tenue ses promesses car a l’issue de huit jours de travail l’équipe a pu mener avec succès toutes les activités prévues dont voici :
- Recueillir des informations sur l’état de lieux de la gestion des ressources naturelles dans ces contrées de la province Orientale et son impact sur la vie socio-économique de la population locale ;
- Assurer la formation et la vulgarisation des codes minier et forestier auprès des creuseurs artisanaux de diamant et les notables ;
- Assurer la sensibilisation et la formation des creuseurs artisanaux de diamant sur l’organisation et la gestion d’une coopérative.
- Mettre sur pied une pré - coopérative à BAFWASENDE, et quatre comités locaux de développement des creuseurs artisanaux de diamant aux villages, BAFWABALINGA, BAEGO, UMA, et BABAGULU.
L’implication massive et active des creuseurs et des acteurs de développement locaux dans les travaux des ateliers, révèle le besoin pressant d’accompagnement qu’éprouve la population des ces entités rongée par la précarité de niveau de vie et de la paupérisation généralisée en débit de potentialité et des richesses extraites de leurs sous sol.
Ainsi, l’appréhension générale des participants après les ateliers se résume de la manière suivante :
- La sensibilisation et la formation ont outillées et éveillées la conscience des participants sur l’exploitation légale des mines et des forêts ;
- Le lancement d’une précoopérative et de quatre comités locaux de développement constitue une sorte des centres d’ écoute et d’échange des creuseurs artisanaux de diamant avec les autres intervenants dans ce secteur dont les autorités politico administrative ; l’administration de mines, le SEASSCAM, les négociants, les ONGD etc.
- Les structures créées, diminueraient certainement le taux des tracasseries ainsi constitueraient des véritables catalyseurs de développement du territoire de BAFWASENDE, à condition que tout le monde s’implique pour l’éclosion et la pérennisation des ces pivots de développement.
Les difficultés étant inhérente à toute œuvre humaine, la nôtre n’a pas fait exception à cette règle, ainsi l’engouffrement des tous les creuseurs se trouvant aux sites de vouloir participer aux ateliers et une seule journée d’atelier par site pour deux modules de formation sont les plus notoires qui nous ont plus marqués.
A l’issue des échanges pendant les ateliers, les participants ont avancé quelques recommandations dont voici quelques unes:
Au gouvernement congolais :
1. Remettre de l’ordre quant aux attributions des différents services y compris les administrateurs des foyers miniers (AFM) ;
2. La protection spéciale des creuseurs en tant qu’acteurs principaux de générateurs des revenus de l’Etat congolais ;
3. Organiser un suivi régulier par l’administration des mines et du SEASSCAM provincial pour venir palper les souffrances des creuseurs dans leurs sites de l’exploitation.
5 Que la division des mines disponibilise les cartes des creuseurs artisanaux de diamant dans les sites d’exploitation et surtout d’éviter la rupture constante des cartes ;
6 Que les autorités civiles, policières et militaires honorent, encouragent et assurent une protection spéciale aux creuseurs artisanaux de diamant détenteurs de la carte de creuseur artisanal de diamant au lieu de les inquiétés comme de mauvaise coutume que nous observons ;
7 L’implication de l’autorité et des ONG dans la résolution des conflits intra coutumiers des concessions minières entre les exploitants et les ayants droits, causent semble t-il de la baisse de production de diamant dans beaucoup des sites miniers.
8 Interdiction formelle des autorités militaires, policière et administrative dans la transaction de diamant pour ne laisser que les services concernés,notamment,l’administration des mines ;le SEASCAM et le CEEC, qui représentent valablement le pouvoir public .
Aux organisations non gouvernementales d’appui :
Suivi, accompagnement, et appui à la nouvelle organisation des creuseurs artisanaux de diamant de BAFWASENDE.
Au CENADEP :
1 Rendre disponibles les deux modules de formation aux participants ;
2 Suivi et appui régulier à la nouvelle structure ;
3 Proposer un modèle des statuts de comité local de développement ;
4 Impression des cartes des membres du comité local de développement.
:
-Disponobiliser le module des statuts de comité local de développement ;
-Impression des cartes des membres du comité local de développement des creuseurs artisanaux de diamant ;
- Appui financier pour le fonctionnement du bureau provisoire du comité local de développement des creuseurs artisanaux de diamant pour sa redynamisation ;
- Expédier une autre quantité des fiches d’identification des creuseurs artisanaux de diamant ainsi que le guide de vulgarisation du code minier et forestier.
Fait à Kisangani, le 23 décembre 2008,
Le Rapporteur de l’Equipe, Ghislain. LOKONDA
ANNEXES
Au centre L’administrateur du territoire de BAFWASENDE Mr Idris KOMA, ouvrant
Les ateliers décentralisés du vulgarisation du code minier et forestier organisés
Par le CENADEP/Kisangani, décembre 2008
Monsieur Jean Prosper SENGI entrain d’assurer la formation sur l’organisation et la
Gestion d’une coopérative auprès des creuseurs artisanaux de diamant de Babagulu,
décembre 2008
