Les Ordinateurs Pirates s'écoulent paisiblement à Kinshasa
Il est connu de tous que les moyens de contrôle obsolète dont dispose l’Office Congolais de Contrôle, organe officiel du gouvernement, laisse la porte ouverte au marché du piratage électronique qui a pris de l’ampleur sous d’autres cieux.
Dans le lot d'articles sujets à ce genre de pratique dont l’Asie est passé maître, des ordinateurs font également partie du lot. En effet, il n’est plus étonnant de constater aujourd’hui qu’un ordinateur acheté sur le marché kinois dans des magasins appartenant à des expatriés vendent des ordinateurs pirates qu’ils font passer pour des produits d’origine, et ce à des prix exorbitant, et à des conditions de garanties peu acceptable.
Le scénario classique est donc celui d’un Monsieur X qui se procure un Pentium 4, ou du moins ce qu’on essaiera de lui faire croire à des prix variant de 800 à 1200 dollars américains assorti d’une garantie d’une semaine voire même pas de garantie du tout.
Evidement il constatera à ses dépens que le fameux ordinateur ne remplit pas les performances d’un processeur d’une si grande marque, et au bout d’un mois en moyenne d’utilisation au cours de laquelle la machine tombera en panne, gare à celui qui aura l’idée de la réparer car il y constatera avec regret que le fameux processeur n’était en réalité que celui d’un pentium II usé ; Que le boîtier d’alimentation contenait à ses abords des mots rouillés en langues orientales, et que le disque dur avait été tellement soudé et ressoudé qu’il en a avait presque changé de forme. De l’escroquerie en douceur. Il faut seulement vivre au Congo pour voir des choses pareils se dérouler et se dans l’indifférence la plus totale des autorités judiciaires.
Avec la multiplicité des cas d'escroqueries de nos compatriotes qui ont eu à tomber dans ce piège, il est plus que temps pour l'autorité de réagir.
Aujourd’hui l’heure est venue de cesser à la tricherie et d’éviter que d’autres compatriotes comme notre cher Monsieur X ne tombe dans ce genre d’arnaque. A ce sujet, confier ce rôle de contrôle à une Agence spécialisé érigée sous la forme d’une Brigade Informatique au sein de la Police Nationale s’avère être nécessaire.
Cela ne reviendrait non pas à saper le travail de l’OCC , mais plutôt de le compléter afin de garantir la validité des certifications d’importations d’ordinateurs qui s’y l’on n’y prend pas garde peuvent recéler en eux des dispositifs d’espionnages installées par les soins de puissances étrangères qui pourraient s’en servir à des fins malveillantes étant donnés que la plupart de ces ordinateurs montés de toute pièces, de façon disparates ne sont soumis à aucun contrôle dans les pays africains.
KALONJI BILOLO Trésor Dieudonné
Assistant à la Recherche en Informatique et TIC
tresorkalonji@yahoo.fr
en collaboration avec le CRT
