Rapport final du Séminaire International de Formation sur le Travail Social de Rue

Rapport final du
Séminaire International de Formation
sur le Travail Social de Rue

Kinshasa, du 3 avril 2006 au 7 avril 2006

PREFACE

Dans le contexte de mondialisation actuel, l’avant scène est trop souvent occupée par les opérateurs financiers. La question du développement durable a permis d’aborder la question du bonheur de chacun dans une logique où l’économie serait une composante complémentaire et non pas exclusive. Toutefois, au-delà des mots et des déclarations d’intentions, force est de reconnaître que le profit de certains ne rencontre pas l’intérêt de tous.

Les facteurs d’exclusion sociale sont nombreux et plus encore dans les pays qualifiés « en voie de développement ». Le manque d’emploi lié aux problèmes de logement, de l’impossibilité de bien se nourrir et de se soigner sont autant de violences faite aux familles et dont les premières victimes sont les enfants.

C’est pourquoi, investir dans le capital humain et lutter contre toutes les formes d’exclusion est fondamental. Un pays qui investit dans ses enfants et qui développe un travail intégré permettant des chances de formation et d’éducation égales pour tous est un pays qui investit pour l’avenir, qui fait un placement sur le moyen terme et dont les dividendes bénéficieront à l’ensemble.

A cet effet, la coopération entre pays est essentielle, tant sur les aspects économiques qu’éducationnels. Le séminaire de Kinshasa a montré à quel point les complémentarités existent entre la Belgique et la République Démocratique du Congo. Les intervenants présents ont chacun apporté leur compétence, et le travail en réseau initié par les organisateurs devrait donner l’ampleur nécessaire pour qu’au-delà cette rencontre des actes soient posés.
L’intérêt de cette organisation aura été de mettre la personne au cœur du débat. En tant que Ministre de l’Enfance et de l’Aide à la Jeunesse, je suis particulièrement touchée par cette perception qui permet de partir des besoins de chacun.

Je remercie les organisateurs qui ont fait de cet événement une rampe de lancement vers plus d’humanisme et de solutions concertées dans une logique de réseau.

Catherine Fonck

Ministre de l’Enfance, de l’Aide à la Jeunesse et de la promotion de la santé en Communauté Française de Belgique

AVANT-PROPOS

Nous aurions pu utiliser un autre terme que celui de « Séminaire de formation » pour qualifier un événement qui fut dès sa conception chargé d’une symbolique forte.
Ce qui s’est en effet joué lors de cette rencontre internationale n’a laissé personne indifférent.

D’une part, et parce que c’est là un devoir, les acteurs de terrain ont témoigné de ces réalités souvent pénibles, vécues quotidiennement par un nombre croissant d’enfants et de familles. Ces témoignages ne pouvaient qu’être entendus sans tomber dans le « pathos » et le « misérabilisme ».
C’est la fierté d’être debout face à l’adversité qui nous donne cette impression de dignité.

D’autre part, il s’agissait de mettre la question de l’enfance en difficulté à l’ordre du jour de l’agenda politique pour en tirer les conclusions qui s’imposent en termes de projets futurs et de réponses structurelles telles que l’amélioration d’un cadre légal de protection et d’aide à la jeunesse.

Affronter de tels défis ne pouvait se faire que dans le cadre d’un « espace intermédiaire » de confrontations et de débats où peuvent se renouer les fils quelque peu rompus entre les forces politiques et les travailleurs de terrain.
Gageons que les acteurs en présence ont joué le jeu …

Il me revient les paroles du Professeur Masiala ma Solo, insistant sur « les capacités des enfants à construire un monde meilleur ». Paroles renforcées par le Vice-président Arthur Zaidi Ngoma qui n’hésite pas à affirmer que « l’intelligence est dans la rue ».
On ne le sait que trop en tant que travailleur social de rue dans notre engagement pour une société plus humaine, ce sont les enfants et jeunes que nous rencontrons qui ont des choses à nous dire.

Avec des expériences qui nous viennent des quatre coins du monde, avec des réalités et moyens différents, avec nos espoirs et désespoirs, avec nos langages variés et colorés, nous nous sommes enrichis de la diversité.

Les enseignements que nous pouvons retirer de ce rapport ne concernent pas uniquement la R.D.C.
Nous sommes tous concernés tant au Nord qu’au Sud par la reconstruction d’une société où l’humain (re)devient la priorité absolue.
Une société dotée d’une éthique forte où tout un chacun se sent responsable du bien-être d’autrui
ou pour le dire autrement, une société où l’amitié et la solidarité font fi des frontières.

Car c’est un fait, ce « séminaire de formation » fut avant tout une preuve supplémentaire que l’amitié entre les peuples existe et qu’elle ne demande qu’à être entretenue.

Bonne lecture.

Edwin de Boevé
Directeur de Dynamo international


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