ACVDP : Une cinquantaine d’enseignants et maraichères de Kisenso appelés à protéger la dignité humaine pendant la COVID 19

L’Action contre les violations des droits des personnes vulnérables (ACVDP) a appelé la population de la commune de Kisenso à protéger la dignité humaine, fondement des droits de l’homme, lors de la campagne qu’elle a organisée à l’école « Félicité » dans cette entité.

Une cinquantaine des personnes, dont des enseignants, des femmes maraichères et quelques jeunes ont participé, en deux phases, dans le respect de la distanciation sociale, à cette campagne sur la sensibilisation aux droits de l’homme, à la participation citoyenne et à la mise en place d’un mécanisme d’alerte communautaire de protection liée à la Covid-19.

L’activiste des droits de l’homme, Desy Furaha, qui a animé cette campagne a exhorté les participants à se référer toujours aux textes juridiques régissant les droits de l’homme avant de revendiquer leurs droits, insistant sur le respects des droits fondamentaux liés notamment à la vie, à l’éducation, à l’eau, à l’électricité, lesquels permettent à la population de mieux vivre.

« Pour mieux revendiquer ses droits, il faut avant tout les connaitre », a-t-elle dit avant d’expliquer à ses interlocuteurs que les ONG des droits de l’homme sont censées accompagner la population pour rappeler à l’Etat son devoir dans la protection des droits relevant de ce secteur.

Selon les participants interrogés par l’ACP, l’ignorance de la population fait qu’à ce jour, leurs droits soient bafoués. La non-violence dans la revendication de ses droits a été prêchée par ACVDP afin de former un Etat de droit, rappelant que là où il y a des droits, il y a également des devoirs à respecter.

A cet effet, la sensibilisatrice a demandé à la population de Kisenso de respecter également ses devoirs vis-à-vis de l’Etat tels que le respect des mesures barrières pour lutter contre propagation de la pandémie de la Covid-19.

La campagne s’est, en outre, déroulée avec l’appui du Centre Carter à travers son programme Maison des droits de l’homme (MDH) et se poursuivra lundi 13 juillet prochain concomitamment avec la tribune d’expression populaire dans la commune de Lemba.

Les chefs des rues appelés à mener des actions locales de base dans leurs communautés respectives

L’ACVDP a saisi cette occasion pour lancer un appel aux chefs de rues et aux chefs de quartiers afin d’initier des actions locales de base dans leurs communautés respectives.

Mme Furaha a indiqué, à cet effet, que l’initiation des actions locales est une façon de faire participer directement ou indirectement la population au développement de pays.

Quant aux droits économiques, la population a voulu savoir à qui s’adresser pour trouver une solution aux problèmes qui la concernent directement et qui touchent sa vie. L’ACVDP a rappelé que les ONG des droits de l’homme en collaboration avec la presse aident la population à faire parvenir leurs doléances auprès des autorités politico-administratives.

Le président de l’ACVDP a aussi rappelé les douze droits de la personne à protéger expliquant notamment que toute personne ne peut pas être arrêtée pour des conflits à caractère civil ni dans un lieu inconnu. Il a appelé la population à exiger un document auprès de la police demandant paiement d’une somme quelconque.

Cette activité s’inscrit dans la poursuite de la seconde phase de la campagne de sensibilisation pour une meilleure protection des droits de l’homme et une participation citoyenne que mène cette association du 10 juin au 25 juillet 2020 dans les districts de Mont-Amba et Lukunga.

Une tribune d’expression populaire est prévue ce samedi 11 juillet 2020, à la maison communale de Barumbu, suivie d’une autre, la semaine prochaine à la maison communale de Lemba.

Crispin