Micro-finance : les opérateurs congolais s'organisent pour adhérer au Réseau africain

Le Phare (Kinshasa)

9 Septembre 2003
Publié sur le web le 10 Septembre 2003
Germain Kadima
Kinshasa

Les professionnels congolais de la micro-finance ont introduit leur demande d'adhésion au Réseau africain de la micro-finance, AFMIN,dont le siège est basé à Abidjan en Côte d'Ivoire.
C'est dans ce cadre que s'inscrit le séjour à Kinshasa du Directeur général du réseau, le Comorien Abdoul Anziz Said Attoumane. Invité par le RIFIDEC ( Regroupement des institutions de micro-financement du système décentralisé), le patron de l'AFMIN est venu s'enquérir de la situation de la micro-finance sur le terrain.
C'est dans ce contexte qu'il a eu des séances de travail avec ses hôtes. La plus importante étant sans doute celle qui s'est tenue vendredi 5 septembre courant en la salle polyvalente de l'Alliance belgo-congolaise. Là-bas en effet, le D.G. de l'AFMIN a eu un échange fort intéressant avec les membres du RIFIDEC. Une séance à laquelle ont été également conviés de hauts fonctionnaires de la Banque centrale du Congo, de la Présidence de la République, du PNUD ainsi qu'un certain nombre de représentants d'organismes d'encadrement des PME.
Ensemble, les uns et les autres ont débattu de la problématique de la micro-finance en R.D. Congo en en adressant l'état des lieux. Un état des lieux dont il ressort que les institutions congolaises de micro-finance n'ont pas assez de ressources à recycler; qu'elles travaillent de manière disparate. Le tout dans un secteur non encore régi par la loi, la seule qui existe à ce jour étant celle organisant uniquement les établissements de micro-crédit, c'est-à-dire les coopératives.
Ainsi, il nous a été donné d'apprendre qu'un comité d' experts de la Banque centrale travaillent à l'heure qu'il est sur un projet de loi portant sur la micro-finance dans notre pays. Un projet qui, selon la tradition, sera soumis à l'examen du Parlement, avant d'être transmis au Président de la République pour promulagation. Selon les hauts cadres de la B.C.C, le projet de loi en élaboration procède des concertations antérieurement engagées entre la banque-mère et les institutions de micro-finance. Des concertations qui devaient se poursuivre encore en fin de semaine dernière aussitôt après la réunion de l'Alliance belgo-congolaise.
Une réunion dont il se dégage que les institutions congolaises de micro-finance sont appelées à se professionaliser, à rationaliser leur gestion, et à s'organiser au travers des associations fortes pour être à même de relever le défi de la performance.


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