PLAIDOYER POUR LE REGLEMENT A L’AMIABLE DES LITIGES INDIVIDUELS ET COLLECTIFS DES SALARIES DES ENTREPRISES REFOULES DU KATANGA DES SUITES DES ACTES DE GENOCIDE

Nous saluons avec soulagement les résultats de l’accord de sortie amiable d’une partie d’agents GECAMINES EXPLOITATION qui n’ont que tant souffert durant des très longues périodes d’impaiement et remercions l’Etat Congolais pour ce.

Cependant nous rappelons qu’il y a lieu de prendre en compte tous les autres agents mis dans l’impossibilité d’exercer leurs contrats à cause des événements de 1992 au KATANGA , caractérisés par des actes de génocide, de crime contre l’humanité, d’atteintes graves à l’intégrité physique, d’épuration ethnique, de transferts forcés, de persécution collective liée à leur identité pour des raison ethniques inadmissibles, des actes inhumains causant des grandes souffrances à des milliers des personnes condamnées à perdre tout leur investissement et héritage de plus de trois générations ; sont entrées dans la maison de deuil et de misère noire depuis bientôt dix ans.

Nous rappelons à l’Etat Congolais que la sécurisation des populations lui incombe depuis que notre pays est indépendant et qu’il ne saurait autrement expliquer son indifférence face aux incitations à la haine entretenue pendant cette période par son mandataire dans cette province, lesquelles ont permis la perpétration des actes de génocide, d’épuration ethnique, de crimes contre l’humanité, des transferts forcés et autres en 1992 au KATANGA.

Par son apathie, l’Etat Congolais permet que l’auteur principal de ces actes de 1992 au KATANGA indispose par ses atermoiements et propos méprisables sur les ondes de la radio, ceux qui, vivants ou morts, réclament que justice soit faite.
Il sied alors, que l’Etat Congolais fasse amende honorable en procédant de la manière suivante :

A-CAS DES AGENTS GECAMINES EXPLOITATION : Article 93 Code du Travail

-1 Inclure tous les agents GECAMINES EXPLOITATION victimes des actes inhumains de 1992, à ce processus de séparation amiable, eu égard aux dispositions de l’article 93 du code congolais du travail en prenant en compte toute la période de 1992 à ce jour, dans le temps de service effectif à rémunérer ;

-2 Reconsidérer le faux décompte payé unilatéralement en défaveur de certains agents d’entre eux en violation de l’article précité.

B-CAS DES AGENTS D’AUTRES ENTREPRISES, CADRES ET FONCTIONNAIRES DE L’ETAT, ARTISANS , PAYSANS, ENTREPRENEURS , PROPRIETAIRES MOBILIERS, IMMOBILIERS, OPERATEURS SOCIAUX ET ECONOMIQUES

-1 Assurer toutes les réparations consécutives aux actes de 1992 dont il a été auteur par ses mandataires au KATANGA, en faveur de tous les salariés, entrepreneurs, propriétaires mobiliers, immobiliers, artisans, paysans, opérateurs sociaux et économiques, ses victimes.

C-CAS DES AUTEURS DE CES ACTES DE GENOCIDE ET DE CRIME CONTRE L’HUMANITE DE 1992 AU KATANGA

-Demandons sans complaisance à l’Etat Congolais de mettre assez rapidement en place les institutions d’appui à la démocratie pour que toute la lumière soit établie sur ce drame.
Par ailleurs nous demandons aux institutions Citoyennes chargées de l’Ethique et de lutte contre l’impunité, des droits de l’homme, vérité et réconciliation ainsi qu’aux ONG du système des Nations Unies de nous aider par un travail de’ lobbying, afin de plus d’un million de personnes ( hommes femmes et enfants) soient réhabilitées dans leur dignité humaine car, chaque jour, on ne cesse d’enregistrer des morts parmi ces personnes refoulées et déplacées du KATANGA après avoir perdu tout leur investissement et héritage.

Fait à Kananga, le 23 Décembre 2003
Pour T.D.H. asbl,
Anaclet TSHIMBALANGA