Les pays des Grands-Lacs bientôt en conférence internationale

Une conférence internationale sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région de Grands-Lacs à laquelle participeraient tous les gouvernements de la région et toutes les autres parties concernées est indispensable pour ce moment précis, à cause, notamment de trois caractéristiques fondamendales, qui sont, la dimension régionale du conflit en République démocratique du Congo,
la 2ème consiste au lien séculaire qui existe entre les populations de la région et la 3ème est au niveau de toute solution qui doit être trouvée par tous les acteurs dans la région.
Il existe des liens ethniques, culturels, sociaux et politiques entre les Etats centraux de la région: Burundi, République Démocratique du Congo, Ouganda, Rwanda et Tanzanie (1er groupe).

La situation dans les pays des Grands-Lacs est la conséquence d'une longue accumulation des problèmes complexes et indépendants comme la mauvaise gouvernance, l'absence de démocratie, l'accaparement du pouvoir politique par un individu ou un groupe, l'exclusion érigée en politique, une corruption généralisée, le népotisme, la violation massive des droits fondamentaux de l'homme et une misère toujours plus profonde.

La République Démocratique du Congo est devenu le théâtre d'une activité intense menée par de multiples Etats de l'Afrique, parmi lesquels le Rwanda, l'Ouganda, le Burundi, le Zimbabwe, l'Angola, la Namibie,... qui a comme conséquences, la dégradation et le vieillissement de l'infrastructure et des installations de production, les ravages de l'économie, la criminalisation des économies et l'emergence d'importantes économies parallèles, une déqualification de la société (enseignants bafoués). Bref, la crise humanitaire générale et à long terme s'installe dans le pays.

La conférence internationale vise à inaugurer un processus duquel des pays de la région des Grands-Lacs seront invités à se réunir en vue de parvenir à un accord sur un ensemble de principes et de formuler et lancer des programmes d'actions visant à mettre fin au rectour cyclique des crises et garantir ainsi la paix, la sécurité, la démocratie et le développement durables dans la Région. Pour y arriver, il faut d'abord qu'un dialogue s'instaure dans un carde national entre chaque gouvernement et ses groupes d'opposition, il doit exister un degré minimum de calme et de confiance mutuelle à l'intérieur de chaque Etat et les Etats de la région.

Y participeraient, les Etats centraux et le noyau central de la Région: Burundi, RDC, Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Kenya; les pays voisins: RCA, Congo, Gabon (exception), Soudan, Zambie; les pays impliqués: Angola, Namibie, Zimbabwe; les pays ayant des intérêts: Afrique du Sud, Mozambique, Nigéria, Allemagne, Belgique, France, Suisse, Union Européenne, Royaume-Uni, Pays Nordiques, Canada, USA, Japon, Commission Economique pour l'Afrique, Banque Africaine pour le Développement, Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International; les participants non-étatiques: des universitaires, organoisations des jeunes, des femmes, religfieuses, du secteur privé, des chambres de commerce, etc.

A la fin de la conférence, le sommet devrait aboutir à deux grandes décisions: l'adoption par les chefs d'Etats d'une déclaration de principe par laquelle ils s'engagent à favoriser la démocratie et la bonne gouvernance, respecter les droits de l'homme et l'Etat de droit, établir des relations de coopération entre leurs Etats, respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté nationale des Etats, promouvoir et consolider la paix et la sécurité régionales et favoriser la coopération économique et le développement régional. La déclaration comprendrait également un engagement solennel de respecter et appliquer les décisions de la conférence. La création de trois groupes de travail ministériels chargés de régler les questions de paix et de sécurité, démocratie et bonne gouvernance et développement économique et intégration régionale.

Voilà chers lecteurs, ramassé en gros le condensé du texte d'Ibahim Fall pour le rendre très consommable et facile à digérer par nos membres.

Bha-Avira Mbiya Michel-Casimir, Coordinateur DECIDI

Kinshasa, le 22 janvier 2004


Lien Internet suggéré