DEVELOPPEMENT : MEME COMBAT POUR LE SENATEUR BELGE PIERRE GALAND ET LA SOCIETE CIVILE DE LA RDC

En séjour de consultations libres à Kinshasa, le sénateur belge Pierre Galand, ancien président de l’association CNCD, s’est entretenu mardi 17 février avec un parterre d’actrices et acteurs de la Société civile de la RD-Congto. Cet échange a eu lieu au cours de l’atelier initié par le Conseil National des ONG de Développement (CNONGD) et qui portait sur les réactions des Acteurs Non Etatiques à la « Revue à mi parcours » de la coopération entre l’Union Européenne et la RDC. Après avoir constaté que les participants à la réflexion, présents dans la salle de réunions du PREFED, représentaient valablement la Société civile congolaise dans toute sa diversité, ce membre de la commission des affaires étrangères du sénat belge a indiqué qu’il se trouvait au Congo-Kinshasa pour récolter des éléments à verser dans un dossier, relatif à la coopération belgo-congolaise, qui sera présenté à la chambre haute belge en avril prochain. Même si, au niveau officiel, ces investigations ne prévoyaient pas une consultation des acteurs au Congo-Kinshasa, Pierre Roland a jugé pertinent, et utilisant ses propres fonds, de venir écouter également les Congolaises et Congolais chez eux, essentiellement à Kinshasa et à Lubumbashi. C’est ainsi qu’il s’est réjoui de trouver si facilement une occasion de pouvoir échanger avec les animateurs de la Société civile.
D’entrée en la matière, cet altermondialiste, qui a eu une expérience de plus de trente ans dans les structures associatives, a déclaré qu’il ne se faisait pas d’illusion sur l’actuel rapport des forces : « nous sommes ensemble dans un combat pour essayer de transformer la société globale mais il y a un problème, c’est la force des animateurs de la mondialisation néo-libérale ». Il a ensuite donné des éléments d’information sur plusieurs questions :
- son rôle au sein du sénat belge pour que les communautés de base congolaises aient une voix ;
- l’identité actuelle de la ‘Société civile’ ;
- les faibles moyens de cette composante pour en arriver à « un monde meilleur » ;
- la problématique de la chaîne de solidarité internationale.
En fait, les participants à cette rencontre ont également alimenté la discussion avec force argumentaire : sorte de démission de la Belgique par rapport à la crise congolaise, même comportement de la part des ONG belges, urgence de consolider la paix en RDC, appui (assistance technique et non conditionnalité) à l’organisation des élections, renforcement des capacités humaines et institutionnelles, critique constructive de la Société civile congolaise, lourdeur bureaucratique dans la coopération avec l’UE… Il a été convenu de poursuivre cet échange par le biais du CNONGD.
Pour rappel, ce débat s’est tenu en marge des travaux de l’atelier sur la revue à mi-parcours de la coopération entre l’Union Européenne et la RDC. Concernant ces travaux, une commission ad hoc a été mise en place pour finaliser, mercredi 18 février, le document à déposer à la délégation de la commission de l’UE à Kinshasa.