Rapport de la 1ere Assemblée Générale du COJESKI-EUROPE (Paris/France du 03 au 04-Août-2003)

I. INTRODUCTION

Sous l’initiative de la Coordination Européenne du Collectif des organisations des jeunes solidaires du Congo- Kinshasa
(COJESKI / EUROPE) il s’est tenu du 3 au 4 août 2003, dans les locaux de la section française de Amnesty International sise 76, boulevard de la villette, 75019 Paris / France, l’Assemblée Générale de la représentation en Europe du Collectif des organisations des jeunes Solidaires du Congo – Kinshasa en sigle COJESKI-RDCongo.

Cette première rencontre du COJESKI en Europe a réuni les délégués de différentes représentations du COJESKI en Europe notamment celles venant de différentes villes Françaises (limoges, Paris …), de l’Italie, de la Belgique, et de la Norvège. Ceux de l’Allemagne, de la Suisse et du Royaume uni n’ont pas pu rejoindre le lieu de l’Assemblée Générale. Plusieurs autres militants des droits de l’homme et / ou experts venant des organisations ayant des objectifs similaires à ceux visés par le COJESKI-RDC ont été conviés à cette rencontre .

Durant les deux jours de travail les participants ont eu à aborder les questions suivantes :

1. La question de la reconnaissance officielle du COJESKI dans tous les pays de l’Europe, abritant les représentations du COJESKI-RDC ;

2. Des stratégies à mettre sur pied pour redynamiser davantage les activités du COJESKI /EUROPE et pour renforcer les capacités opérationnelles des activités du COJESKI en République Démocratique du Congo ;

3. Le rôle que doit jouer la jeunesse congolaise de l’Europe pour la reconstruction de la démocratie et le développement du Congo ainsi que les actions à mener pour s’approprier le destin de la RDC par la jeunesse militante au sein du COJESKI-RDC ;

4. Le rôle de la jeunesse congolaise face au pillage des ressources naturelles de la RDC, aux auteurs des crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et autres crimes imprescriptibles perpétrés contre les populations civiles et innocentes de la Congo depuis octobre 1996 à nos jours :

Quelles actions menaient auprès des institutions pénales internationales et auprès des organisations en vue de la réparation et de la réconciliation durables, et ce, au profit de la population congolaise ?

5. Le rôle de la jeunesse congolaise de l’Europe face à l’aliénation de l’indépendance politique, économique et culturelle de la RDC, à la privatisation de la vie publique nationale par les Seigneurs de guerre et autres prédateurs étrangers ainsi qu’au noyautage actuel des attributs fondamentaux de la République.

Tous ces problèmes ont étaient soulevés durant la journée du 3 et celle du 4 août 2003.

II. DEROULEMENT ET CONCLUSIONS

* Journée du 3 Août 2003

La première journée des assises a commencé, sous la modération de M. Didier MWATI, Ex secrétaire général du COJESKI. Ayant ouvert l’Assemblée Générale, le modérateur a donné la parole à Michel NSHIMBA(animateur de liaison chargé de la Francophonie) qui a prononcé le mot de bienvenue du représentant du COJESKI France( M. Christophe Bintu empêché). Dans ce mot, M. Nshimba a remercié les participants pour leur présence qui démontre leur amour pour la partie et leur attachement aux valeurs nobles de la paix, de la démocratie et des droits humains. Il a aussi remercié les différents partenaires et amis du COJESKI qui ont porté leurs secours pour la tenue de cette rencontre. Ensuite la parole est passé à Monsieur Willy Tshitende wa Mpinda, vice - coordonnateur du COJESKI/RDC, qui a ouvert les assises en donnant les orientations de travail et en rappelant les objectifs de l’Assemblée.

Il a poursuivi en centrant ces propos autour de l’importance que la jeunesse Congolaise attaché à ces premiers travaux qui émanent de la propre initiative du COJESKI/EUROPE et dont la tenu a été financée uniquement par les membres du COJESKI.

Il a en suite saluer la franche collaboration de la section Française de Amnesty International qui avait délégué trois personnes à ces travaux dont notamment :

¨ Un stagiaire
¨ Le responsable de la sous zone Afrique centrale de AI
¨ La responsable de la zone Afrique.

Cette journée a connu deux grands moments. Celui lié aux deux exposés de l’avant midi de M Vital BARHOLERE du COJESKI / BELGIQUE et du Vice – Coordonnateur du COJESKI Monsieur Willy TSHITENDE WA MPINDA. Ces exposés ont été suivis par des questions des participants. Dans l’après-midi, deux ateliers ont été formés pour répondre aux différentes préoccupations des participants. A l’issue de ces ateliers une mise en commun a été organisée. Ceci a permis de dégager les grandes lignes de recommandations sur l’analyse institutionnelle du COJESKI.

La question à examiner était la suivante :

« Comment renforcer et redynamiser les capacités opérationnelles du COJESKI dans la situation Congolaise actuelle ? ».

Dans les deux ateliers de dix personnes chacun, on est abouti à quelques recommandations faites à la fois au COJESKI/RDC en général et au COJESKI/EUROPE en particulier.

a. Pour le COJESKI/Europe

Pour l’efficacité de différents Bureaux de représentation du COJESKI en Europe, les participants ont convenus :

· Que les représentants s’informeront au niveau de leurs pays respectifs sur la possibilité de la légalisation du COJESKI. L’éventuelle légalisation aura lieu de commun accord avec l’Equipe de Coordination Nationale du COJESKI/RDC ;

· De lancer une campagne de sensibilisation d’abord des congolais sur la fin de la guerre et la reconstruction Nationale, de l’éducation civique et de la création d’un Etat des droits mais aussi la sensibilisation de la jeunesse africaine en exile sur les enjeux de la fin de multiples guerres en Afrique.

· De promouvoir une conscience nationale congolaise fondée sur l’amour du pays et sur l’identité nationale ;

· De renforcer les capacités du site web du COJESKI, de mettre en place un bulletin de liaison électronique du COJESKI et/ou le renforcement de la publication de «l’écho des grands lacs africains » publiés déjà deux ans durant par le COJESKI / Allemagne ;

· De mettre en place une liste ajournée des membres du COJESKI en Europe et en Afrique ;

· D’organiser des rencontres du COJESKI-EUROPE de manière cyclique et annuelle ;

· De créer une caisse du COJESKI/RDC en Europe pour le renforcement des activités des Antennes de liaison, des Coordinations provinciales du COJESKI RDC ainsi que celles de la coordination nationale du COJESKI-RDC à Kinshasa ;

· De contribuer chaque trimestre, la somme de 25 Euros (vingt cinq euros) par animateur du COJESKI en Europe, pour renforcer le fonctionnement de la coordination européenne du COJESKI et soutenir la coordination nationale du COJESKI/RDC à la base.

· D’organiser la deuxième Assemblée générale du COJESKI-EUROPE en 2004 en Italie. La préparation matérielle et logistique de cette assemblée a été confiée à Monsieur Emmanuel KABUNGULU Représentant du COJESKI en Italie, basé à Palerme et à Monsieur Bienvenue KASOLE Représentant du COJESKI à Vatican, basé à Rome, et ce, en étroite collaboration avec le Coordonnateur Européen du COJESKI, Monsieur Willy TSHITENDE.

b. Avec les autres Associations en Europe :

Mettre en place un réseau avec d’autres organisations pour centraliser les données et preuves sur les différents massacres, crimes de guerre, crimes économiques, destruction des infrastructures de la santé, de l’éducation, … commis sur le territoire national pendant toute la période de la guerre d’occupation ( 1996 – 2003 ) ;

AU NIVEAU NATIONAL

Les représentants à l’assemblée de Paris ont proposé :

1. Que l’Equipe de Coordination Nationale du COJESKI/RDC relance le plus rapidement possible le dialogue avec les deux groupes du COJESKI s’opposant entre eux à Bukavu et dont l’un continue à utiliser abusivement l’appellation COJESKI. Le Bureau du COJESKI en Europe se propose de jouer un rôle important pour la réussite de cette rencontre ;

2. Avec la réunification du pays, que l’équipe de Coordination pense à une Assemblée Générale Ordinaire du COJESKI/RDC pour toutes les organisations membres, qui traitera entre autres questions les élections de la nouvelle Equipe de coordination nationale, de nouveaux chefs d’antenne de liaison, des nouveaux représentants provinciaux et de nouveaux représentants extérieurs ;

3. Que l’équipe de coordination soutienne les projets des organisations membres du COJESKI pour que celles-ci arrivent à soutenir financièrement le fonctionnement de la coordination nationale ;

4. Que chaque organisation membres du COJESKI soit en règle de sa cotisation au sein du collectif pour faciliter le fonctionnement de l’équipe de coordination ;

5. Que l’équipe de coordination appui l’organisation des activités génératrices des revenus par la coordination Nationale pour une grande autonomie de notre collectif en vue d’éviter toute forme de pression extérieure.

* Journée du 4 Août 2003

Le programme de la journée a été respecté comme prévu. Dès le départ il y a eu d’abord un résumé de la journée du 3 août 2003 qui a été fait par le vice coordonnateur du COJESKI. Ensuite , il y a eu deux exposés qui ont été présenté d’abord par l’Ingénieur TAMBWE en évoquant un bref aperçu historique sur les deux dernières guerre en RDC et ensuite en parlant de la question humanitaire en RDC depuis 1996. Ce deuxième aspect de son thème sur le droit humanitaire a suscité un grand débat dans le groupe au regard des méfaits de la guerre qui continue encore en RDC mais aussi au regard des conséquences y relatives. De là à se demander, la question des responsabilités et de la reconstruction de la RDC, il y a qu’un pas.

Le troisième thème de cette journée est celui de Thierry KYALUMBA, absent et excusé mais son thème a était lu par Jules BAHATI représentant du COJESKI / NORVEGE. Cela n’a pas empêché un débat très vif entre les participants.

Surtout qu’un représentant de l’Université Libre de Belgique était venu spécialement pour ce sujet intitulé : « le rôle de la jeunesse congolaise expatriée dans la reconstruction nationale ».

Pour ce rendre compte de l’importance des thèmes qui ont été soulevés durant ces travaux, il est nécessaire de lire en annexe tous ces thèmes pour toutes fins utiles.

IV. ANNEXES

DIFFERENTES INTERVENTIONS / COMMUICATIONS

1.Des valeurs fondatrices du COJESKI aux enjeux d’aujourd’hui et de demain : quelle sera notre place dans la reconstruction de la RDCongo et la renaissance Africaine ? Par M. Vital Barholere.

L’exposé que présente l’orateur ici n’est pas d’ordre classique. D’ailleurs, il ne fait pas une préparation sur papier. Il utilise une méthode de questionnement qui consiste à se poser des questions et à tenter de les répondre tout en revenant sur l’historique de la constitution du COJESKI.
On retient dans le développement de ces idées, quelques grandes réflexions qui partent de la référence d’ancien Président Burkinabé nommé Thomas SANKARA qui constituant durant une époque le modèle de la simplicité mais aussi de l’intégration du politique dans la population. Ce jeune président fut le modèle d’un engagement politique sincère, sans démagogie dans la classe politique africaine. Il sera ainsi très vite adopté par les jeunes de la ville de Bukavu d’où est partie la naissance du COJESKI.

Mais aussi, les idées ont été influencées par d'autres grands dans le monde de la Médecine. C’est l’esprit du docteur Raoul FOLEREAU. Ce dernier est, dans l’exercice des ses fonctions, arrivé à mettre place une association d’assistance médicale pour aider la plupart de personnes malades surtout les enfants que souffraient de mal nutrition. Cet exemple d’Amitié a beaucoup influencer les initiateurs du collectif dans les sens où c’est cette amitié qui va mettre ensemble les jeunes de différentes associations en vue du rapprochement de leurs idées sur la vision de la société congolaise.

Les idées défendues par Bob Marley dans sa musique ont été révolutionnaires. Celle-ci a instruit le sens de la responsabilité et de la prise de la conscience au regard d’injustice de la part du monde, du racisme, des inégalités, des violations des droits de l’homme…
En 1989, après la consultation populaire organiser par le feu chef de l’Etat congolais en la personne de Mobutu pour avoir le point de vue de la population au regard de la gestion calamiteuse du pays par le défunt régime, il a fallu attendre les événements de LUBUMBASHI, avec l’opération « LITITI MBOKA » où plusieurs étudiants de l’Université de Lubumbashi vont périr.
Là, des prises de conscience révolutionnaire vont pousser les jeunes de se regrouper au sein de ce que l’on a appelé : « JCO : Jeunesse œcuménique Chrétienne ».
JCO sera alors la fleure de lance de COJESKI qui va voir le jour quelques années plus tard et officiellement le 21 octobre 1995.

En dépit de ce qui précède, l’orateur pense qu’avec l’évolution qu’a connu COJESKI, qui est parti de BUKAVU et qui se retrouve aujourd’hui au niveau national et international, qui se forge. Il préconise pour se faire à ce collectif :

-De continuer à traiter la question de la paix et de justice,
-De proposer de solutions justes pour : l’Ituri, le Kasaï, l’est du Congo,
-De proposer des réflexions sur la coexistence entre les peuples, les tribus en Afrique des grands – lacs,
-De préparer la population aux élections à venir,
-D’organiser le collectif pour le rendre autonome et non dépendante d’un bailleur de fond : autonomie financière, développement de partenariat fort et indépendant ;
-S’approprier l’union africaine pour qu’il soit une affaire des peuples et non un club d’amis,
-Construire des amitiés entre les peuples avec un sens du panafricanisme très important. C’est le prix de la paix,
-Développer une stratégie de prise de responsabilité au pays et participer à la prise des décisions, bref former des hommes et des femmes pour la prise de pouvoir au pays.

Monsieur Vital va conclure en disant : « autant qu’il était petit, autant le COJESKI peut devenir l’espoir du Congo et de l'Afrique »

LE COJESKI-RDC : UNE ORGANISATION EN PERPETUELLE MUTATION DEPUIS HUIT ANS. Par Willy TSHITENDE WA MPINDA Vice-Coordonnateur du COKESKI/RDC.

1. INTRODUCTION

Du 21 octobre 1995 au 2 août 2003, cela fait sept ans et mois et huit jours, jour pour jour depuis que le COJESKI/RDC est opérationnel dans la dynamique du mouvement associatif congolais au sein de la Société Civile de la Rdcongo. Les jeunes de Bukavu qui avaient pris l’initiative de bâtir cet ensemble n’avait pas hésité à prendre tous les risques nécessaires pour croire à cette aventure aujourd’hui honorable au niveau tant local, national et aujourd’hui international dans ce cadre de l’Amnesty International où nous nous réunissons. Ils avaient mis ainsi en danger non seulement leur vie mais également de leur famille, leurs Amis bref de leurs proches pour que survive le COJESKI aujourd’hui.

Depuis peu, conformément à la constitution de la transition et spécialement à ses articles 200 et 203 ainsi qu’à la loi N° 004/2001 du 20/07/2001 portant dispositions générales applicables aux ASBL et aux établissements d’utilité publique en RDC, spécialement en ses articles 3,4,5,6,7,8,10 et 57, le Gouvernement de la RDCongo a octroyé au COJESKI/RDC en date du 30 avril 2003, par le biais du Ministère de la Justice et garde sceaux, suivant l’arrêté ministériel n° 385/CAB/MIN/J &GS/2003 accordant la PERSONNALITE JURIDIQUE à l’ASBL COJESKI/RDC.
Le COJESKI/RDC est ainsi devenu une plate forme de droit congolais capable d’ester en justice sans mettre en danger d’arrestation immédiate les membres de son équipe de coordination et de son Assemblée Générale.

Cependant, cela ne doit pas faire oublier les préoccupations principales qui demeurent intactes depuis la création du COJESKI jusqu’aujourd’hui. Nous pouvons retenir les exemples suivants :

¨Les jeunes congolais continuent à vivre sous multiples clivages idéologiques et dont plus de 70% reste sans repères, sans modèles de bonne gouvernance à suivre ;

¨Une jeunesse toujours laxiste, vivant dans la dépravation des mœurs, dans les maquis, dans la déscolarisation,… bref dans une échelle des valeurs sociétales renversées et une médiocrité érigée en système de gouvernement faute d’avoir défini une politique sur la jeunesse, ainsi durant trois décennies les efforts de la jeunesse sont restés éparpillés ;

¨Non-participation de la jeunesse, ni de près ni de loin à la prise des grandes décisions très vitale pour l’avenir du pays ;

¨l’inefficacité d’actions isolées de chaque organisation des jeunes, aux regards des enjeux (politique, économique, socioculturelle, régionale et internationale) en présence ;

¨l’instrumentalisation perpétuelle de la jeunesse congolaise dans les actions sans rendement palpable et contraire aux valeurs humaines positives.

Au-delà de toutes ces préoccupations, le COJESKI/RDC s’est doté d’une organisation structurelle forte et jouissant depuis 2002 du statut d’observateur auprès de la commission Africaine des droits de l’homme et des peuples / Union Africaine.

2. ORGANISATION STRUCTURELLE ET OBJECTIFS DU
COJESKI-RDC

Un collectif qui a eu dès le départ près de 45 organisations et mouvement de jeunesse membres nécessite une organisation aussi particulière pour éviter toute ingérence dans les activités de ses associations et mouvements des jeunesse membres. La jeunesse du Sud-Kivu a su dès le départ mettre ainsi en place une structure avec des organes permettant au collectif d’être une superstructure mais ne chapeautant pas ses membres qui restent autonomes dans leurs activités de routine.

Cette façon de faire à permis effectivement d’éviter les ingérences des uns comme des autres. Pour se rendre compte de cela il est nécessaire que chacun se réfère à la charte constitutive du COJESKI pour se rendre compter du fonctionnement de différents organes notamment : l’Assemblée Générale du COJESKI, l’Equipe de Coordination National (articles : 15,16,18,19,20,22,23,24) et les bureaux de représentation.

La charte donne aussi les objectifs du collectif qui sont très précieux pour l’équipe de coordination qui ne fait que l’appliquer pour l’intérêt de toute la plate -forme.
Il faut noter cependant que depuis la création du COJESKI, deux mandats ont étaient exécutés. Si le premier est parti de 1995 en avril 1998, le deuxième court jusqu’aujourd’hui pour des raisons de la déstabilisation de notre pays par la guerre qui s’y vit et qui ne permet pas à l’équipe de coordination nationale sinon au Coordonnateur National du COJESKI de convoquer comme prévu par la charte, l’Assemblée générale élective.

Qu’est-ce qui s’est passé et qu’est-ce qui se passe avec le COJESKI aujourd’hui ?

3. DE L’ARRET DES ACTIVITES DU COJESKI

Il est de moment de la vie où on peut être impuissant à poursuivre l’œuvre de sa création. C’est comme un chauffeur qui aime bien sa voiture et la conduit normalement mais malgré lui perd le contrôle de celle – ci à cause d’une crevaison.
Déjà, l’année 1996 a été très pénible pour le COJESKI avec l’arrestation de ces membres par l’AFDL mais l’année 1998 sera de la pire douleur car ici, plus de 90 % des membres de l’équipe de coordination ont été soit arrêtés soit en fuite à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Les mois de septembre, octobre, novembre et décembre 1998 et janvier, février et mars 1999 ont été pour le COJESKI les mois de la mort, de la descente en enfer. Même les associations membres du collectif se sont retrouvés dans une difficulté énorme car tout ce qui était COJESKI ne devrait pas se faire voir dans toute la ville de BUKAVU. C’est la perte des repères pour le collectif. En revanche, il faut considérer cette période aussi comme aussi celle de la renaissance de notre collectif, car dès là est né le vent nouveau qui a soufflé sur les jeunes qui étaient dispersé sur toute l’étendue de la RDC et dans d’autres pays étrangers. C’est le nouveau départ. Comme un seul homme la mobilisation va reprendre grâce au dynamisme de la jeunesse. Simultanément à Kinshasa comme à Bukavu les choses vont repartir.

A Kinshasa, le COJESKI recevra le soutient de la société civile. Un bureau opérationnel est lancé et dans peu de temps la jeunesse va réussir à faire parler du COJESKI sur le plan tant local, national qu’international, et ce, à cause de la publication périodique et ponctuelle de différents rapports des droits de l’homme. Malgré les difficultés énormes, le lien est rétabli entre Kinshasa et Bukavu.
A l’étranger, l’obtention de statut des réfugiés par certains animateurs du COJESKI permettra la mise en place des bureaux de représentation en Italie, en France, en Allemagne, en Norvège, en Suisse, aux USA, au Canada, au Kenya, en Afrique du Sud, ….

A Kinshasa pendant ce temps , le COJESKI-RDC est élu pour coordonner la composante jeunesse de la société civile de la RDC. Une branche Avec ses programmes et la mission lui confiée par la société civile, le COJESKI se lance à la conquête de la jeunesse dans le reste d territoire national de la RDC. C’est ainsi que les antennes provinciaux sont ouvertes à Goma, à Mbandaka, à Matadi, à Kindu, à Kikwit, à Lubumbashi, à Kisangani, à Kananga, à Mbujimayi et à Kinshasa. par ce phénomène nous nous sommes rendu compte du caractère national que prenait le collectif et de l’inadaptation des textes qui régissait encore notre structure. D’où la nécessité du caractère national qui a été adopté depuis septembre 2000 par l’équipe de coordination nationale élargie aux principaux fondateurs du Réseau.

Il faut aussi ajouter que le travail du COJESKI se fait aujourd’hui avec plusieurs partenaires tant au niveau national qu’international. Qui essaie de l’accompagner aussi bien ponctuellement qu’institutionnellement. Depuis avril de cet année, le collectif a un statut d’observateur au niveau de la commission Africaine des droits de l’homme est des peuples qui a son siège à Banjul en GAMBIE. Qu’est-ce que le COJESKI a alors réalisé ?

4. ACTIVITES REALISEES.

Le COJESKI a réalisé plusieurs choses surtout avec son équipe de coordination actuelle même s’il est allé au-delà de son mandat. Pour s’en rendre compte, je vous demande de lire le rapport quinquennal du COJESKI qui vous donnera plusieurs information sur tout ce qui a été fait.

INTERVENTION de AMNESTY INTERNATIONAL
Par Patrick Helmeger

A niveau du Secrétariat international, dans la méthode de travail, celui - ci est divisé en catégorie. Il y a des pays de faible priorité, de moyenne priorité et de grande priorité comme le cas de la RDCongo. Le Congo intéresse actuellement Amnesty International relativement à la situation particulière des droits de l’homme, les droits des enfants, les enfants soldats, la santé… La situation des enfants soldats y est aujourd’hui très préoccupante et inquiétante. Toutes les parties au conflit recrutent les enfants soldats et ceux qui étaient démobilisés sont de nouveau mobilisé. Une action de Amnesty International sera lancé à Bruxelles et avec les groupes locaux de l’AISF travaillant pour la RDCongo au profit des enfants.

Actuellement, il y a quelques programmes sur cette problématique mais également sur la justice des enfants soldats. Un accent particulier est mis sur les droits de la jeune fille. Pour l’année 2004, il aura pour l’AI. Une campagne mondiale sur la violence faite aux femmes.

Pour le Congo :

- Amnesty va demander à ce que la MONUC se déploie dans toutes les parties du territoire de la RDCongo ;
- Amnesty enquêtera sur les violations des droits de l’homme et sur les violations du droit humanitaire international ;
- Campagne sur les violences faites aux femmes aura lieu l’année prochaine et la RDCongo y occupera une place très importante ;
-Une action serait menée au niveau des chefs d’Etats impliqués dans la guerre en RDCongo notamment : Kagame, Museveni et Kabila pour ce qu’ils influent sur les différents chefs de guerre(miliciens) en RDCongo ;
-Faire de lobbying pour que l’aide humanitaire arrive à la population meurtrie de la RDCongo ;
-Poursuit la question de pillage des ressources économiques congolaise et notamment du diamant de sang,
-Amnesty s’investit sur les enquêtes internationales pour déterminer les crimes contre l’humanité commis en RDCongo et poursuivre toutes les personnes responsables de ces actes.

Un effort est entrain d’être fait pour renforcer la protection et la formation des défenseurs des droits de l’homme

LE ROLE DE LA JEUNESSE CONGOLAISE EXPATRIEE DANS LA RECONSTRUCTION NATIONALE DE LA RDC
Par : Thierry KYALUMBA

Mesdames, messieurs,

La réflexion que nous allons partager ce jour et dont la théorie est « le rôle de la jeunesse congolaise expatriée dans la reconstruction nationale » est orientée sur plusieurs axes dont trois m’ont parce plus à même de refléter l’image des présentes assises.

Il s’agit des axes suivants : moral et culturel, économique et social et politique et administrative. La méthodologie adoptée est celle qui consiste, pour chacun des axes, à en relever les aspects et les contours, à en redéfinir les tenants et les aboutissants et ensuite à en faire des recommandations qui comme dans toute assemblée digne de ce nom, déboucheront sur un débat d’idées, d’esprit à esprit.

D’ores et déjà, sans recourir à mon dictionnaire, il m’a paru utile de re-situer le sens des mots clés qui composent le sujet sous débat. Ainsi donc, de l’intitulé, j’ai pu relever les mots : rôle, jeunesse, et reconstruction comme étant le socle de cette théorie.

1.Du rôle : par rôle, j’entends la tâche, mieux, l’ensemble des comportements matériels, et mentaux et autres que tous nous devons avoir dans la marche positive que tous, je suppose, nous voulons imprimer à notre pays.

2. De la jeunesse : au risque de surprendre cet auguste auditoire, j’avoue que depuis toujours, j’ai du mal à circonscrire le concept jeunesse à une et une seule catégorie des personnes d’un certain âge défini. Pour ce qui est de notre pays, j’ai été conforté dans ma conviction par le fait que les plus physiquement jeunes ont toujours eu un comportement mental, moral et intellectuel de ce qu’on qualifierait ailleurs de vieux et vice – versa. Même si cela n’a pas toujours été le cas dans toutes les circonstances. Etant donné cet état des choses, j’ai tenu à requalifier, et cela dans le contexte spécifiquement congolais, la définition du mot jeunesse. D’où, parler aujourd’hui de jeunesse dans l’esprit et l’état actuel de notre pays revient, selon moi, à reconsidérer les 43 ans de notre indépendance. Car, ceux qui disent aujourd’hui qu’ils sont biologiquement vieux et expérimentés dans la gestion de la « chose publique » n’ont aucun bilan positif à présenter à l’ensemble du peuple congolais. Par ailleurs, on ne peut pas renier le fait qu’ils aient été un jour physiquement jeunes. Mais seulement, avaient – ils mis leur jeunesse d’esprit et de corps à contribution pour aider leur pays ? L’état actuel des choses ne permet de répondre par l’affirmative à cette question. Sinon, on ne serait pas là entrain d’en parler.
Alors, qui est jeune et qui ne l’est pas ? ni vous, ni moi, personne n’est à mesure de répondre à cette question sans tomber l’exclusion.

3. de la reconstruction : vous conviendrez avec moi que pour parler de reconstruction, il faut reconnaître que quelque chose avait été construit et détruit. Je ne m’inscris pas dans cette logique. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut plutôt construire le Congo. Car , depuis 43 ans pour parler proximité dans le temps, rien n’a été fait. Et qui dit construction, dit fondation. Or aujourd’hui, la nation Congolaise n’existe pas. Et si elle existe, elle n’a qu’une seule fondation : « l’amour des fils et filles de notre pays pour garder uni un ensemble territorial dans le frontières issus de la conférence de Berlin 1885. Encore que sur ce sujet, le peuple congolais n’a jamais été consulté par référendum. Aujourd’hui donc pour reconstruire ou construire, il faut commencer par le mental et le moral ».
le moral et le mental

Jeunes Congolais vivant en Europe, nous avons le devoir d’agir sur le moral et le mental des nôtres restés au pays. Qu’il est et serait malheureux de continuer à croire que parce que nous vivons en Europe, nous sommes les privilégiés. Erreur. Nous sommes les miroirs de notre propre misère. Changer de nationalité ou faire semblant d’ignorer d’où nous venons, ne change rien au regard que porterons sur nous les populations des pays dans lesquels nous vivons. Tant que nous serons originaires d’un pays pauvre, nous resterons pauvres mêmes si riches matériellement.

Pour ce qui me concerne, je n’ai pas l’ambition d’aider un quelconque pays européen à se développer. Ne croyons pas non plus que nos pays hôtes ont besoin de nous pour se développer. Nous devons avoir à l’esprit et cela d’une manière constante que nous sommes en Europe pour acquérir, les compétences et les moyens nécessaires au développement de notre pays.
Ayons à l’esprit, l’exemple des colonisateurs. Tout ce qu’ils ont fait chez nous l’a été pour les aider à bien exploiter nos richesses pour investir chez eux. Aucun colonisateur n’avait eu l’intention de s’installer au Congo. Jeunesse congolaise expatriée, suivons l’exemple. un exemple d’amour pour notre pays. Cette reconstruction dont on parle suppose aussi l’amour de notre pays et de ces symboles : d’où la question, quel pays et quels symboles.

·Quel pays ? le Congo, le Zaïre ou la RDCongo ? il est ridicule aujourd’hui de continuer de parler d’un pays et ne plus jamais être soumis aux élucubration des certains individus qui, parce qu’ils ont le pouvoir politique croient qu’ils ont le droit de changer le nom du pays parce que sur leur oreiller, leur femme ou maris leurs ont suggéré tel ou tel nom parce qu’il sonne bien. Nous avons ce droit là car, aujourd’hui, il est utopique de parler de reconstruction si nous ne savons même pas comment nous faire identifier par les autres.

·Quels symboles ? un jour, alors que je sortais d’un spectacle musical, spectacle auquel avait participé un ambassadeur de notre pays, quelle ne fut ma surprise de voir cet ambassadeur s’engouffrer dans sa limousine officielle avec une jeune fille qui avait sur la tête un foulard aux motifs du drapeau américain. Ce jour-là, j’ai compris que nous avons réellement un problème d’identité. observons nous et voyons notre comportement.

Nous qui vivons en Europe ou ailleurs, avons toujours tendance à nous considérer comme supérieurs à ceux des nôtres restés au pays. Il est vrai que leur moral est au plus bas. Mais c’est plutôt nous qui devrions avoir honte d’avoir fui notre pays.

En outre, nous devons aujourd’hui admettre que l’esprit d’initiatives pour des investissements de développement économique a disparu. Tout le monde est habité par le souci du moindre effort. Je n’ai rien contre les associations, mais j’ai toujours trouvé bizarre que dans notre pays au ressources incommensurables comme le nôtre, il y ait plus d’associations et ONG que d’entreprise. tout en sachant que les entreprises génèrent les fonds propres alors que les associations et ONG, pour la plupart, si pas toutes, s’accrochent aux financements extérieurs qui, à mon avis, sont plus accordés pour nous avilir que pour nous aider à nous développer.

Notre reconstruction est aussi mentale. Je suis de ceux, nombreux du reste, qui trouvent aberrant qu’aujourd’hui on continue à considérer comme intellectuels ceux de nos historiens qui enseignent à nos jeunes frères et enfants que l’embouchure du fleuve Congo a été découverte par un certain Diego Câo alors que vous et moi savons pertinemment très bien que des populations autochtones vivaient à Banana, Moanda et dans toute cette région bien avant l’arrivée de cet individu.

Mesdames et messieurs,

Cet exemple n’est qu’une infime partie de l’immense gâchis historique dans lequel nous sommes plongés et qui d’une manière ou d’une autre conditionnent notre état de réflexion.
J’ai toujours considéré que pour reconstruire notre pays, nous devons l’aimer. et pour l’aimer, il faut le connaître. Je trouve tout autant criminel que des intellectuels continuent à enseigner la géographie sur les bases des cartes laissées par le colonisateurs. Et que dans notre programme d’enseignement l’on consacre plus de temps à enseigner la géographie et l’histoire de l’Europe et demander aux enfants élèves d’aimer le Congo qu’ils connaissent à peine.
Je n’ai rien non plus contre les historiens et psychologues occidentaux mais devant cette assemblée, je dis ceci : réconcilions-nous avec nous - même si nous voulons reprendre notre chemin et voie d’émancipation et développement là où la traite des noirs donc l’esclavagisme et le colonisateur nous l’avaient confisqué.

Je vous regarde droit dans les yeux et vous déclare que depuis que l’humanité est humanité, il n’y a jamais eu humiliation d’une race comme se fut la cas lors de l’esclavagisme et pendant la colonisation. Vous savez tous comme moi que d’autres peuples qui ont connu d’autres aversions moins pires que celles-là ont été et continuent à être indemnisées jusqu’aujourd’hui. Leurs biens sont déclarées et payés, alors que les biens culturels de peuples noirs d’Afrique spoliés pendant des siècles sous l’esclavagisme et la colonisation embellissent les musées occidentaux. Conséquences, pour vous et moi qui sommes Congolais obligés d’aller visiter Tervieuren en Belgique et d’autres musées où nous payons d’argent aux Etats spoliateurs pour avoir le droit de regarder un pan de notre histoire et donc de nous-mêmes. Réfléchissons-y. Notre sous développement commence par-là. Nous avons perdu nos repères historiques et donc humains.

L’économie et le social

Jeunesse Congolaise qui devant moi est réunie dans cette salle, il est temps de cesser de se plaindre sur les potentialités économiques de notre pays. Au sein de cette organisation qu’est le COJESKI, prenons nos responsabilités. Notre rôle aujourd’hui devrait être de creuser en nous-mêmes et au sein des différentes organisations pour élaborer non pas des projets pour être financé par les fameux partenaires extérieurs mais d’élaborer des programmes économiques dans tous les secteurs. Programmes sur lesquels, région par région, selon les richesses et les potentialités de chacune nous négocierons des prêts remboursables. Car, j’ai toujours considéré que parler de bonne gouvernance suppose rendre compte de gestion à quelqu’un. Or, vous conviendrez avec moi que dans le cadre des associations et ONG, il est difficile de s’évaluer car il n’existe pas un challenge ou un impératif de résultats. Le financement non remboursable pour moi n’est pas un bon modèle de challenge.

Au risque de me répéter, le COJESKI devrait présenter des programmes économiques sur bases desquels les politiciens devraient se référer pour relancer l’économie de notre pays.

La politique et l’administration

Ce qui est vrai pour l’économie l’est aussi pour la politique. Sans une administration digne de ce nom, il est utopique de parler construction ou reconstruction. Il n’y a pas développement sans un Etat digne de ce nom. Or à mon sens, il n’existe pas un Etat au Congo pour la simple raison qu’il n’y a pas une administration digne de ce nom. L’avantage que nous avons, nous qui nous sommes expatriés, c’est que de pouvoir comparer. Or nous ne pouvons pas nous contenter de comparer et de croiser les bras. Cette comparaison entre l’organisation des Etats occidentaux et le nôtre ne peut porter des effets que si nous rentrons au pays pour mettre à contribution les résultats de nos années d’apprentissages. Cela suppose donc d’agir dans la conception, l’application et la gestion des programmes politiques et administratives.

Le creuset que nous constitue pour tous une organisation comme le COJESKI et d’autres est utile si et seulement si elle se trouve vers la population Congolaise et non vers les fameux partenaires extérieurs.

Je trouve aberrant et à la limite ridicule que des organisations politiques et des associations apolitiques continuent à calquer le modèle politique et administratif occidentaux sans l’adapter aux réalités sociales et comportementales des populations Congolaises. Nous qui avons la l’attitude de pouvoir observer, comparer les systèmes politique nous devrions être la première ligne pour concevoir un système politique adapté à notre pays. J’ai le sentiment que notre échec vient de là. Du fait de croire que ce qui a réussi chez les autres devrait l’être chez nous, dans un environnement comme le nôtre aujourd’hui, nous n’avons pas le droit d’échouer. nous avons plutôt le devoir de réussir. Réussir à propos déjà des modèles adaptés à notre environnement social, politique et administratif. C’est cela aussi qu’on appelle créer un ETAT.

Je vous remercie.

PLACE DE LA SANTE DANS LES DROITS DE L’HOMME
Par le Docteur Didier TARTE

Les Droits l’homme sont vus le plus souvent sous l’angle politique. Cependant la santé est au centre des droits de l’homme. C’est le potentiel permettant à l’être humain d’exercer ses choix politiques et sociaux, ainsi que ses orientations spirituelles, culturelles et sociales.

Définition de la santé comme état d’adaptation et de bien être physique, mental et social. Les droits de l’homme se fondent sur les valeurs individuelles et universelles de dignité humaines, de libertés, d’égalités et de solidarité. Ces valeurs nécessitent un espace de liberté, de sécurité et de justice.
( Charte des droits fondamentaux de, l’union Européenne, juin 2003)

La santé nécessite :

· Une information libre ;
· Des choix personnels en fonction de ses connaissances, de sa culture, de ses orientations spirituelles ;
· Un art de vivre où l’homme se trouve en harmonie avec son environnement dans les meilleures conditions d’hygiène possible ;
·Un minimum de moyens matériels pour préserver, renforcer, améliorer sa santé. Cela implique une activité de travail satisfaisante capable d’assurer ses fonctions vitales : se nourrir, se loger, avoir une famille ;
· Une intégration et un respect des différents niveaux constituants l’être humain en tant que corps – âme - esprit,
· Une vie sociale harmonieuse sans chômage, guerre, conflit, famine, atteinte écologique ou climatique.

Les obstacles à la santé :

Ø Une médecine fonctionnant sur la pensée unique, à partir d’une conception mécaniste et biologique ;
Ø La dépendance à un complexe industriel et scientifique contrôlant l’état et fixant les lois ;
Ø Un environnement dégradé pour l’eau, les aliments, les manipulations(OGM) ;
Ø Un corps social en proie aux tensions, aux conflits et à la désorganisation (mais cela peut être aussi une opportunité pour une reconstruction consciente et active).

Toutes ces remarques nous amènent à la question : la science médicale contemporaine a – t – elle accès aux principes générateurs de la santé ?

Quelques circonstances actuelles semblent nous apporter une réponse négative :

- A travers le sport(livre de professeur Jean Paul Scande, voir les références) ;
- Dégénérescences organiques, dénommées aussi maladies de civilisation, ainsi que les maladies chroniques montrent l’impasse de la médecine et son incapacité de maintenir l’intégrité du schéma corporel ;
- Le SIDA est une illustration dramatique de cette incapacité. C’est un déficit immunitaire acquis. Il n’est pas dit comment il peut être acquis. C’est une situation nouvelle dans l’histoire humaine. De la même manière qu’il une réalité avant et après la bombe atomique de même il y a une rupture historique entre avant et après le SIDA ;
- Globalement nous avons la prédominance d’une démarche centrée sur la pathologie et l’instrumentalisation de l’être humain en raison de conception historique qui refusent ou s’abstiennent d’une réévaluation indispensable. La médecine scientifique est en retard d’un siècle. Elle n’a pas su introduire dans ses conceptions du vivant la révolution de l’information qui a bouleversé depuis 30 ans tous les rapports humains sur la planète.

DECLARATION FINALE

L’assemblée générale de la représentation en Europe du Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa ( COJESKI-EUROPE ) qui s’est réunie du 3 au 4 août 2003 au siège de la Section française de Amnesty International à Paris/ France. Elle avait pour objectifs :

a) Le renforcement de la capacité d’intervention de la jeunesse congolaise de l’étranger(DIASPORA) dans la vie politique actuelle et de la Société civile en RDCongo ;

b) La mise en place des mécanismes de poursuites des seigneurs de guerre et des responsables des crimes de guerre, crimes de paix et crimes contre l’humanité perpétrés sur l’étendue du territoire de la RDCongo durant les deux guerres ;

c) Le rôle de la jeunesse congolaise en exile dans la reconstruction en RDCongo et la sensibilisation de la jeunesse africaine ; et

d) Les mécanismes appropriés à mettre en œuvre de toute la société civile congolaise de la diaspora dans la reconstruction et l’instauration d’un Etat de droit en RDCongo.

Ainsi donc après deux jours des travaux, les représentants du COJESKI/ Europe ont pu examiner les thèmes ci – après :

1. Des valeurs fondatrices du COJESKI face aux enjeux d’aujourd’hui et demain présenté par M. Vital BARHOLERE,

2. Le COJESKI/RDCongo, une plate forme en perpétuelle mutation par le Vice – Coordonnateur du COJESKI/RDC Willy TSHITENDE WA MPINDA

3. La place de la santé dans l’espace des droits de l’homme, présenté par le Dr Didier TARTE.

4. Aperçu historique sur les deux dernières guerres et les enjeux politiques, régionaux, internationaux en RDCongo et en Afrique présentée par M. Ingénieur Joseph TAMBWE,

5. Problèmes humanitaires et droits de l’homme en RDCongo présenté par M. Ingénieur Joseph TAMBWE

6. Le rôle de la jeunesse congolaise expatriée dans la construction nationale présenté par M. Thierry KYALUMBA et lu par M. Jules BAHATI.

A chaque fois, la présentation de thème a été suivie par un débat où la participation des participants était très importante. C’est ainsi à l’issue des ateliers ceux derniers ont convenu :

AU NIVEAU EUROPEEN

a. Pour le COJESKI/Europe

Pour l’efficacité de différents Bureaux de représentation du COJESKI en Europe, les participants ont convenus :

·Que les représentants s’informeront au niveau de leurs pays respectifs sur la possibilité de la légalisation du COJESKI. L’éventuelle légalisation aura lieu de commun accord avec l’Equipe de Coordination Nationale du COJESKI/RDC ;

· De lancer une campagne de sensibilisation d’abord des congolais sur la fin de la guerre et la reconstruction Nationale, de l’éducation civique et de la création d’un Etat des droits mais aussi la sensibilisation de la jeunesse africaine en exile sur les enjeux de la fin de multiples guerres en Afrique.

· De promouvoir une conscience nationale congolaise fondée sur l’amour du pays et sur l’identité nationale ;

· De renforcer les capacités du site web du COJESKI, de mettre en place un bulletin de liaison électronique du COJESKI et/ou le renforcement de la publication de «l’écho des grands lacs africains » publiés déjà deux ans durant par le COJESKI / Allemagne ;

· De mettre en place une liste ajournée des membres du COJESKI en Europe et en Afrique,

· D’organiser des rencontres du COJESKI-EUROPE de manière cyclique et annuelle ;

· De créer une caisse du COJESKI/RDC en Europe pour le renforcement des activités des Antennes de liaison, des Coordinations provinciales du COJESKI RDC ainsi que celles de la coordination nationale du COJESKI-RDC à Kinshasa ;

· De contribuer chaque trimestre, la somme de 25 Euros (vingt cinq euros) par animateur du COJESKI en Europe, pour renforcer le fonctionnement de la coordination européenne du COJESKI et soutenir la coordination nationale du COJESKI/RDC à la base.

· D’organiser la deuxième Assemblée générale du COJESKI-EUROPE en 2004 en Italie. La préparation matérielle et logistique de cette assemblée a été confiée à Monsieur Emmanuel KABUNGULU Représentant du COJESKI en Italie, basé à Palerme et à Monsieur Bienvenue KASOLE Représentant du COJESKI à Vatican, basé à Rome, et ce, en étroite collaboration avec le Coordonnateur Européen du COJESKI, Monsieur Willy TSHITENDE.

b. Avec les autres Associations en Europe :

Mettre en place un réseau avec d’autres organisations pour centraliser les données et preuves sur les différents massacres, crimes de guerre, crimes économiques, destruction des infrastructures de la santé, de l’éducation, … commis sur le territoire national pendant toute la période de la guerre d’occupation ( 1996 – 2003 ) ;

AU NIVEAU NATIONAL

Les représentants à l’assemblée de Paris ont proposé :

1. Que l’Equipe de Coordination Nationale du COJESKI/RDC relance le plus rapidement possible le dialogue avec les deux groupes du COJESKI s’opposant entre eux à Bukavu et dont l’un continue à utiliser abusivement l’appellation COJESKI. Le Bureau du COJESKI en Europe se propose de jouer un rôle important pour la réussite de cette rencontre ;

2. Avec la réunification du pays, que l’équipe de Coordination pense à une Assemblée Générale Ordinaire du COJESKI/RDC pour toutes les organisations membres, qui traitera entre autres questions les élections de la nouvelle Equipe de coordination nationale, de nouveaux chefs d’antenne de liaison, des nouveaux représentants provinciaux et de nouveaux représentants exterieurs ;

3. Que l’équipe de coordination soutienne les projets des organisations membres du COJESKI pour que celles-ci arrivent à soutenir financièrement fonctionnement de la coordination nationale ;

4. Que chaque organisation membres du COJESKI soit en règle de sa cotisation au sein du collectif pour faciliter le fonctionnement de l’équipe de coordination ;

5. Que l’équipe de coordination appui l’organisation des activités génératrices des revenues par la coordination Nationale pour une grande autonomie de notre collectif en vue d’éviter toute forme de pression extérieure.

LISTE DES PARTICIPANTS

* Pour le COJESKI EUROPE :

1.TSHITENDE WA MPINDA Willy Vice – Coordonnateur
du COJESKI/RDC
2. GRIMAL Nathalie / Animatrice

Pour le COJESKI/France :

3. Christophe BINTU, Représentant du COJESKI/France
4. Michel NSHIMBA Président SJF : Solidarité Jeunesse Francophone
5. Bibiche LILIANE
6. Thierry KYALUMBA Journaliste
7. Didi MWATI
8. Dr. Didier TARTE
9. KOLA MUTAMA
10. TAILEYRAND

* Pour la Belgique :

11. Vital BARHOLERE
12. Représentant de ULB

* Pour l’Italie :

13. Mr. Emmanuel KABUNGULU :Représentant COJESKI/Italie
14. Mlle IOPICHINO Ornella

* Pour la NORVEGE :

15. NYARUKEMBA KAMITANJI
16. MAHINDULE Blaise-Pascal
17. SANDA MALEBO Benjamin
18. BAHATI BORA USIMA Jules,Représentant COJESKI/NORVEGE
19. KUFIS TAMBWE Joseph
20. BONEZA Rais

* Pour AMNESTY INTERNATIONAL / SECTION FRANCAISE :

21. Représentante de la zone Afrique
22. Représentant de l’Afrique Centrale : Patrick Helmeger
23. Un stagiaire

NB : Ce rapport sera publié sous forme d’ouvrage dans les jours qui viennent conformément à l’avis de différents participants aux travaux de Paris. Ceci pour nous permettre de conserver une bonne documentation.

============================
BUREAU EUROPEEN DU COJESKI-RDC :
N° 09, Rue Saint Augustin, 87100 Limoges / FRANCE. Tél. : + 33.630.75.35.07
E-mail : cojeskieuropean@caramail.com
Site Web: www.cojeski.cd


Lien Internet suggéré

Brève description du lien

Site internet du COJESKI-RDC : Plate forme jeunesse de droit Congolais à vocation nationale et internationale, d’actions pour la défense de la bonne Gouvernance par la promotion de la paix, des droits de l’homme, de la démocratie endogène et du développem