RD Congo : Les pillages continuent de plus belle.

RD Congo : Les pillages continuent de plus belle.

Alors que le pays a un gouvernement dit responsable, il continue d’être pillé sans inquiéter les autorités tant politiques qu’administratives. Aidés et/ou soutenus par ces dernières, les pillards opèrent sous leurs yeux impunément et avec un calme incroyable.

Voici quelques faits de la dernière heure :

A la page 3 du Journal « Le Potentiel » du jeudi 06 avril 2006, citant la Radio Okapi, on fait allusion à 9 Kilos d’or saisis à Kigali rendus aux autorités congolaises. Et le Journal affirme que ce lot a été saisi par la Police rwandaise à l’Aéroport de Kanombe et que la valeur estimée serait de 110.000 usd. L’auteur de ce crime économique n’est autre qu’une femme d’affaires de nationalité indienne.
Notre question est de savoir si la marchandise récupérée sera déclarée et remise au trésor public pour apparaître dans le budget 2007. Aussi, nous nous demandons si cette femme est arrêtée au Rwanda et si la RD Congo va solliciter son extradition pour être jugée dans le pays.

Deuxième problème : dans la Province Orientale, District de l’Ituri, les barrières existent toujours pour piller la paisible population. Sous le nom de taxes provinciales, qu’on aurait mieux appelé « taxes familiales empochées » des Services de l’Etat emmerdent la population jour et nuit.
L’ayant remarqué, le Gouverneur de la Province Orientale, Dr. Lola Kisanga s’y est rendu et a supprimé toutes les barrières et suspendu tous les agents y affectés.
Notre question est de savoir si les coupables (gros poissons du fleuve Congo) qui sont à Kisangani autour du Gouverneur seront sanctionnés ou on va tout simplement se limiter à sanctionner les petits poissions dans les eaux de l’Ituri.

Troisième problème : Nous avons suivi ce matin à travers une radio que la police kenyanne avait arrêté plusieurs Ouest-africains et des Italiens et aurait opéré une saisie. Cette saisie était constituée de deux cornes de Rhinocéros Blanc du Nord qui étaient détenues illégalement par ces sieurs.
Notre question est de savoir comment l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) pourra récupérer ces cornes et comment le Gouvernement congolais pourra faire extrader ces pillards de nos ressources pour être jugés chez nous ? L’UNESCO pourra-t-il aider dans le sens de faire juger ces gens même en-dehors de la République Démocratique du Congo.

Dossier à suivre.

Fait à Kinshasa, le 08 avril 2006

Pour la DECIDI

BHA-AVIRA MBIYA MICHEL-CASIMIR
Député national et Directeur Général DECIDI