SUD-KIVU SANS ROUTES… SANS CHEFS !

1. CONSTAT
- Savez-vous que certains tronçons de routes asphaltées de Bukavu avaient quelques petits lampions qui balisaient la route pendant la nuit... ? (Cas de la route du Lycée Wima jadis !) ;
- Rappelez-vous qu’à la place dite « feu rouge », il a existé bel et bien des « feux rouges » pour réglementer la circulation des autobilistes en ce lieu… ?
- Savez-vous que toutes ces routes ont été construites et asphaltées autour des années 1948-1950. l’asphaltage était l’œuvre de la colonie et du colonisateur belge. Après l’indépendance de 1960, il nous appartient, nous congolais, de bien les réhabiliter et de les entretenir, malgré leur état de vétusté avancée ;
- Malheureusement, nous sommes arrivés au stade où c’est surtout en RDCongo qu’on voit des routes sales, défoncées, trouées, non entretenues … Ailleurs, lorsque vous arrivez au port, à l’aéroport ou aux frontières, l’on est agréablement ravi et surpris par l’état de propreté, de modernité et de maintenance de la route. Car, la route fait partie du miroir et des attributs de la bonne gouvernance au sein d’un Etat moderne.
C’est comme si, nous congolais, nous nous familiarisons à l’état médiocre de nos routes.

2. IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE MAINTENANT
- Avec ou sans le péage route, l’on peut réussir à réhabiliter quelques tronçons, avant qu’il ne soit trop tard. Rappelez-vous ? Pendant la campagne électorale dernière, n’avons-nous pas vu des candidats réhabiliter certains tronçons de routes ? Mais « le bien, il faut bien le faire », dit-on ! Et « quand on veut, on peut ».
- Le péage route au Sud-Kivu a permis au Comité qui s’en chargeait, de réhabiliter certaines de nos routes (Bukavu-Nyangezi-Ngomo ; Bukavu-Kavumu-Katana-Kalehe …). Il faut tout simplement y croire et cultiver la culture de la bonne gestion de budget mis à notre disposition.
- Maintenant encore, il faut faire quelque chose. Car d’ici le mois de juin, si on n’y regarde de près, certaines parties de routes de la ville seront tout simplement inexistantes.
A l’intérieur, n’en parlons pas. Car le pire est à nos trousses. Pour exemple, les usagers de la route Bunyakiri, crient chaque jour « attention danger ». Ceux qui vont à l’aéroport de Kavumu ont difficile à traverser le tronçon au niveau du domaine Hongo, devenu un sanctuaire de boues pâteuses.
Pour encourager l’initiative et l’implication de la MONUC/Contingent chinois, il y a lieu de fixer une équipe régulière de cantonniers congolais à différents endroits, sur nos routes, surtout celles dites « nationales ». Il y va de notre intérêt et de notre crédibilité (bonne gouvernance oblige !).
Nous en appelons à la célérité de l’Autorité provinciale et des partenaires qu’elle peut mobiliser, pour faire quelque chose, avant que les prochaines pluies ne gâchent tout sur nos routes.

3. DES CHEFS INEXISTANTS ? OU DES BUDGETS INEXISTANTS ?
Lorsque nous rentrons dans la gestion des budgets des communes et territoires, de la mairie et de la province, l’état de nos routes porte à croire que les budgets y afférant n’existent pas. Un vieux s’exclame : « Barabara wapi. Hakuna nchi ! Hakuna viongozi ! »
De toute manière, certains usagers de nos routes croient que nos chefs, devenus aveugles sur la route, sont morts ! Car s’ils existaient, au vu de l’état de nos routes, ils ne sauraient un instant fermer leurs yeux devant cet état de dégradation fort avancé de nos routes. Et si nos chefs existent réellement, il n’est pas trop tard d’affecter les moyens qu’il faut pour sauver l’état de nos routes.
La réhabilitation de nos routes est donc possible, si nos chefs se réveillent de leur état d’inertie coupable. Car, « si gouverner, c’est prévoir » ; gouverner, c’est aussi entretenir la route.
En effet, sans route, la non circulation des personnes et de leurs biens va entraîner l’insécurité alimentaire ! Or, sans le pain il n’y a pas de paix !

4. CONCLUSION
La Province du Sud-Kivu dispose d’un important réseau routier pour son décollage économique et sa communication avec les provinces et les pays voisins.

Réhabiliter maintenant ces routes, c’est la priorité des priorités. Une action d’envergure dans ce domaine méritera qu’on nous appelle « EXCELLENCE … HONORABLE ».

« Car, nous aurons obtenu l’Excellence de réparer la route. Et nous aurons Honoré notre province du Sud-Kivu ! »