Les radios communautaires s’engagent à contribuer à la réunification du pays

Rester solidaires face aux puissances d’argent et aux menaces voilées des pouvoirs publics; se constituer en coopératives des matériels pour un meilleur fonctionnement et contribuer à la réunification rapide du pays, telles sont les premières clauses des assises des radios associatives et communautaires ouvertes, mercredi 26 mars 2003, dans la salle des réunions de l’hôtel Karavia à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga.
Organisés par l’Associations des radios associatives et communautaires du Congo (Arco) sous le thème: «Radios associatives et commaunautaires: radios alternatives et citoyennes pour le développement en Rdc», ces travaux connaissent la participations des délégués venus de la France, de Matadi (Bas-Congo) de Kolwezi et Kasumbalesa (Katanga), de Bandundu, de Kinshasa et de deux Kasai. Ceux des radios Maendeleo (Bukavu), Amani (Kisangani) et Candip (Bunia) sont attendus dans les heures qui viennent.
Le président de l’Arco, M. Freddy Mulongo, Pdg de la radio Réveil Fm de Kinshasa, a invité les radios communautaires à relever le défi de se doter des matériels performants afin d’améliorer la qualité des émissions diffusées et des programmes proposés aux auditeurs. Ces radios doivent relayer la volonté populaire, donner la voix aux «sans voix» et se mettre réellement au milieu du village. Elle doivent par leurs émissions contribuer à la réunification et à la pacification rapide du pays. Radios non commerciales, ne poursuivant pas un but lucratif, mais citoyennes et participatives, les radios communautaires, a dit
Freddy Mulongo, doivent quitter les sentiers battus pour tendre vers le professionnalisme. Un regard est jeté vers l’Etat qui, en vertu de l’article 17 de la loi du 22 juin 1996, doit accorder des facilités nécessaires aux organes de presse à traves les exonérations et autres services. Il a émis le voeu de voir l’autorité prendre un décret ou un arrêté supprimant les taxes qui asphyxient les radios communautaires, notamment les 5000 dollars américains exigés pour l’ouverture ou les 10 % perçus pour chaque communiqué diffusé.
M. Guillaume Pierre, de la coopération française, a salué la présence des officiels dans la salle, notamment le directeur de province Nyange Kagenza et le maire de la ville de Lubumbashi, Laurent Kisile Kayembe, un signe qui traduit la complémentarité et la reconnaissance du rôle primordial que jouent les radios communautaires dans le développement du pays.
M. Jacques Sonsun de l’Union des radios communautaires et associatives de France (Urcaf) a soutenu que les radios communautaires ont le mérite de défendre et de promouvoir les valeurs culturelles locales dans la langue locale. A ce titre, elle méritent bien des égards et un traitement de faveur. Mais elles doivent s’engager à rester libres et à défendre leurs intérêts.
Il a souhaité que ces radios restent davantage proches de la population, qu’elles soient de véritables «radios de proximité». Tout au long des travaux, l’accent est mis sur les droits et devoirs des radios communautaires, la déontologie, l’éducation civique à travers les émissions de proximité, etc. A terme, il sera jeté des bases solides de la reconnaissance par la loi des radios associatives et communautaires comme moyen de communication. La clôture interviendra le dimanche 30 mars prochain.

B. Wamwana
Envoyé spécial
Le Potentiel


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