LA RDC, AU SOMMET DU FOOTBALL AFRICAIN !

Nous sommes en Afrique. Nous allons bientôt assister à un grand match de football. Ce match est tellement important qu’il est rehaussé de la présence d’un Chef d’Etat, de plusieurs Gouverneurs, de plusieurs Ministres, de plusieurs hautes Autorités politiques, et bien évidemment du Président de la Confédération Africaine de football.
L’intérêt de la rencontre réside dans le fait que c’est le dernier grand match d’une grande finale d’un grand championnat africain. C’est aussi le sport-roi, le sport par excellence, le sport qui fait courir toute la jeunesse africaine et pour lequel les Gouvernements africains construisent des stades de plus en plus beaux, de plus en plus grands, de plus en plus modernes. C’est aussi la plus grande fête qui puisse avoir lieu en Afrique avec la participation du public le plus large.
L’enjeu de cette rencontre : une coupe scintillant au soleil, et des médailles en or soigneusement posées sur une nappe blanche à la tribune d’honneur. Mais pour gagner cette coupe et ces médailles, et devenir ainsi champion d’Afrique, il faut absolument que les bonds et faux rebonds du ballon rond dans les filets de l’adversaire, soient validés par l’arbitre, et soient d’une valeur supérieure à ceux encaissés. (Comme chacun le sait, dans ce jeu, les buts marqués contre son propre camp sont valables dès l’instant qu’ils sont validés par l’arbitre. Mais, hélas ! Ils sont versés au crédit de l’équipe qui a poussé l’adversaire à l’erreur fatale)
Les gradins du stade sont occupés par une marée humaine, dense et compacte qui assiste en témoin direct. Servis par les Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication, des millions de témoins indirects vont eux aussi suivre en direct le même événement.
Sur le tapis vert, vingt-deux acteurs sont rangés en camps adverses. Onze contre onze. Le match sera dirigé par un arbitre autoritaire, intransigeant, neutre et impartial. Il est habillé en noir, il a un sifflet collé à ses lèvres (Il cache des cartons jaunes et rouges dans ses poches, il les utilisera en cas de nécessité. Comme simple avertissement, ou pour signifier à un joueur son expulsion pure et simple de l’aire de jeu)
Le match a déjà commencé. Il se joue devant nos paupières. Nous sommes tous témoins directs ou indirects de l’événement. Il y a de l’électricité dans l’air, de la fièvre dans les gradins, dans les tribunes du stade, mais aussi, loin du stade c’est-à-dire, dans les salles et salons équipés des TV. Devant nos paupières, les deux formations sont en train de déployer leur schéma tantôt offensif, tantôt défensif. Quel beau spectacle ! Quel bel engagement physique ! On dirait que le match oppose des joueurs « Internationaux » et non des « Locaux », des Professionnels et non des Amateurs ou Semi-professionnels !..........
Vint le coup de sifflet final qui consacre la fin des hostilités et qui sacre le nouveau champion africain !
Ainsi en fût-il d’abord le dimanche 8 mars, puis le samedi 7 novembre 2009. Dans un décor superbe pareil à celui de toute à l’heure, et prenant à témoin les spectateurs directs et indirects, les joueurs « locaux » de la RDC ont déployé leur schéma tantôt offensif, tantôt défensif. Et quand a retenti le coup de sifflet final qui a consacré la fin des hostilités, les joueurs « locaux » de la RDC ont gravi les marches du podium des champions, ont reçu les Coupes et médailles d’or mises en compétition. Et, ont fièrement présenté ces trophées au peuple de la RDC, d’Afrique et du monde entier.
Sacrés champions, ces jeunes venaient de réussir à replacer la RDC au sommet du football africain.
Ce fut le cas après le match du dimanche 8 mars à Abidjan, en Cote d’Ivoire, avec le triomphe des LEOPARDS, le Onze national de la RDC. Premier Témoin direct de l’événement : Le Président LAURENT GBAGBO de la Cote d’Ivoire.
Ce fut le cas le samedi 7 novembre à Lubumbashi, en RDC, avec le triomphe du TP MAZEMBE, Equipe « locale » évoluant au Sud-est de la RDC. Premier Témoin direct de l’événement : Le Président JOSEPH KABILA de la RDC.
Le soir de ces jours-là, la RDC toute entière a vibré à l’unisson dans une communion des cœurs et des chœurs. Sur toute l’étendue de la RDC : Explosion de joie. Liesse populaire. Concert de klaxons. Sirènes hurlantes, roucoulantes ou glapissantes. Réjouissances populaires. Rumba congolaise. Boissons jusqu’à « lobi » c’est-à-dire jusqu’à l’aube.
Ce n’est pas tout. Sur l’ensemble du territoire national, les divergences politiques se sont tues. Les divisions ethniques se sont effacées. Les grosses rivalités entre équipes « locales » se sont gommées. Pour laisser place à la cohésion nationale. À l’union indéfectible des cœurs et des chœurs. À la joie unanime de voir son pays remporter des trophées. Au bonheur légitime d’être citoyen d’une Nation qui gagne. À l’expression brillante et bruyante des sentiments patriotiques d’appartenance à une Nation qui triomphe.
Voici, le football, ce jeu de « Onze contre onze », ce simple loisir de la jeunesse qui devient subitement le signe du renouveau, de la renaissance, et de l’éveil de tout un pays.
Voici, clairement exprimée, l’une des aspirations profondes du peuple de la RDC : l’appartenance à une Indivisible Grande Nation, située au cœur d’un Grand Continent qui évolue dans le train d’un Nouveau Siècle qui se veut « Grand Siècle Africain »(Ne polémiquons pas là-dessus, un premier signe lisible, visible et irréfutable est déjà apparu sous le soleil)
Voici venu le temps de faire l’inventaire des équipements de loisir, des sites récréatifs, des structures d’encadrement des jeunes et autres infrastructures socio-culturelles de nos Quartiers, de nos Communes, et de nos Villes, de façon à combler les déficits en infrastructures de loisir (Loisir sain) pour la jeunesse de nos Quartiers, de nos Communes et de nos Villes.
Voici venu pour la RDC le temps de passer de l’amateurisme au professionnalisme dans le domaine du football, de transformer les « Locaux » en « Internationaux », et d’afficher clairement nos ambitions continentales et mondiales concernant l’organisation de prochaines Biennales du football africain, et pourquoi pas d’une prochaine Quadriennale du football mondial( A l’heure de la mondialisation, le « Local » se confond avec l’ « International »)
Vrai ! Il est vrai que durant la course vers le titre de Champions d’Afrique, les LEOPARDS et le TP MAZEMBE n’ont pas à chaque fois terrassé leurs adversaires, ils ont aussi quelque fois été terrassés, bien que finalement sacrés Champions d’Afrique. (Pour les jeunes de Lubumbashi, Mazembe signifie Bull Dozer ou Engin de terrassement).
Voilà qui prouve que le niveau du football africain en général est en pleine évolution. L’avantage de jouer à domicile n’existe plus. Malheur à l’équipe qui se croyant imbattable sous-estimera son adversaire ! Malheur aussi à l’équipe qui, grisée par ses victoires passagères, et se croyant éternellement championne, commencera à dormir sur ses lauriers !
Vrai ! Il est vrai qu’en 2010, le plein pays RDC sera le grand absent africain à la Coupe du Monde de football qui aura lieu, en juin, en Afrique du Sud. La même absence sera remarquée à la Coupe d’Afrique des Nations, qui aura lieu, en janvier, en Angola. D’un point de vue historique, la vraie raison qui fait que la RDC soit absente, c’est qu’en 2010, la RDC aura un grand rendez-vous avec sa propre histoire. L’histoire de son Demi-siècle d’Indépendance.
Dans la perspective de ce grand rendez-vous historique, la jeunesse de la RDC, n’a pas inscrit ces deux rendez-vous dans son agenda 2010.

DINGANGA N'LANDU
jdinganga@gmail.com