LANCEMENT DU PROJET D’IMMERSION DES STAGIAIRES CANADIENNES DANS LES ONG DE LA RDC

COMMUNIQUE DE PRESSE/SERACOB/N°05/2003

LANCEMENT DU PROJET D’IMMERSION DES STAGIAIRES CANADIENNES DANS LES ONG DE LA RDC
La Directrice Générale du Réseau des Chercheures Africaine au Canada (RECAF), Dr Malubungi Mueni est arrivée à Kinshasa, ce mercredi 23 avril 2003, à l’invitation du SERACOB (Service de Renforcement des Appuis aux Communautés de base en Afrique Centrale). Elle a été accueillie à son arrivée à l'aéroport international de Ndjili, par M. Georges Tshionza Mata, Secrétaire Général du SERACOB. A son arrivée, elle a eu de premiers entretiens avec le N°1 du SERACOB sur les préparatifs de la mise en oeuvre du projet d'immersion des stagiaires canadiennes en milieux d'acteurs et actrices du développement à la base en milieu africain. C’est la RDC qui a été choisie le démarrage de ce projet.
Cette initiative inverse résolument relations Nord-Sud. En effet, il est de coutume sinon traditionnel de voir des africains arpenter des avions pour aller se spécialiser dans des institutions du Nord (Europe et Amérique du Nord notamment). Mais c’est assez rare de voir des gens du Nord venir passer un séjour d’apprentissage au Sud. Le SERACOB et le RECAF sont entrain de donner à la mondialisation sa dimension réelle. Car, ce projet a comme objectifs, d’abord, de soutenir les efforts de développement des collectivités locales concernées par la réalisation de stages dans divers domaines mettant à contribution le savoir-faire des stagiaires, ayant des retombées significatives et, ce en fonction des besoins identifiés par les milieux d’accueil dans le pays concerné ; ensuite, de permettre aux participantes d’acquérir une expérience de travail liée à leur formation ou à leur travail et ayant des effets concrets sur le développement de leurs habilités et de leur cheminement personnel; et enfin, de permettre à la population de Toronto de connaître la réalité des pays en développement et à la nécessité de tisser des liens de solidarité.
Pour la réalisation de ces objectifs, cinq stagiaires canadiennes vont être intégrées pendant trois mois dans plusieurs organisations de la société civile congolaise et dans un service public. Il s’agit notamment, en ce qui concerne les ONG congolaises, du Conseil National Femmes et Développement (CONAFED), de l’Unité de Production de Programmes d’Education Civique (UPEC), du Centre de Promotion Sociale et Communautaire (CEPROSOC), de la Fondation Femmes Plus et de la Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des Droits des Enfants, Etudiants et Elèves (LiZADEEL). Pour la collaboration avec le secteur public, le SERACOB a impliqué le SENAREC (Service National de Renforcement des Capacités) dans ce projet. Au-delà de ces organisations, la Directrice Général du Réseau des Chercheures Africaines au Canada compte rencontrer d’autres mouvements féminins congolais travaillant dans le renforcement du leadership de la femme en matière social et économique.
La globalisation et la dynamique du développement exigent de dépasser ses propres frontières et de s’impliquer dans d’autres réalités, dans d’autres cultures pour pouvoir s`épanouir, avoir une vision plus claire, plus flexible et introduire de nouveaux éléments ainsi que de nouveaux outils de collaboration.
Basé à Toronto, au Canada, le Réseau des Chercheures africaines au Canada est convaincu ces stages permettront à ces jeunes femmes d’accroître des connaissances transférables sur le marché canadien et international en s’y impliquant comme personnes ressources auprès des organismes communautaires et gouvernementaux. Le Réseau pourra ainsi établir un réseau de jeunes femmes canadiennes expertes dans différents domaines de la vie d’un pays en développement en y faisant des stages dans des ONG impliquées dans des communautés de base.
Pour sa part, SERACOB qui est une organisation internationale à caractère technique créée par les réseaux d'ONG et de la Société civile du Rwanda, du Burundi et de la République Démocratique du Congo (RDC) poursuit ainsi son programme de renforcement des capacités des ONG et autres organisations de la Société Civile de l'Afrique Centrale en mettant à leur disposition une expertise extérieure pouvant les assister dans l’amélioration des systèmes de gestion de leurs programmes d’actions respectifs. Le SERACOB permet ainsi aux organisations locales d’avoir ainsi des possibilités de coopération avec les personnes-ressources et les organisations canadiennes.
A ce sujet, le Secrétaire Général du SERACOB a indiqué que ce projet s’étendra également à d’autres pays de la sous-région Afrique Centrale.
Pour le SERACOB
Georges Tshionza Mata
Secrétaire Général