Cinq jeunes gens croupissent illégalement dans un cachot souterrain à Kitshanga, le CPDH-PHRC demande leur libération

En date du samedi 12 avril 2003, à Kitshanga Chef-lieu de la collectivité-Chefferie des Bashali en territoire de Masisi, cinq jeunes gens ont été arrêté par le Commandant de Bataillon Militaire de l’ANC sur instigation de Monsieur KAPENDA MUHIMA, Chef de Collectivité ad-intérim de la Chefferie des Bashali.
Les victimes sont :

  1. Monsieur Janvier BUINGO, âgé de plus ou moins 40 ans,
  2. Monsieur SHEKYUMBA, âgé de plus ou moins 38 ans,
  3. Monsieur BAHATI ZINGZA, âgé de plus ou moins 34 ans,
  4. Monsieur KABONGO, âgé de plus ou moins 25 ans,
  5. Monsieur Pascal KALISA, âgé de plus ou moins 35 ans.

Ces pauvres victimes sont traitées d’anciens combattants Mai-Mai et seraient donc nuisibles à l’exercice du pouvoir dudit Chef de Collectivité ad-intérim occupant illégalement ces fonctions au détriment de Monsieur Roger BASHALI N’SII fils aîné du Mwami Sylvestre BASHALI MOKOTO NYANGUBA déclaré personne nona grata par les autorités du RCD-Goma depuis 1999.
Aussitôt arrêtés, ces cinq jeunes gens ont été conduits au cachot souterrain situé à la colline Mubuu à quelques 500 mètres de Kitshanga-Centre où ils sont détenus arbitrairement et illégalement jusqu’à ce jour.
Chaque matin ils sont soumis à des tortures corporelles graves entre autres 50 fouets chacun. Selon les informations recueillies sur place, pour Monsieur KAPENDA MUHIMA il faut éliminer physiquement ces jeunes gens et tout celui qui tenterait de s’opposer à son pouvoir, cela pour lui permettre de mieux régner.
Le CPDH-PHRC craint donc des conditions inhumaines dans lesquelles sont traitées ces pauvres victimes en violation des articles 5 et 9 de la DUDH stipulant respectivement « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants » et « Nul ne peut être arrêté, détenu ou exilé ».
Le CPDH-PHRC demande ainsi aux organisations locales, nationales et internationales de défense des droits de l’homme de se joindre à lui en vue d’exercer une pression à ce Chef de Collectivité ad-intérim en particulier et aux autorités du RCD-Goma pour la libération de ces personnes qui ne sont que victimes des futilités et des règlements de compte.
Fait à Goma, le 25 Avril 2003

Reçu du CPDH-PHRC le 25/04/03