Association pour la renaissance au Congo

Secteur d'activité: Droits de la personne
Région: Kinshasa
Composante: ONG des droits humains

L’ARC est une organisation non gouvernementale de promotion des droits de l’homme créée en 1997.

Notre ONG axe son action essentiellement sur la promotion de la justice réparatrice en RDC et dans la région de l’Afrique Centrale. Ce concept novateur et complexe dans ses applications et qui a vu le jour au Canada vise à réparer le tort causé une fois le crime commis. Cela signifie qu’il faut tenir les gens responsables d’une façon qui favorise la réparation du tort causé, la guérison et la réinsertion sociale de toutes les personnes ayant subi des torts.


Courriel

arc_asbl@yahoo.fr

Adresse, téléphone et télécopieur

Avenue du Commerce n°26 c

Présentation, historique et objectifs

L’ARC est une organisation non gouvernementale de promotion des droits de l’homme créée en 1997.

Notre ONG axe son action essentiellement sur la promotion de la justice réparatrice en RDC et dans la région de l’Afrique Centrale. Ce concept novateur et complexe dans ses applications et qui a vu le jour au Canada vise à réparer le tort causé une fois le crime commis. Cela signifie qu’il faut tenir les gens responsables d’une façon qui favorise la réparation du tort causé, la guérison et la réinsertion sociale de toutes les personnes ayant subi des torts.

Il s’articule essentiellement autour des principaux axes ci-après :

- la réforme du système de la justice pénale de manière à considérer le crime surtout comme une atteinte aux droits des gens et aux relations des personnes humaines en plus de son aspect d’atteinte à l’Etat ;

- la réconciliation entre la victime et le délinquant en vue de rétablir les relations sociales ab ovo et à favoriser le guérison des personnes touchées par le crime ainsi que la réinsertion sociale du délinquant ;

- le règlement pacifique et la transformation des conflits pour l’avènement d’une société paisible et sécurisée.

La justice réparatrice devient un concept de plus en plus en vogue en RDC. En l’an 2000-2001, des ateliers, des conférences et des réflexions ont eu lieu à Kinshasa, Kisangani, Bukavu, Goma, Lubumbashi et Likasi sur les modalités d’adaptation des principes de la justice réparatrice aux réalités locales.

Plusieurs structures institutionnelles, confessionnelles et des ONG sont impliquées dans ce processus qui a comme axes majeurs :

- la problématique de la justice et de la réconciliation à la fin de la guerre face à des multiples atrocités commises par les belligérants surtout les forces d’occupation du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi par rapport à la nécessité d’une répression des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et même de génocide ;

- l’accompagnement et la réintégration sociale des délinquants dans un contexte général de crise économique et la réconciliation entre victimes et délinquant dans un environnement vindicatif et dominé par le sentiment de vengeance suite à la situation généralisée de pauvreté;

- la nécessité d’adopter des mécanismes alternatifs de la justice réparatrice face à l’inexistence de la justice étatique au niveau des communautés de base.( palabres africaines, boutiques juridiques, cliniques juridiques, centres d’information populaires sur les droits, cercles de conciliation…) au risque d’amplifier le recours à la justice privée généralement expéditive et cruelle ( pillages, lapidation, repassage du délinquant, supplice du collier, coups et blessures collectives entraînant généralement la mort du délinquant…)

- l’éradication de la violence au niveau des écoles et des universités qui deviennent des foyers de violence et de l’intolérance au sein de la société. En l’an 2000, les affrontements entre étudiants et élèves ont débouché à Kinshasa sur des morts, des destructions de matériels scolaires, des viols des jeunes filles et des arrestations des étudiants.

Des défis à relever dans ce domaine sont multiples et exigent la conjugaison des efforts et l’implication active des partenaires tant internes qu’externes.

La promotion de la justice réparatrice serait une réponse adéquate de la communauté internationale aux problèmes créés par le racisme, la xénophobie, l’intolérance et les autres actes associés.

Dans le cadre plus complexe de l’esclavage, de la traite négrière, de la colonisation ainsi que du sionisme, la justice réparatrice y apporterait sa contribution grâce à ses ressources basées sur la tolérance, le dialogue entre communautés, les cercles de médiation qui ont pour finalité l’instauration d’une société expurgée de haine, d’intolérance et de violence.

RESEAUTAGE

S ’agissant de son réseautage, l’ARC est membre de la Société Civile de la RDC. Elle appartient au Réseau des ONG des droits de l’homme et d’éducation civique d’inspiration chrétienne (RODHECIC). C’est à titre qu’elle travaille sur la situation de l’Eglise, particulièrement en situation des conflits.

Elle est membre

Réalisations à ce jour

- Organisations de plusieurs activités ( formations sur la justice réparatrice, conférence, journées de réflexions…) lors des semaines de la justice réparatrice 1999, 2000, 2001.
- Réalisation de plusieurs publications :
Ø L’état de siège et droits de l’homme en République Démocratique du Congo, janvier 1999 ;
Ø La guerre d’agression et droits de l’homme, éd. Arc-en-ciel, janvier 1999 ;
Ø La dioxine et la santé publique en République Démocratique du Congo, éd. Arc-en-ciel, juin 1999 ;
Ø Les actes des journées de réflexions sur la justice réparatrice en République Démocratique du Congo, éd. Arc-en-ciel, avril 2000 ;
Ø Le clergé et la crise dans la sous-région des grands lacs, état de la question et perspectives de paix, symposium international de Kinshasa sur la crise dans les Etats de la région des Grands lacs, Université de Kinshasa, décembre 2000 ;
Ø La femme dans la tourmente des guerres en République Démocratique du Congo, Le mémorial ;
Ø Quelles juridictions pour la répression des crimes internationaux commis pendant les guerres en République Démocratique du Congo de 1996 à 2001 ? , septembre 2001.

Programme

2003:Vulgarisation du statut de la Cour pénal internationale ( Statut de Rome ).

Responsables et structure

· Responsables.

- Christian HEMEDI BAYOLO : Président ;
- Papy NDODOBONY NSANKOY : Secrétaire général

Réseaux dont cette organisation est membre