BIENTOT UN AUTRE MEMO ADRESSE AU CHEF DE L'ETAT PAR LES CONGOLAISES

Les congolaises refusent de baisser les bras et reviennent à la charge pour reclamer leurs places dans les institutions de la transition. Après le mémo adressé au chef de l'Etat, le général-major Joseph Kabila et au Président du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean Pierre BEMBA, il y a quelques mois, la femme congolaise prépare un autre mémo à adresser au Président de la République et président de la Commission de suivi de l'accord global et inclusif. Cette fois-ci, les congolaises coomptent dénoncer leur sous représentation aux différents postes de responsabilités dans les institutions de la transition.

En effet, malgré l'existence des dispositions de l'accord globa et inclusif, de l'article 51 de la constitution de la transition en République Démocratique du Congo, de la résolution 1325 des Nations Unies ainsi que de la déclaration des chefs d'Etat et des gouvernements membres de la SADC sur la représentation des femmes dans les organes de prise des décisions, les femmes congolaises, membres des organisations sociales et politiques constatent que la transition en RDC est au masculin

Elles constatent, non sans amertume, qu'au stade actuel de désignation des animateurs de la transition dans les institutions ou postes suivants : commission de suivi, Espace présidentiel, ministre, vice-ministre, président de l'assemblée, président du sénat, institutions d'appui à la démocratie, les femmes sont sous représentées. Pour preuve, sur un effectif global de 87, il n'y a que 4 femmes soit 4,5 % contre 83 hommes représentant 95,4 %.

Eu égard à cette discrimination qui lui est faite, les femmes entendent adresser incessamment un mémoradum au Président de la République, en sa qualité du Président de la Commission de suivi qui a entre autre, pour mission :
- d'assurer le suivi de l'application effective des dispositions de l'accord;
- de veiller à l'interprétation correcte de l'accord;
- de concilier les points de vue et aider à résoudre les désaccords pouvant surgir entre les signataires

Ce ne sera pas tout. Car elles entendent aussi adresser des mémo aux Présidents des composantes et entités au Dialogue intercongolais, signataires de l'accord global et inclusif, ainsi qu'au CIAT.