L'histoire politique actuelle de la République Démocratique du Congo

"Ce n'est pas parce que c'est dur que l'on n'ose pas, mais c'est parce que l'on n'ose pas que c'est dur" (Proverbe).
L'histoire est la relation des faits, des événements passés concernant la vie (de l'humanité, d'une société, d'une personne, etc.). Dans notre pays la RDC, il se passe actuellement des faits et des événements socio-politico-économiques , qui, pour mieux les comprendre, ont tendance à nous envoyer à l'histoire écrite depuis les époques anciennes.
Notre étude (analyse) est un recours simple au passé pour que le lecteur lui-meme en tire les leçons voulues.
Ce ne sera pas un texte académique, mais plutôt plein d'exemples illustratifs depuis l'Antiquité jusque vers la fin de l'Empire Romain en Occident. Ainsi nous parlerons de:
- Gouvernement du Premier Ministre
- l'Armée, son rôle, son importance
- la Religion et l'Education
- Gouvernement à plusieurs: Les Ephores, les Eupatrides et les Archontes, le Premier Triumvirat, le Second Triumvirat, la Tétrarchie
- Tyran et le désordre
- Courage des femmes
- L'injustice et l'agonie d'un pouvoir
- Redressement moral de l'Etat.
Gouvernement du Premier Ministre: Le gouvernement des Pharaons (Nouvel Empire entre le XVe et le XIIIe S. av. J.-C.). Le Pharaon est un souverain tout puissant dont le caractère est sacré. La lourde responsabilité du pouvoir oblige le Pharaon à se faire aider par un Premier Ministre, qui a pour mission de le seconder partout. Voici comment le Pharaon conseillait son Premier Ministre dès l'entrée en fonction: "Vois! il ne faut ni avoir de parti pris, ni faire un esclave de quiconque... ce qu'aime le Dieu, c'est que justice soit faite; ce que le Dieu déteste, c'est qu'on se montre partial... Ne te mets pas en fureur contre un homme à tort, ne sois furieux que lorsque la fureur est nécessaire... Tu mériteras le respect dans l'exercice de tes fonctions si tu agis selon la justice...
L'Armée, son rôle, son importance : L’Armée assyrienne ( tiré du Récit du Roi d’Assyrie de 722 à 705 av. J.-C.). L’Armée assyrienne est redoutable par sa mobilité : aucun obstacle ne peut l’arrêter : ni les fleuves, ni les montagnes les plus escarpées. Les méthodes de guerre sont d’une brutalité inouïe : massacres, pillages, destructions, transferts de populations, tout est bon pour assurer le triomphe du Roi d’Assyrie. « Je suis entré dans leurs palais… ; j’ai ouvert leurs trésors, je les ai comptés comme butin : argent, or, pierres précieuses, vêtements de valeurs, ornements royaux, meubles, vaisselle, chariots, chars, chevaux, mulets,…
Discipline militaire des Romains (2e s. av. J.-C.). Les officiers exigeaient de leurs hommes une obéissance absolue. Châtiments et récompenses leur servaient à maintenir la discipline. Les peines allaient de la corvée ou la bastonnade à la décapitation par la hache. Les récompenses consistaient en armes d’honneur, en couronnes de feuillage et en plaques de métal que l’on fixait à la cuirasse. Pour un Général victorieux, la plus haute récompense était le triomphe. Jamais les soldats ne restaient désœuvrés. Leurs officiers estimaient que l’oisiveté et la paresse sont les pires ennemis de la discipline.
La Religion et l'Education : La civilisation grecque : La mythologie (vers 1400 av. J.-C.) (Artémis) : La religion : les Juifs croyaient en un Dieu unique et tout-puissant. L’imagination des Assyriens et des Babyloniens avait peuplé de génies terribles, aux formes monstrueuses. Les Grecs se représentaient leurs Dieux avec un corps analogue au leur, plus beau et plus fort. Parmi les Dieux grecs on peut citer les Zeus, Poséidon, Hadès, tous fils de Kronos et de Rhéa. Autres Athéna, Aphrodite, Apollon et Artémis. Bien qu’Apollon et Artémis soient enfants de Zeus et de Léto (la nuit), ils ne se ressemblent guère moralement. Apollon était un Dieu brillant, plein de jeunesse, souriant (soleil).
Tandis que sa sœur Artémis était farouche et solitaire ; elle se complaisait, à l’ inverse d’Apollon, dans les bois sauvages, qu’elle parcourait la nuit, en chassant avec sa biche favorite. Déesse de la lune, reine des forets touffues et des montagnes…
L’éducation spartiate (12e s. av. J.-C.) L’enfant. Les nobles Spartiates formaient la caste dominante, mais ils étaient soumis eux-mêmes à une discipline de fer. L’enfant, à peine né, tombait sous le contrôle de l’Etat et échappait à sa famille. On ne voyait en lui qu’un soldat futur. Dès l’age de 7 ans, en compagnie de camarades de son age, et sous la conduite des chefs plus âgés, il s’exerçait à endurcir son corps contre la souffrance et les intempéries,
Education athénienne (Ive s. av.J.-C.) La mère athénienne élevait seule son enfant jusqu’à l’age de 7 ans. Puis le confiait à un esclave, le pédagogue, qui le conduisait à l’école privée du grammatiste pour lire, écrire et calculer. A l’age de 18 ans, le jeune homme était inscrit comme éphèbe sur les registres de Dème (commune). Il subissait alors une formation militaire. Après deux ans de formation, il prête le serment suivant : « Je ne déshonorerai pas ces armes sacrées, je n’abandonnerai pas mon compagnon dans la bataille, je combattrai pour mes dieux et pour mon foyer, seul ou avec d’autres. Je ne laisserai pas la patrie diminuée, mais je la laisserai plus grande et plus forte que je l’aurai reçue. J’obéirai aux ordres que la sagesse des hommes saura me donner ».
Gouvernement à plusieurs: Les Ephores, les Eupatrides et les Archontes, le Premier Triumvirat, le Second Triumvirat, la Tétrarchie : Pour conserver l’ordre dans cette société, où régnait le privilège et la contrainte, pour maintenir dans l’obéissance ces citoyens en armes, il fallait un pouvoir fort. Il était exercé par deux Rois (Sparte), héritiers des deux familles qui avaient joué sans doute le rôle le plus important dans la conquête. Déjà affaiblis par le fait qu’ils étaient deux, les Rois étaient étroitement surveillés par cinq éphores, eux-mêmes soumis à un conseil d’Anciens, citoyens éprouvés, âgés de 60ans au moins.
Les Eupatrides et Archontes (VIIIe s. av. J.-C.) : A Athènes les nobles s’appelaient Eupatrides, c.à.d. « bien nés ». Ils formaient un conseil de Gouvernement, l’Aréopage, qui ne tarda pas à entrer en conflit avec le chef de ce petit Etat, le roi. Pour le contrôler, ils placèrent à coté de lui quelques-uns de leurs. Ils étaient au nombre de 9 et portaient tous le titre d’archonte (en grec « celui qui gouverne »). L’un d’eux, l’archonte-roi, finit par remplacer le roi.
Le premier Triumvirat (vers 61 av. J.-C.) César - Pompée - Crassus .
Pompée revint d’Orient en 61. Il avait jadis combattu dans les rangs de Sylla.
Crassus avait une immense fortune, acquise d’une façon inattendue : il avait créé une entreprise d’extinction d’incendies à Rome.
Caius Julius César était une intelligence remarquable qui n’avait pas encore donné sa mesure. Il était originaire d’une famille très célèbre. « Il aimerait mieux être le premier dans un misérable village des Alpes que le second dans Rome ».
L’alliance de Pompée et de Crassus s’élargit en 60 par l’adjonction d’un troisième personnage : César.
Le second Triumvirat : (ver 42 av. J.-C.) Antoine - Octave - Lépide
Ensemble ils battirent Brutus et Cassius à Philippes, en Macédoine. Puis ils se partagèrent le monde romain. Octave reçut l’Occident ; Antoine, l’Orient ; et Lépide eut son lot.
La tétrarchie : Gouvernement à quatre (280 – 305). Dioclétien comprend qu’un Empereur ne peut suffire à la tache, il s’adjoint d’abord un compagnon d’armes, un valeureux soldat originaire de Pannoncie, Maximien. Maximien reste en Occident et s’établit à Trèves, pendant que Dioclétien se rend en Orient. Tous deux portent le nom d’Auguste. Sept ans plus tard, sous le plan de plus en plus accablant de la besogne impériale, les deux Augustes s’associent deux Césars, Galère et un certain Constance. A la mort d’un des Augustes, son César devait lui succéder automatiquement et désignait à son tour un César.
Tyran et le désordre : (12e s. av. J.-C.) L’ambitieux Pisistrate s’empare du pouvoir par la ruse et fonde à Athènes un pouvoir appelé la tyrannie. Un jour, Pisistrate s’étant blessé lui-meme, se fit porter à l’agora sur un chariot et confirma que c’était l’ennemi qui l’avait mit dans cet état. Son ami proposa qu’on lui accorde 50 gardes pour sa sécurité et cela fut fait.
Les aventures de Catilina (vers 60 av. J.-C.) Lucius Sergius Catilina, né d’une famille noble, avait une grande force d’ame et de corps, mais un caractère méchant et dépravé. Dès son adolescence, les guerres intestines, les meurtres, les rapines, les discordes civiles, furent ce qu’il aima le mieux, et il y exerça sa jeunesse. Il était hardi, rusé, souple, habile à feindre et à dissimuler, avide du bien d’autrui, prodigue du sien. Dans ses vastes conceptions, il ambitionnait sans cesse des choses démesurées, incroyables, inconcevables par leur hauteur.
Après la domination de Sylla, il fut saisi d’un violent désir de s’emparer du pouvoir, et pourvu qu’il parvint à régner, peu lui importaient les moyens. Il monta un complot, découvert par Cicéron, l’honnête avocat en 63 av. J.-C. Pour obliger Catilina à se démasquer, Cicéron jeta en plein Sénat, le 7 novembre 63, l’apostrophe fameuse devenue « Catilinaire ». : « Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? … Où s’arrêteront les emportements de cette audace effrénée ? Ni la garde qui veille la nuit sur le mont Palatin, ni les postes répandus dans la ville, ni l’effroi du peuple, ni le concours de tous les citoyens, ni le choix, pour la réunion du Sénat, de ce lieu le plus sûr de tous, ni les visages de ceux qui t’entourent, rien ne te déconcerte… O temps, o mœurs ! Le Sénat connaît tous ces complots, le consul les voit, et Catilina vit encore ! Il vit ? Que dis-je ? Il vient au Sénat… Son œil choisit tous ceux d’entre nous qu’il veut immoler !
Courage des femmes : Histoire des jumeaux et le courage des femmes : Au moment de bâtir la Ville de Rome, une contestation surgit entre Romulus et Remus pour savoir à qui elle appartiendrait. Comme entre jumeaux le droit d’aînesse ne pouvait rien décider, ils convinrent de remettre aux dieux tutélaires de la contrée le soin de désigner par le vol des oiseaux celui qui donnerait son nom et ses lois à la Ville naissante (21 avril 753 av. J.-C.).
Remus aperçut six vautours, mais Romulus en aperçut douze. Romulus traça sur le Palatin le sillon qui devait marquer l’enceinte de la nouvelle cité. Cette limite était sacrée et inviolable. Sauter par-dessus ce petit sillon était un acte d’impiété. Remus désobéit et Romulus le tua. La ville une fois fondée, il fallait la peupler. Romulus fit enlever les femmes et les filles des guerriers Sabins qui habitaient sur la colline du Quirinal, voisine du Palatin. Une guerre faillit éclater à ce sujet entre Sabins et Romains. Mais les Sabines se jettent intrépidement, les cheveux épars et les vêtements en désordre, entre les deux armées, et, au travers d’une grêle de traits, elles arrêtent le combat… Tous, chefs et soldats, sont émus ; ils s’apaisent soudain et gardent le silence. Les chefs s’avancent pour conclure un traité, et non contents de faire la paix, ils décident de fondre les deux Etats en un seul. Les Rois se partagent l’Empire, dont le siège est établi à Rome.
L'injustice et l'agonie d'un pouvoir : Injustice à Rome (vers 500 av. J.-C.) Plainte d’un centurion (officier de l’armée romaine, commandant une centurie) : « Pendant qu’il servait, dit-il, contre les Sabins, son champ avait été ravagé et sa récolte détruite, sa maison brûlée, ses effets pillés, ses bestiaux enlevés. Dans cette détresse, il avait emprunté pour payer l’impôt ; ses dettes, grossies par les intérêts, l’avaient dépouillé d’abord du champ qu’il tenait de son père, puis de tout ce qui lui restait ; enfin, comme un mal dévorant, elles avaient atteint sa personne même. Livré à son créancier, il avait trouvé en lui non un maître, mais un geôlier, mais un bourreau ».
L’agonie de l’Empire romain (IVe s. ap. J.-C.)
Un Empereur mal obéi. En se faisant adorer comme Dieu, les gens ont fini par le détester. Des impôts accablants et mal perçus. Les sujets étaient accablés d’impôts.
Une justice mal rendue. Des troupes insuffisantes pour garder les frontières. Pénétration facile des étrangers. (Signes de décadence).
Redressement moral de l'Etat (Rome) : Ce n’était pas seulement l’armature intérieure de l’Etat dont la réparation s’imposait ; il fallait encore remettre en honneur les principes délaissés de la moralité et de la religion, car les Romains de la fin de la République s’étaient sensiblement écartés des traditions qui avaient fait jadis la force de Rome. Une vie luxueuse, amollie par les plaisirs, s’était instituée à l’existence simple et rustique des anciens Romains. La fréquence des divorces et l’inconduite des époux ruinaient le prestige de la famille.
Conclusion : Après avoir survolé l’histoire depuis la Grèce Antique jusqu’à la fin de l’Empire Romain, nous savons maintenant que ce qui se passe chez nous au IIIe Millénaire, n’est ni étrange, ni nouveau. Que ce soit n’importe quel régime, si le cœur n’y est pas, on finira toujours par décevoir le peuple, dont on est sensé défendre les intérêts.
Bha-Avira Mbiya Michel-Casimir
Coordinateur DECIDI 29 juillet 2003/ Kin


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