Le REFED/Katanga dénonce la sous-représentativité des Femmes dans les Institutions de la Transition

Réunis à Lubumbashi le samedi 12 juillet 2003, les représentants des associations membres du Réseau Femme et Développement (REFED) du Katanga avaient entre autres analysé les listes des animateurs des institutions de la transition. Il ressort de leur analyse que sur 100 % d'animateurs de la transition, 91 % sont des hommes et 9 % seulement des femmes. Pour eux, cette situation est anormale et frise la discrimination faite à l'entroit de la femme.

De ce fait, le Réfed/Katanga exige à la Commission de suivi du Dialogue intercongolais de faire pression aux différentes composantes au Dialogue Intercongolais pour que chacune d'elles respecte les engagements pris quant à la participation effective et nombreuse de la femme à la gestion de la transition.

Etant donné que la femme représente 52 % de la population congolaise et qu'elle a les mêmes droits politiques que l'homme, le Réfed/Katanga recommande aux hommes de corriger ces erreurs discriminatoires à l'égard de la femme.

Les femmes congolaises n'ont pas été oubliées. Le Réfed les invite à plus de solidarité pour faire des pressions de grande envergure pour que les femmes soient admises à des hauts postes de responsabilité politique et les encourage à se porter candidates dans les différentes commissions d'appui à la démocratie.

Par ailleurs, par l'entremise de sa secrétaire permanente, Madame KAT KAMBOL Françoise, le Réfed/Katanga a adressé à chaque femme désignée animatrice de la transition un message de félicitation. Profitant de cette occasion, elle a tenu à leur rappeler que toutes les femmes congolaises avaient milité pour que la paix revienne au pays et que la femme soit présente à tous les niveaux de responsabilité dans notre pays. Elle a souligné qu'elle était heureuse de constater que la présence des femmes dans les institutions de la transition est une réalité, en dépit de leur nombre insignifiant à différents niveaux.

Elle les a ensuite interpelées pour que chacune d'elles soit consciente de l'infériorité numérique de la femme dans les institutions de la transition, qu'elle ne se contente pas tout simplement de sa présence dans les institutions de la transition, qu'elle n'ignore pas que la femme est sous représentée dans ces institutions et qu'elle puisse se déployer dans le lobbying et le plaidoyer en faveur de la participation d'autres femmes. Pour le Réfed/Katanga, la lutte pour une bonne représentativité de la femme dans les institutions de la transition doit continuer.