LE MONDE DES ONG N° 18

*PREMIERE SESSION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CNONGD
C’est jeudi 26 février 2004 que le Conseil d’administration du Conseil National des ONG de Développement (CNONGD), réuni à Kinshasa depuis lundi 23 février en sa première session annuelle, devrait clore ses travaux. Plusieurs points figuraient à l’ordre du jour de cette rencontre : outre la relecture des différents rapports des organes, les administrateurs se sont également penchés sur les activités récentes ou en cours qui sont des points-repères pour le mouvement. Il s’agit notamment des recommandations de l’audit externe international, de l’avancée du processus d’évaluation et des préparatifs de l’Assemblée générale ordinaire. En plus de tout cela, les onze représentants des Conseils Régionaux des ONG de Développement (CRONGD) se sont sans doutes prononcés aussi sur des matières tout également importantes concernant les textes de base du CNONGD, la situation dans les provinces, les projets spécifiques le planning de travail pour les mois à venir.
Il faut indiquer que, juste à la fin de ces travaux, les administrateurs vont poursuivre les réflexions sur l’état du mouvement ONGD en RDC, cette-fois au cours d’une session d’auto-évaluation élargie à des secrétaires exécutifs des CRONG et aux membres du secrétariat exécutif national. Dans une modération du professeur Mpasi a Tezo, il sera question de revisiter tout le travail abattu de 2001 à 2003 et voir comment capitaliser les acquis. Cet exercice va se dérouler au Centre catholique Nganda du vendredi 27 au dimanche 29 février.
En fait, il se situe dans le cadre du processus d’évaluation du CNONGD pour les années 2002-2004. En ce mois de mars, les évaluateurs vont poursuivre leurs consultations dans quelques provinces de la RDC. . Il faut souligner que le réseau CNONGD-CRONGD-ONGD n’est pas à son premier exercice d’évaluation. Le premier plan d’action de cette plate-forme (1991-1994) a été évaluée en 1995, ce qui a facilité l’élaboration du plan d’opérations 1997-2000. En 1997, une évaluation des CRONGD a été conduite et la synthèse de ce travail a été présentée à l’Assemblée générale du CNONGD de 1997 à Lubumbashi (Katanga). De mai à juillet 1999, l’équipe d’évaluateurs externes, composée de Mme Marie-José Mavinga du CEFORMAD et du Père Richard Erpicum du CEPAS, a animé la dernière évaluation en date.
*MISE EN ROUTE D’UN PROJET D’APPUI A LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION EN RDC
Après bien d’autres initiatives, le PNUD a convié, mardi 24 février 2004 à Kinshasa, un parterre de représentants des institutions de la transition, des bailleurs de fonds et de la Société civile de la RDC (Observatoire Anti-Corruption et CNONGD) à une « réunion d’approbation des projets/programmes » dans le cadre de son appui au processus de transition politique, concernant un projet d’appui à la lutte contre la corruption. Cette séance de travail a permis d’enrichir la première formulation de projet en indiquant ses limites et les opportunités à saisir pour que ce projet-pilote lance sur terrain une activité de durabilité.
Dans sa note de résumé, le PNUD est écrit que « ce projet vise à engager les autorités politiques et la population en RDC dans la lutte contre la corruption. Trois produits seront générés dans ce contexte :
- la stratégie nationale contre la corruption est redynamisée et révisée, une loi contre la corruption est soumise au parlement et une culture de transparence est promue au niveau administratif national ;
- la population des trois provinces est sensibilisée sur les formes, coûts et risques de la corruption
- les bailleurs de fonds sont mobilisés pour soutenir le réseau anti-corruption dans les années prochaines.
A cet effet, le projet est composé de trois activités principales :
- d’abord, l’organisation d’un atelier national portant sur une évaluation et un affinement de la Stratégie national contre la corruption et de la loi contre la corruption. Les recommandations issues de l’atelier contribueront à l’enrichissement de la stratégie et sa mise en oeuvre ainsi qu’à l’élaboration d’un projet de loi conte la corruption ;
- ensuite sera constitué un groupe consultatif composé des parlementaires, fonctionnaires de la cour des comptes, de l’inspection générale des finances, de la CELC et des représentants de la société civile. Ce groupe qui se réunira à une base mensuelle produira des recommandations pour améliorer la transparence du contrôle des finances publiques ;
- enfin, des ateliers de sensibilisation seront organisés dans trois provinces-pilotes (Maniema, Kasaï Oriental, Sud-Kivu), réunissant des fonctionnaires de l’administration, des représentants de la Société civile et du secteur privé ».
Pour la gouverne, ce projet du PNUD a comme bénéficiaires directs la Commission de l’Ethique et de Lutte contre la Corruption (CELC) et l’Observatoire Anti-Corruption (OAC). C’est cette dernière ONG qui est responsable de la tenue des ateliers de sensibilisation dans les trois provinces-pilotes en principe au cours du second semestre de l’année en cours.