LES FAUSSES CROYANCES LIEES AU VIH/SIDA

Comme en RDC en général et à Bukavu en particulier, de terribles légendes urbaines au sujet du sida circulent depuis que la maladie a été portée à l'attention du public, au début des années 80.
Il y a eu des histoires de seringues contaminées au VIH dans des boîtes de nuit et des salles de cinéma, d'autres de condoms percés au moyen d'épingles sur les tablettes des pharmacies, d'autres encore de prédateurs sexuels infectés par le VIH.
Un nouveau livre tente de démystifier la question une fois pour toutes. Dans son ouvrage intitulé "Once Upon a Virus - AIDS Legends and Vernacular Risk Perception", Diane Goldstein se penche sur la fabrication des légendes urbaine ayant accompagné la propagation du sida.
Mme Goldstein, qui enseigne le folklore à l'Université Mémorial de Terre-Neuve, à Saint-Jean, a entrepris de se consacrer à ce projet il y a plusieurs années, afin de donner à ses étudiants une idée de ce que pouvait être le folklore contemporain.
"J'ai commencé par noter des blagues sur le sida, des graffitis sur le sida que je voyais sur le campus et en d'autres endroits, toutes sortes de choses associées au sida", a-t-elle indiqué.
"Je portais attention aux histoires, et elles constituaient une réaction très forte à la maladie, et c'est alors que je m'y suis intéressée."
Dans son livre, Mme Goldstein s'attarde à une série de légendes urbaines afin d'examiner de quelle façon de telles histoires affectent la réaction des gens face à la maladie.
Plusieurs des légendes urbaines présentées dans l'ouvrage remontent à plusieurs siècles et reposent sur des histoires qui étaient alors couramment véhiculées au sujet de maladies comme la lèpre ou la syphilis.

Maître Emmanuel CISHUGI
COORDINATEUR DE REDS/SUD-KIVU