LES QUESTIONS ET REPONSES SUR LE VIH/SIDA

: Qu'est ce que le VIH ? Le VIH est un virus qui attaque les défenses organiques jusqu'à les affaiblir ou les détruire totalement. Cela a pour effet d'entraîner l'apparition d'infections graves causées par des microbes ou encore des cancers ou des tumeurs.

2 : Comment se transmet ce virus ?
Le virus se transmet uniquement par le sperme, le sang ou les sécrétions vaginales où il peut être présent en grande quantité. A ce jour, il n'y a pas de risque prouvé, en revanche, dans la salive, les larmes, l'urine ou la sueur.

3 : Est-ce que un seul rapport sexuel peut contaminer ?
Oui, un seul contact sexuel, même incomplet, sans préservatif, avec une personne contaminée suffit, car le risque est le même s'il n'y a pas pénétration. Exemple, dans le cas des caresses, si un homme caresse le sexe de son ou de partenaire avec sa verge, une seule goutte de son sperme suffit pour transmettre le virus. Le risque est moindre mais subsiste s'il y a fellation ou cunnilingus. Tout contact avec les parties sexuelles d'une personne doit donc être protégé.

4 : Y-a-t-il risque de contamination si on partage le même verre, le même lit, les mêmes couverts ou la même baignoire qu'un séropositif ?
Non, il n'y a absolument aucun risque. Il faut seulement éviter d'être en contact avec le sang ou les sécrétions sexuelles. Il faut donc éviter de se servir du rasoir ou de la brosse à dents d'une personne séropositive car il y aurait risque en cas de coupure ou de gencives irritées.

5 : Le fait de bien se laver après un rapport diminue les risques ?
Non, en aucune manière. Le virus a beau être fragile, se laver après un rapport ne préserve en rien du sida. Il n'y a que le préservatif pour se protéger efficacement.

6 : Y a-t-il un risque de contamination si on se baigne dans une piscine ?
Non, il n'y a aucun risque. Le virus ne se transmet ni par l'eau, ni par l'air. Il faut qu'il y ait un contact prolongé avec des sécrétions vaginales, du sperme ou du sang.

7 : Peut-on attraper le virus par un insecte ou un animal domestique ?
Non, le virus ne se transmet qu'à l'intérieur de l'espèce humaine : de l'homme à l'homme ou à la femme et réciproquement. Aucune piqûre d'insecte, aucune morsure d'animal ne peut le transmettre.

8 : Le baiser profond est-il risqué ?
Non, car la salive ne contient qu'une quantité minime de virus, lequel va être fragilisé par les enzymes qui composent la salive.

9 : Risque-t-on d'être contaminé en donnant son sang pour une collecte ?
Non, car le matériel utilisé ne sert qu'une fois. Il est donc renouvelé à chaque prise de sang.

10 : Si l'on se trouve des ganglions au cou, à l'aine ou sous les bras, est-ce un signe de contamination ?
Non, pas forcément, car les ganglions apparaissent aussi pour une angine ou une infection ou un autre virus moins dangereux.

11 :P eut-on être contaminé chez le dentiste ?
Non, les dentistes comme les organismes de collectes de sang ou les acupuncteurs, utilisent un matériel qui ne sert qu'une fois ou qui offre toutes les garanties d'un matériel stérilisé.

12 : Une femme est-elle plus facilement contaminée par un homme que l'inverse ?
Oui. La différence de risque de contamination est environ du simple au double entre les deux sexes. Une femme court donc deux fois plus le risque d'être contaminée par un homme qu'un homme par une femme.

13 : Y-a-t-il une ou des pratiques sexuelles présentant plus de risques que d'autres ?
Oui, la sodomie. La pénétration anale sans préservatif est la plus risquée avec la pénétration vaginale lorsqu'une femme a ses règles. Quoi qu'il en soit, la pénétration vaginale sans préservatif reste une pratique à risque.

14 : Le virus est-il présent dans l'air ou dans l'eau ?
Absolument pas. Le VIH ne vit que dans l'organisme d'une personne contaminée. Il est présent et circule dans son sang et dans la plupart de ses sécrétions corporelles et cela à des taux variables.

15 : Y-a-t-il d'autres modes de contaminations que l'acte sexuel ?
Oui, les toxicomanes qui se piquent avec des drogues dures et partagent des seringues, sans souci d'hygiène, sont menacés par le virus. Dans le cas d'une fellation ou d'un cunnilingus faits à une personne infectée, il y a danger car la moindre plaie dans la bouche (lèvres ou gencives) ou dans l'oesophage, peut être contaminée par le sperme ou les sécrétions sexuelles. De la même façon, les règles sont aussi des vecteurs possibles si la femme est séropositive. Enfin, si la mère est contaminée, le virus se transmet au foetus, pendant la grossesse.

16 : Y a t il des personnes moins sensibles au virus et donc susceptibles de résister plus longtemps à une infection ?
Oui. Tout dépend de l'état du système immunitaire de la personne en contact avec le virus. Le VIH s'il reste très dangereux et contaminant semble l'être moins que d'autres maladies mais il faut garder à l'esprit qu'un seul rapport suffit.

17 : Faut-il mettre un préservatif lorsqu'il y a seulement pénétration anale ?
Il faut toujours mettre un préservatif ! La pénétration anale ou sodomie, donc par l'anus, est plus risquée que la pénétration vaginale car l'intérieur du rectum est plus fragile et comporte davantage de vaisseaux sanguins susceptibles de se rompre lors du rapport.

18 : Comment se protéger au mieux pour une pénétration anale ?
Pour une pénétration sans risque par l'anus, il faut utiliser le préservatif, bien entendu, mais avec un lubrifiant adapté. La capote ne doit en aucun cas risquer de se déchirer pendant l'acte. Ce qu'on peut utiliser : tous les gels intimes solubles à l'eau et vendus en grande surface et en pharmacie comme : Hyalomiel, Premicia, Pharmatex-lubrifiant, Sensitube, KY. Mais en aucun on ne doit utiliser de l'huile, du beurre, des crèmes grasses ou solaires, et surtout pas de vaseline ni Cetavlon ou Nivéa.

19 : Que veut dire séropositif ?
On est séropositif si, après avoir fait un test afin de savoir si le virus est ou non dans notre organisme, la réponse est positive. Ce test s'appelle test de dépistage, nous en parlons plus loin. Le fait d'être séropositif ne veut pas dire que la personne a le sida ou qu'elle est malade. Etre séropositif, c'est être porteur du virus et l'on peut, malgré cela, vivre normalement (mais plus comme avant), tant que le virus sommeille dans l'organisme.

20 : Un séropositif peut-il devenir séronégatif ?
Non, seule exception, les bébés non infectés, nés de mère séropositive, qui, eux, ne seront à leur tour séropositifs que quelques mois, avant de devenir définitivement séronégatifs.

21 : Un enfant contaminé qui va à l'école, peut-il contaminer les autres enfants ?
Non, même s'il griffe ou mord un autre enfant. Il faut un contact long pour que le virus puisse être transmis.
22 : Les parents d'un enfant séropositif doivent-ils prévenir l'école ?
Non, ils n'y sont pas obligés. Ils peuvent prévenir la directrice de l'école qui est tenue au secret professionnel et ne doit en informer ni les autres parents, ni les enseignants. Selon la loi, seul le sida, donc pas la séropositivité, doit être déclarée et là encore, de façon non nominative.

23 : Existe-t-il des moyens pour ralentir l'évolution du sida chez une personne atteinte par le virus?
Oui. Tout d'abord, il faut savoir qu'une personne porteuse du virus n'est pas forcément malade. Elle est séropositive. Elle peut rester "porteur sain" de nombreuses années. En l'état actuel des choses, il existe des traitements visant à ralentir l'évolution de la maladie mais ils comportent tous des désagréments importants pour l'organisme qui les supporte avec difficulté.
24 : Un malade du sida est-il plus contaminant qu'un séropositif ?
A priori oui, car plus l'infection avance dans le temps, plus la quantité de virus circulant dans l'organisme de la personne infectée augmente. Le risque de transmission est encore plus important chez un malade qui a déclaré un sida que chez une personne nouvellement séropositive.
25 : Qu'est-ce qu'un test de dépistage ?
C'est une prise de sang à partir de laquelle on recherche les anti-corps que l'organisme fabrique s'il est en présence du virus VIH. Ces anti-corps se développent dans un délai de 3 semaines à 3 mois maximum. Ce qui veut dire que si on a un doute en cas de rapport sexuel non protégé ou d'injection de drogue avec partage de seringue, on devra attendre 3 mois avant de faire le test, pour être plus sûr d'avoir un résultat exact.
26 : Est-ce que faire le test, protège du sida ?
Absolument pas ! Le test ne sert qu'à repérer la présence du virus mais ne protège en rien l'organisme, puisqu'il s'agit d'une simple prise de sang. Il n'existe à ce jour aucun moyen de se prémunir contre le virus HIV.

27 : Quand doit-on faire un test de dépistage ?
Si on a eu un ou des rapports sexuels sans préservatif, avec un ou deux partenaires susceptibles d'être contaminés, on doit penser à faire le test de dépistage. De même quand on prend des drogues dures et qu'on partage la même seringue avec d'autres. Ce test est aussi recommandé aux hommes et aux femmes qui désirent avoir un enfant ainsi qu'aux personnes qui ont reçu du sang avant 1985.

28 : Peut-on faire le test sans que personne ne soit au courant ?
Oui, un peu partout en France, il existe des lieux appelés centres de dépistage. Ils sont généralement implantés dans un hôpital, souvent associés à un service de maladies vénériennes ou dites sexuellement transmissibles. Les tests sont pratiqués de façon anonyme et entièrement gratuits. La réponse du test est donnée une semaine plus tard par un médecin. Elle est faite exclusivement à la personne concernée qui doit venir sur place, chercher ce résultat. Aucune réponse ne se fait par courrier.

29 : Si on consulte un médecin pour passer le test ou lui dire qu'on est séropositif, va-t-il en parler à des proches ?
Non, car chacun de nous a droit au secret professionnel de la part des médecins, y compris les mineurs. Un mineur ou une mineure peut demander au médecin d'en parler à un proche ou à un ami par exemple.

30 : Comment se passe un test ?
Rien de compliqué. Arrivé sur place, on te demande si c'est la première fois que tu viens et ta date de naissance. Ensuite on te donne un numéro que tu conserveras car il correspond au numéro du résultat que tu viendras chercher une semaine plus tard. Puis tu vas rencontrer un médecin pour un entretien sur les raisons qui te poussent à faire ce test. Tu pourras en profiter pour lui poser toutes les questions, il est là pour y répondre, sans te juger ni te culpabiliser, en aucune façon. Enfin arrive la prise de sang, qui se déroule de façon ordinaire et de manière complètement anonyme. Une semaine plus tard tu reviens chercher tes résultats confidentiels. A nouveau, et toujours sans donner identifiant, tu rencontreras le médecin que tu as vu la première fois, à qui tu remettras ton numéro en échange de ton résultat d'analyse. Attention, un résultat négatif ne dispense pas de mettre le préservatif à chaque nouveau rapport. Si tu as des partenaires différents ou si tu ne connais pas les habitudes sexuelles de ta ou de ton partenaire actuel, tu dois absolument te protéger et protéger les autres en utilisant le préservatif.. De même, il se peut que ton dernier rapport à risque remonte à moins de 3 mois avant le test. Dans ce cas, le test n'est pas fiable. Pour être fiable, il, faut au moins laisser passer 3 mois après un rapport à risque, avant de faire le test.

31 : Peux-tu faire confiance aux tests de dépistage ?
Oui, ces tests sont vraiment fiables, il n'y a plus de risque d'erreur car on pratique maintenant une double vérification. D'abord, on procède à un test, appelé ELISA, sur 2 échantillons, avec 2 réactifs différents. Si les 2 échantillons sont négatifs, le résultat rendu est négatif. Si l'un des 2 échantillons est positif, on utilise un deuxième échantillonnage : c'est le test de confirmation appelé aussi le WESTERN-BLOT. Après cela il n'y a plus de doute.

32 : Peut-on, légalement, obliger quelqu'un à faire le test de dépistage ?
Non, selon la loi française, le test n'est obligatoire que pour le don de sang, de sperme ou d'organes

33 : Où se faire prescrire un test de dépistage ?
Plusieurs solutions sont à envisager : en sachant que le test est remboursé à 65 %, tu pourras l'effectuer chez n'importe quel médecin. Pour un test anonyme et gratuit, tu vas dans un centre de dépistage que tu trouveras dans un hôpital, au service des maladies sexuellement transmissibles. Enfin si tu es mineur ou sans couverture sociale, tu pourras faire un test anonyme et gratuit dans un centre du planning familial.

34 : Peut-on guérir du sida ?
Actuellement non, mais de nombreuses recherches notamment en matière de prévention par vaccin et de renforcement des défenses immunitaires sont en cours.

35 : Que veut dire sidéen ?
Un sidéen est une personne atteinte d'une des maladies du sida. Le terme de malade du sida est toutefois préférable à celui de sidéen, tout comme celui de malade du cancer est préférable à celui de cancéreux.

sources :

Recherche effectuée par Jean Marie BOLIKA
Réseau Sida Afrique
Coordination Afrique des Grands Lacs
Kinshasa/RDC
www.reseausida.org


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