RD Congo : Violations des droits de l’homme depuis 1960
RD Congo : Violations des droits de l’homme depuis 1960
Les violations massives des droits de l’homme ont commencé depuis l’époque coloniale dans notre pays. Mais, c’est depuis 1960, que nos frères et sœurs tuent impunément leurs compatriotes. Alors qu’avant l’Indépendance, c’était l’ennemi belge qui le faisait.
Ridiculisés à coups de fouet avant 1960, les mêmes habitants du Congo sont incarcérés, maltraités, violés et tués aujourd’hui comme des lapins. Et ceux qui le font, il y en a aujourd’hui des vivants parmi eux. Ces habitués de sang veulent réitérer leurs aventures à l’approche du 309 juin, inventant comme motif, la fin de la Transition qui ne finit pas.
La DECIDI voudrait ici relever quelques points de ce parcours ignoble et sanglant pour que la population prenne garde et fasse attention aux politiciens sans idéologie de la République Démocratique du Congo. Ils se sont faits célèbres par ceci :
1) Comme il n’y avait que Mobutu qui était mauvais, ils clamaient tout haut « Mobutu doit partir ». Et, il n’est pas parti à cette époque-là.
2) Pour le déstabiliser, ils disaient « Mobutu doit régner sans gouverner ». Et il a gouverné tout en régnant.
3) Tout en étant dans l’opposition,, certains Ministres au numéro 1 étaient au même moment chefs du gouvernement légal sous le même Mobutu, qu’ils traitaient de crapaud.
4) Le 26 septembre 1960, ils ont suggéré à Mobutu de faire encercler la résidence de Lumumba par l’Armée avec injonction de ne laisser personne y entrer ou sortir et donnèrent l’ordre aux militaires de couper l’eau et l’électricité.
5) Le 16 février 1961, neuf éminentes personnalités lumumbistes, dont Jacques Lumbala, Christophe Muzungu, Léopold Elengesa, Jean Finant, Joseph Mbuyi, Yangala, furent arrêtés et envoyés aux supplices à Bakwanga, d’où ils ne revinrent plus.
6) Le 02 juin 1966, Evariste Kimba, Jérôme Anany, Emmanuel Bamba et Alexandre Mahamba furent pendus sur la place publique, à Kinshasa à l’issue d’un procès fantaisiste. L’actuel Stade des Martyrs les honore.
7) En 1968, André-Guillaume Lubaya est tué dans des conditions atroces.
8) Le 8 octobre 1968, Pierre Mulele est sauvagement assassiné en violation flagrante de l’amnistie qui venaient d’être décrétée en faveur des exilés.
9) Après son éviction du pouvoir, Joseph Kasa-Vubu se retira dans son Mayumbe natal ; il voulut se faire soigner à l’étranger ; l’autorisation de sortir lui fut refusée, et celui-ci mourut le 29 mars 1969.
10) Le 4 juin 1969, les étudiants de l’Université Lovanium manifestent pacifiquement dans les rues de la Capitale réclamant des droits sociaux ; la manifestation est réprimée dans le sang : Bilan 125 morts et une centaine des disparus.
11) A la Conférence Nationale Souveraine, CNS, les Congolais alors Zaïrois, étaient incapables de statuer sur les dossiers de Biens Mal Acquis et de l’Assassinat. Et pourtant ils étaient tous là et ont bénéficié des acquis de ces assises.
Même si l’histoire se répète, il ne faudra pas que les erreurs aussi le soient de notre faute ou ignorance. Ceux qui ont mal géré hier et qui se compromettent aujourd’hui, seront des mauvais gestionnaires demain.
Le 30 juin 2005, de l’avis de la DECIDI, sera une journée dont les mots qui les qualifient sont à trouver dans le texte de notre Hymne National : radieux, sacré, immortel, serment de liberté,…Le soleil se lèvera le matin à l’Est et se couchera le soir à l’Ouest. Mais, cela n’exclut pas au Gouvernement actuel d’être vigilant, car, les mauvais de 1960, qui sont encore vivants aujourd’hui, ont juré de devenir pires le 30 juin 2005.
Les temps ont changé : Lumumba, Kasa-Vubu, Chombé ont bénéficié d’un vent qui avait balayé le colonialisme, Mobutu avait pleuré en 1990 à cause de Perestroïka, Mandela a conquis l’Afrique du Sud, grâce au vent international appelé l’Anti-Apartheid, Kabila a chassé Mobutu, parce que les malades ne pouvaient plus régner.
Aujourd’hui, le peuple congolais, dans sa grande majorité veut aller aux urnes et choisir ses dirigeants, de grâce, ne venaient pas avec vos aventures de 1960, car la maturité est à la porte de tout le monde.
Peuple congolais, souvenez-vous de tout cela et prenez votre destinée en mains. Que personne ne vous pousse là où vous ne voulez pas aller.
Fait à Kinshasa, le 16 juin 2005
La DECIDI
