La problématique des tracasseries à Kinshasa : défis et perspectives

Il s’est tenu en date du 23 octobre 2005, dans le chapelle presbytérienne de la Gombe, une conférence Débat axée sur le thème : la problématique des tracasseries à Kinshasa : défis et perspectives. Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la restitution des travaux de l’atelier national au centre Nganda à Kinshasa du 28 au 30 Septembre 2005, organisé par l’IRM avec appui de l’Usaid. L’occasion était indiquée pour l’Ong Forum pour la démocratie et la bonne gouvernance (Fdbg) de lancer officiellement la campagne de lutte contre la corruption et les tracasseries dans la ville de Kinshasa. Le But cette campagne est de conscientiser la population sur l’ampleur et les méfaits des tracasseries et susciter en eux, la volonté de mettre sur pieds un cadre de lutte contre ce fléau.
Elle a connu la participation de 116 personnes dont la majorité sont membres du forum pour la démocratie et la bonne gouvernance qui évoluent aux seins de notre réseau dans la ville de Kinshasa, venues tous de 18 communes et d’autres associations partenaires. La presse audio-visuelle et écrite a été associée et quelques délégués des organismes internationaux.
Trois sous thèmes ont été prévu à l’ordre du jour a savoir :
1. La problématique des tracasseries dans le circuit d’approvisionnement de la ville de Kinshasa par Monsieur Philippe NGWALA, chargé de suivi Evaluation IRM.
2. La problématique des tracasseries à Kinshasa : Défis et perceptives par Monsieur Jonas TSHIOMBELA, Président National du Forum pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance.
3. La problématique de la perception des taxes et impôts et l’organisation de la DGRAD par Monsieur Félix KABUYA de la DGRAD.
Avant ces exposés, tout est partie d’un mot de circonstances du Secrétaire Général suivi de celui du président provincial de la ville de Kinshasa de FDBG. Après ces deux mots de circonstances, une pièce de théâtre a été présenté par le troupe théâtrale du forum pour la démocratie et la bonne gouvernance section Kimbanseke sur l’ampleur et les méfaits des tracasseries dans la ville de Kinshasa.
Prenant la Parole, le premier intervenant, Monsieur Philippe NGWALA, nous parlé de la problématique des tracasseries dans le circuit d’approvisionnement dans la ville de Kinshasa. Dans son exposé, l’intervenant nous a présenté les résultats d’une enquête menée pendant 12 jours dans les ports, marchés et parkings de la ville de Kinshasa, à l’équateur, à Kisangani et au Bandundu sur un échantillon cible de 300 enquêtés. Cette enquête a-t-il dit, visait à vérifier l’hypothèse selon laquelle, il existe une pression des prélèvements illégaux sur les acteurs de la filière de commercialisation des produits vers Kinshasa avec quelques corollaires dont la perte inutile du temps de voyage, le faible usage des documents légalement exigés comme preuve de paiement, les actes d’agression et de violation des droits humains, etc.
Comme principales résultats, l’intervenant a fait remarquer dans la salle que sur l’ensemble des taxes payées, par exemple pour la ville de Kinshasa, la plus part n’ont aucune pièce justificatives soit 53 % et que sur le total du montant payé pour les prélèvements, 65 % de ce montant sont des prélèvements illégaux, c’est- à – dire
effectués par des services non autorisés, 35 % seulement sont des prélèvements légaux c’est – à – dire perçus par des services autorisés. C’est notamment le cas des autres provinces concernées par l’enquête.
Sur l’ensemble des personnes enquêtées, 40 % ont déclaré que leurs grandes difficultés sont des tracasseries administratives, policières et militaires. Il nous a fait remarquer que ces tracasseries préoccupent les gens deux fois plus que le problème de financement.
Après présentation des résultats de l’enquête, l’intervenant, a fait remarqué que les tracasseries sont un vrai problème sur l’ensemble du pays. Cela du fait qu’elle accentue la pauvreté, avilit et traumatise la personne humaine, décourage l’investissement et le commerce et pour se faire, une concertation par toutes les parties prenantes mérite d’être discuté à t’il dit, dans le but d’en définir les stratégies de lutter contre ce fléau. Il a terminer son adresse en encouragent l’initiative du forum pour la démocratie et la bonne gouvernance.
Le deuxième intervenant, M. Jonas Tshiombela Kabiena, le président national de notre Ong, forum pour la Démocratie et la bonne gouvernance(Fdbg), nous a parlé de la problématique des tracasseries à Kinshasa : défis et perceptives. Il est parti de la définition du concept tracasserie et ensuite, il nous a donné les différentes formes des tracasseries.
Pour le président national, cette nouvelle forme de la corruption se manifeste dans plusieurs domaines de la vie nationale. Les tracasseries démoralisent, découragent, désorientent les recettes communautaires. La pression des tracasseries est tellement forte qu’elle décourage les gens de prendre le risque d’investir, elle n’offre aucune chance au ménage d’améliorer leur revenu, elles favorisent la fraude, et l’illégalité. Pas de chance pour la relance économique et une paix durable.
« Nous ne pouvons pas prétendre développer notre nation tout en encourageant des attitudes et comportements contraire à nos ambitions » s’est- il exclamé peu avant de terminer son exposé. Que faire c’est la question qu’il s’est posé? Il a demandé aux participants de s’engager dés maintenant et tout de suite en des structures pour lutter contre ce fléau, en commençant par la base.
Et enfin, le troisième intervenant, Monsieur Félix , a expliquer d’une manière détaillé les rôles joué par la DGRAD dans la perception des taxes et a éclaircis les participants sur les différentes taxes perçues par la DGRAD. Pour l’orateur, la population ne connaît pas ses droits, voila une des raisons qui fait qu’ils soient victimes de toutes sortes de tracasseries. D’où il invite cette dernière a connaître ses droits et obligations pour son bien-être.
Après ces trois brillants exposés, une série des questions ont été posés aux intervenants. A toutes ces question, les participants ont éprouvés le besoin d’être formé sur les tracasseries et surtout de se constituer en commission pour lutter efficacement contre ce fléau qui ronge notre société. Enfin un groupe des participants s’est engagés à former le prochains noyau de lutte contre les tracasseries et autres formes de la corruption. Notons cette manifestation s’inscrit dans le cadre de l’initiative personnelle de Fdbg dans le cadre de lutte contre les antivaleurs et a été rendu possible grâce à l’autofinancement par voie de cotisation mensuelle de ses membres.

Commencer a 14hoo, la manifestation a pris fin à 17h30.
Fait à Kinshasa, le 23 octobre 2005
Joël MPOYI NTANDA
Secrétaire Général