Journée Internationale de la Jeunesse: LA JEUNESSE AU CŒUR DE LA RECONSTRUCTION

LA JEUNESSE AU CŒUR DE LA RECONSTRUCTION,

Les jeunes de la sous-région des grands-lacs africains et spécialement ceux de la République Démocratique du Congo, du Rwanda et du Burundi sont de plus en plus conscients du rôle qu’ils sont appelés à jouer pour un avenir meilleur et la prospérité de leurs pays.
Profitant de la journée internationale de la jeunesse célébrée chaque 12 août, les jeunes de la chorale « Caritas » de la RUZIZI se sont retrouvés pour échanger et réfléchir ensemble sur les problèmes qui se posent dans leur milieu. C’était l’occasion pour jeter un regard rétroactif sur les premières élections passées et en tirer toutes les leçons pour les prochaines échéances électorales qui seront provinciales et locales donc de proximité.
Ces jeunes n’ont pas manqué de s’étonner des polémiques et autres commentaires non apaisés qui sont véhiculés par certains opérateurs politiques qui n’ont pas encore compris que l’avenir attend d’eux des signaux forts d’une reconversion de mentalités. De qui pensent-ils que leurs enfants apprendront les règles de tolérance, d’acceptation à se plier à la voix de la majorité… ?
Le problème de pacification ne saurait être une affaire exclusivement d’adultes ex belligérants, opérateurs politiques ou de la communauté internationale. Il nécessite l’implication de toutes les forces vives pour garantir une concorde sociale durable.
Dans cet effort, la contribution de tous est requise.
Or, les jeunes ne sont pas que des parasites à la remorque de quelques adultes qui leur font subir la dépravation des valeurs sociales détruites.
Face à une génération moralement affectée par des anti-valeurs, il apparaît qu’un travail à la base s’avère indispensable pour prétendre à une reconstruction de la société car il s’agit d’une re-fondation morale à opérer.
C’est à cette tâche que vont œuvrer les jeunes dans leur milieu pour entraîner beaucoup d’autres à des travaux d’utilité communautaire.
Les personnes âgées, les enfants défavorisés en nombre toujours croissant à NGUBA vont faire l’objet d’une attention particulière à l’approche des pluies et de l’ouverture scolaire.
Il est peut-être temps aussi de penser aux échanges qui ont jadis caractérisé les jeunes de la sous-région. Ils sont de plus en plus nombreux dans les pays concernés à croire que le passé conflictuel devrait laisser la place à des visions communes pour des jeunes qui ont besoin d’espace toujours plus large pour porter leurs ambitions.

Nguba, 13 août 2006

Francis LWANGO K.
Etudiant en Communication sociale
Université LUMIERE du BURUNDI