National Geographic, une télévision américaine, réalise un documentaire sur les Bonobos à Mbou-Mon-Tour

NATIONAL GEOGRAPHIC, UNE TELEVISION AMERICAINE, REALISE UN DOCUMENTAIRE SUR LES BONOBOS A MBOU-MON-TOUR

MBOU- MON- TOUR est à la fois le nom d’une ONG et celui de sa ferme agro-pastorale. C’est cette ferme qui est pratiquement devenue le pôle d’attraction des personnes qui s’intéressent à la conservation de la nature, plus particulièrement aux bonobos. Son waypoint est le suivant :latitude (Sud) :-2.5883600 ; longitude (Est): 16.4708900.

En effet, depuis la confirmation par WWF (Fonds Mondial pour la Nature) de notre information sur la présence des bonobos dans notre région, beaucoup de chercheurs manifestent de plus en plus le désir de s’y rendre ; car notre zone d’intervention est l’un des rares endroits au monde où les bonobos peuvent être observés à moins de 5 km des villages. En outre, ses forêts ne sont pas marécageuses comme celles de la province de l’Equateur.

L’importance de cette région a amené WWF à modifier profondément les limites du landscape Lac Tumba, aux fins d’y inclure notre zone d’intervention ; c’est-à-dire les territoires de Bolobo, Mushie, Yumbi, Inongo et Kutu.

Après le documentaire sur les bonobos réalisé au mois de février dernier par Antenne A, une chaîne de télévision congolaise, Mbou-Mon-Tour a été honorée par la visite y effectuée du 07 au 10 août 2006 par la délégation de National Geographic et de 3 ONG internationales (WWF, CARPE et CBFP).

Composée de 10 personnes, cette délégation a pu observer et filmer les bonobos à moins de 3 km de Mbou-Mon-Tour, notre ferme agro-pastorale. Les téléspectateurs de National Geographic, la chaîne de télévision américaine, suivront dans les prochains jours ce documentaire qui comprend également les danses folkloriques locales.

Compte tenu de sa proximité avec Kinshasa et de son facile accès , notre zone d’intervention est un endroit idéal pour le développement des activités touristiques. En outre, les us et coutumes des populations locales protègent les bonobos. Cela est d’autant plus vrai qu’en dépit des ravages que causent fréquemment ces derniers aux plantations de cannes à sucre et de bananes, les victimes ne sont nullement autorisées à les abattre.

Pour les Téké, le bonobo est un descendant d’un ancêtre guerrier qui s’est réfugié dans la forêt pour n’avoir pas honoré sa dette, échappant ainsi à l’ancienne loi coutumière qui faisait d’un débiteur insolvable l’esclave de son créancier.

L’abattage et la consommation d’un bonobo ainsi que le contact avec ses excréments sont strictement interdits. La violation de ces tabous entraîne des malédictions aussi bien pour son auteur que pour sa progéniture, notamment la pauvreté, l’instabilité dans le mariage, le célibat prolongé surtout pour les filles, les maladies dermatologiques, etc. Ceux qui étaient atteints de ces malédictions devaient suivre des rites expiatoires et promettre de ne pas récidiver. D’autre part, il est de coutume chez les Boma que les familles de bonobos qui viennent paître dans une ancienne bananeraie appartenant à un individu, deviennent la propriété de ce dernier qui en assurera la garde en tant que patriarche ; c’est un motif de fierté légitime.

Par ailleurs, il nous parait urgent de capitaliser tous ces atouts et de créer des moyens alternatifs de subsistance en faveur des communautés locales qui ont massivement adhéré au projet de conservation des bonobos et d’autres espèces évoquées sommairement dans notre précédent article. C’est un appel que nous lançons aux hommes et femmes de bonne volonté, à travers le monde.

Pour plus de renseignements sur Mbou-Mon-Tour, veuillez consulter notre site www.societecivile.cd/membre/mmt ou nous écrire à l’adresse électronique :ongmboumontour@yahoo.fr

Jean- Christophe BOKIKA
Président de Mbou- Mon- Tour.