LA CLÔTURE DU DIALOGUE INTER CONGOLAIS (DIC)

AVEC LA CLÔTURE DU DIALOGUE INTER CONGOLAIS (DIC)
Le CONAFED invite chaque composante à respecter la résolution 1325 de l’ONU.
A la veille de la clôture des travaux du DIC, le CONAFED lance une sonnette d’alarme à chaque composante de ce forum, de façon à voir la femme être représentée à 30 % au moins dans les structures de l’Etat pendant la transition.
Le CONAFED se fera le devoir d’être la tour de contrôle pour le suivi de cet engagement. Ayant en outre plusieurs tours dans ses manches, le CONAFED aura le loisir de rappeler à l’ordre à sa façon chaque composante en vue du respect de la résolution 1325 de l’ONU.
Enfin le Dialogue Inter Congolais a pris fin le mercredi 03 avril 2003, à Sun City, en Afrique du Sud. Cette issue heureuse des négociations politiques inter congolaises vient de donner certes un nouvel ordre politique à notre pays, mais aussi et surtout à chaque fille et fils du grand Congo des raisons d’espérer à un avenir meilleur ; lequel passe par le respect des nouvelles règles du jeu à établir à partir de la nouvelle constitution et de la parole donnée.
C’est sur ce terrain que le Comité National Femme et Développement (CONAFED) attend toutes les composantes au Dialogue Inter Congolais. Menant des actions de sensibilisation et de mobilisation de l’opinion publique dans le cadre de la problématique du « Gender », en proposant à chaque fois des explications et des solutions adaptées, tirées des expériences de terrain, le Conafed tient à voir toutes les composantes respecter comme promis la résolution 1325 de l’ONU relative à la représentativité des femmes.
En effet, lors des différents travaux du Dialogue Inter Congolais, les femmes ont pu obtenir des parties signataires de l’Accord Global et Inclusif, l’engagement du respect de la représentation à hauteur de 30 % au moins des femmes dans les institutions de la transition. Ce sera une juste reconnaissance car, avec leurs enfants, les femmes ont payé et continuent encore à payer le plus lourd tribut de la guerre qui dure depuis 1997. en outre, elles ont été de toutes les assises, les véritables actrices de la pacification du pays et de la concorde nationale. Sans armes à la main, les femmes ont beaucoup donné pour que le Congo arrive à l’endossement de l’Accord Global et Inclusif. De ce fait, la femme congolaise refuse d’être le dindon de la farce.
Elise MUHIMUZI
Secrétaire Permanente du CONAFED.