CHANGER NOS DESERTS EN JARDINS : LA COMMUNAUTE SANT’EGIDIO A MUGUNGA

Partis de Bukavu par le bateau Miss Rafiki ce mardi 24 février 2009, c’est une cinquantaine de jeunes de Bukavu, membre de la communauté de Sant’Egidio qui sont allé se joindre à leurs collègues de Goma pour une activité de distribution de non vivres aux déplacés de guerre du site de Mugunga au Sud de la ville de Goma.
Ils sont arrivés au port de Goma où les attendaient des minibus loués pour la circonstance et devant les conduire à plus de 18 km de la ville, au centre Maria Mama à Buhimba.
C’est depuis plus de deux mois que filles et garçons de la communauté se sont cotisés pour préparer ce voyage dont l’aller vient de se terminer par l’hébergement. Rien d’autre n’est prévu pour cette journée que les jeunes préfèrent achever par des baignades de détente, le centre se situant superbément au bord du lac Kivu.
Déo Musafiri de L1 Sciences Administratives à l’UOB est de la partie et nous a parlé de sa communauté dont il est membre depuis plus de 2 ans et qui compte plus de 200 membres à Bukavu. C’est au travers la bibliothèque de son père qu’il a découvert la communauté même s’il faudra l’interventyion d’une fille de son auditoire pour le convaincre à adhérer en 2007. Ce jeune étudiant s’estime comblé car la communauté l’a mis en contact avec les enfants de la rue, l’école de la paix et surtout la mis en relation avec d’autres jeunes.
Nous parlant du programme, il sait qu’il y aura une conférence, une visite aux déplacé et la liturgie des cendres.
La journée du 25 février commence par des baignades, puis, après le petit déjeuner, les jeunes attendent les bus qui les conduiront au camp des déplacés. Dans l’entre-temps, les responsables sont allés accueillir une délégation internationale qui entre au Congo par Gisenyi, au Rwanda. Elle est composée de Mr Matteo Zuppi et Dom Francesco qui seront acceuillis par Patrick Balemba, responsable national de la communauté en RDCongo, qu’accompagnent les responsables au Nord-Kivu et à Uvira.
Il est 13 heures passées, lorsque les jeunes arrivent au camp de Mugunga et commencent à décharger le camion plein de bâche. Renseignement leur arrivée dans la ville, les hôtes de la communauté, Matteo et Francesco ont commencé par les civilités qu’ils présentent au vicaire général de Goma, avant de rejoindre les jeunes au camp.
Les distributions peuvent alors commencer. Contrairement à ce que font la plupart des ONG, ici la priorité a été réservée aux personnes handicapées et autres âgées qui ont été préalablement recencées.
Après la distribution lancée par Matteo et Francesco, les membres effectuent une visite du camp.
Au fait, les responsables de la communauté vont visiter une parcelle offerte gracieusement par un habitant afin que la communauté y érige une école qui pourrait servir non seulement aux déplacés mais aussi aux habitants de Mugunga.
Il faut courir contre la montre puisqu’il reste deux activités non moins importantes : la conférence et la cérémonie d’imposition des cendres.
Pour ce faire, c’est le centre Emmaüs, en centre ville, quia été choisi, et c’est le père Francesco qui anime ou co anime avec Dom Matteo.
Pour la communauté, le geste posé est un signe qu’elle s’engage à perpétuer en faveur des deplaces de mugunga afin de leur éviter le désespoir. Ce geste de carême est une matérialisation du partage que nous qui est la forme de jeune recommandée par les écritures aux côtés d’autres signes tel que se couvrir de sac, changer d’habitude, quitter son confort habituel.
Le temps n’a pas suffit pour écouter des témoignages dont celui de Billy qui a rencontré la communauté lors de son séjour en prison où il était abandonné par tous.
Un des plus heureux sera le jeune Etienne RAFIKI, 12 ans, élève à l’EP Saint François de KADUTU qui a bénéficié de l’attention de tous les aînés pendant cette sortie.
Parmi les accompagnateurs discrets, l’abbé Jean Dominique UYERGIU qui nous a livré ses impression de satisfaction. Pour lui, la communauté est une grande opportunité pour notre temps. Elle peut réaliser plus si les liens internes sont consolidés. C’est à cela que servent les nombreuses sorties dont celle-ci que les jeunes ont clôturé le jeudi 26 février, en retournant, pour ceux de Bukavu, par le même bateau Miss Rafiki, heureux d’avoir procuré un peu de joie.

Sylvain MASIRIKA, Humanitas


Lien Internet suggéré

Brève description du lien

Article et photos