La RDC, en tête du hit-parade des violences masculines à l'endroit de la femme

La RDC serait-elle en tête du classement mondial des violences masculines à l'endroit de la femme féminine ?
Oui, semble répondre Jane Morse, Rédactrice au Bureau d'information internationale du Département d'Etat américain, auteur d'un article paru sur Usinfo-Actualités et intitulé
"Le message de Mme Clinton sur la violence contre les femmes résonne de par le monde"
Dans un paragraphe de cet article, la Rédactrice américaine affirme que la violence contre les femmes est particulièrement grave en Afrique. Elle ajoute que cette violence n’est nulle part aussi « horrible » qu’en RDC où les affrontements entre factions ont des effets atroces sur les femmes. A la fin du paragraphe, la Rédactrice avance le chiffre de 1.100 victimes par mois enregistrées en RDC.
Mille cent ! Pas plus, ni moins ! Révélation troublante et bouleversante que ce chiffre de 1.100 victimes par mois.
Si ce chiffre se révélait exact, cela signifierait qu’en RDC,
Toutes les 39 minutes, une femme non-consentante pleure en silence du fait d’être touchée dans son honneur féminin par un illustre inconnu, partenaire imprévu, inattendu, incongru et impromptu.
Toutes les 39 minutes, une femme non-consentante est la proie d’un illustre inconnu dans un rapport non-consensuel, sans amour, ni respect mutuel
Toutes les 39 minutes, l'honneur féminin est bafoué par l'horreur masculine
Toutes les 39 minutes une femme est obligée par un illustre inconnu de former avec lui un couple clandestin, et non-contractuel afin de rabaisser ensemble la dignité humaine au niveau de la bestialité. (Encore que même chez les bêtes sauvages, le mâle ne s'approche de la femelle qu'avec le consentement de cette dernière, laquelle ne se rend disponible, et ne se prête à ce noble jeu, qu'en sa saison)
Face à cette troublante et bouleversante révélation, que faire ?
Oui, que faire? Et qui doit faire quoi ? Avec quels moyens ? Qui doit agir ? Est-ce l'Etat ? Le Gouvernement ? La Société ? La Communauté (Nationale, Internationale, ...) ? Dans quel sens ? Avec quels programmes, quels projets, quels budgets, quels financements ? ....
Dans son article, la Rédactrice américaine signale l'existence d’une multitude de programmes d'aide des Etats-Unis à l'endroit des victimes de ces violences en Afrique, en Europe, en Eurasie, au Continent américain, en Asie méridionale et centrale, en Asie de l'Est, en Océanie, et au Proche-Orient. Ces programmes incluent également la prévention des violences contre les femmes, l’autonomisation des femmes et des jeunes …
D'ores et déjà, pour le programme d'aide aux victimes de ces violences en RDC, le chiffre de 17 millions de dollars Us a même déjà été avancé. Reste la mise en œuvre de ce programme avec l'intervention de différents acteurs internes et externes, pour une gestion efficace et des résultats palpables sur terrain.
Mais l'article de la Rédactrice américaine s'est terminé sur un constat amer. Selon ce constat, bien qu'une femme sur trois dans le monde soit l'objet d'actes de violence au cours de sa vie, de nombreux pays n'ont pas encore adopté de loi pour prévenir les violences de cette nature.
Maintenant que la RDC détient la palme de "championne" dans le domaine des violences masculines à l'endroit de l'éternel féminin;
Maintenant que cette palme trouble et bouleverse les consciences tant nationales qu'internationales, voici venu le temps de faire adopter, voter et appliquer une bonne loi qui engloberait des actions d'anticipation, de dissuasion, de prévention, de pacification, d'éducation, de répression, de guérison et de réhabilitation au profit non seulement de la femme féminine, mais aussi de l'homme masculin (Malade, obsédé, dominé par ses bas-instincts, possédé par les démons de la perversité…)
Car,
Si nous n'envisageons que des actions en aval, en négligeant celles en amont
Si nous nous attaquons seulement aux conséquences lointaines et secondaires en négligeant les causes primaires,
Si nous nous limitons de voler tardivement au secours de la femme (que nous savons vulnérable en temps de crise) sans empêcher l'éclatement des situations de crise
Si nous n'envisageons que des actions au bénéfice du genre féminin en négligeant le genre masculin. Alors,
Alors, nous risquons, tôt ou tard, d'être accusés par les générations montantes, d'avoir fait du "business" sans régler le problème en profondeur. D’avoir fait du "business" sous les apparences des aides d'urgence à l'endroit de l'éternel féminin.

DINGANGA N’LANDU
Acteur Non-Etatique (ANE)
Membre de la Société Civil
didodinganga@yahoo.fr