LA SOCICO)/KASAI OCCIDENTAL REAGIT A L’ARTICLE L’ARTICLE DE MONSIEUR J.E. KOTA PARU DANS KONGO TIMES

DECLARATION DE LA COORDINANTION PROVINCIALE DE LA SOCIETE CIVILE DU CONGO (SOCICO)/KASAI OCCIDENTAL AU SUJET DE L’ARTICLE DE MONSIEUR J.E. KOTA PARU DANS KONGO TIMES CONCERNANT LA PRESTATION DES ACTEURS ET DES INSTITUTIONS POLITIQUES DE LA RDC.

La Coordination Provinciale de la Société Civile du Congo (SOCICO/Kasaï occidental), a lu avec un profond regret l’article intitulé « 2009 en RDC : bagarres, destitutions et querelles de leadership à travers les provinces », publié sur le site Internet www.KongoTimes.info sous la plume de J.E. KOTA par Kongo Times de janvier 2010.
La Coordination Provinciale de la SOCICO/KASAI OCCIDENTAL salue l’initiative et le courage de Monsieur J.E. KOTA et de Kongo Times de dénoncer les pratiques de certains acteurs politiques incompatibles avec les aspirations profondes du peuple congolais, en l’occurrence la démocratie, la paix et l’amélioration des conditions de vie des Congolais. Cette dénonciation est susceptible d’interpeller les coupables, d’éveiller leur conscience à la bonne gouvernance, de renforcer les capacités de nos institutions politiques et de favoriser le développement de notre pays. A ce titre, Kongo Times et J.E. KOTA méritent les félicitations sincères de la SOCICO.
La Coordination Provinciale de la SOCICO du Kasaï Occidental déplore toutefois les inexactitudes et les déclarations mensongères concernant le Kasaï Occidental.
En effet, à la première page de son article, Monsieur J.E. KOTA parle de la destitution de Madame Valery NTOLO de son poste de Vice-Présidente de l’Assemblée Provinciale du Kasaï Occidental pour absences prolongées et autres manquements graves dans l’exercice de ses fonctions.
Avec un peu de patience et de souci de vérification, Monsieur J.E. KOTA aurait pu apprendre que Valery NTOLO est un Député de sexe masculin, et qu’en réalité c’est son successeur, Madame Pauline KAMWANDU, qui est de sexe féminin. Et cette dernière exerce ses fonctions en toute quiétude.
Pire encore, à la page 2 de son article, Monsieur J.E. KOTA relate une scène d’altercation entre le Gouverneur Kapuku et le Président Provincial de la SOCICO du Kasaï Occidental à cause des prises de position de ce dernier sur les bagarres qui se seraient déroulées à l’Assemblée Provinciale.
La SOCICO/Kasaï Occidental déclare solennellement ne rien savoir d’un tel incident et déplore que des affirmations aussi mensongères soient reportées sur les médias sans vérification préalable auprès de son Coordonnateur, présumé victime des prétendues menaces du Gouverneur Kapuku.
Si une telle situation s’était produite, la SOCICO/Kasaï Occidental n’allait pas hésiter à saisir sa hiérarchie nationale ainsi que les instances judiciaires conformément aux lois de la République.
La Coordination Provinciale de la SOCICO, qui compte en son sein des Organisations crédibles de promotion et de défense des Droits de l’Homme, n’a conféré à aucun Journal le mandat de défendre ses droits et libertés sans sa demande expresse.
La Coordination Provinciale de la SOCICO/Kasaï Occidental proteste énergiquement contre les menées subversives de Monsieur J.E. KOTA tendant à alimenter des conflits et à semer des divisions là où règnent la paix et la concorde. Elle invite, à ce sujet, les médias congolais et africains au respect des valeurs éthiques et déontologiques du journalisme et à ne pas être une presse par définition plus intéressée par les accidents, les conflits et les catastrophes et autres malheurs qui frappent le Congo démocratique et l’Afrique noire que des bonnes nouvelles. (1)
Enfin, la Société Civile du Congo/Kasaï Occidental exhorte les animateurs des organisations de défense des Droits de l’Homme et à ceux de médias congolais de veiller au respect de la dignité humaine et des droits de tous dans la présentation des faits. Elle croit fermement que même les condamnés ont des droits et que les mensonges, les calomnies, les injures et autres traitements humiliants sont répréhensibles et passibles de poursuites judiciaires.
C’est preuve de maturité, de civisme et de culture démocratique que de respecter tout citoyen, même ceux ayant la charge de gérer les institutions officielles.
Fait à Kananga, le 1er octobre 2010

Le Coordonnateur Provincial de la SOCICO,

Edel – Martin KABUTAKAPUA

(1) Déclaration de M. Henry SPRIETSMA, ancien Représentant de la Commission européenne en RDC à l’aube du 3ème millénaire :
« En tant que jeune macro-économiste spécialisé en l’économie des pays en développement, j’ai mis mes premiers pas en Afrique en 1970, … Le progrès réalisé en Afrique, encore mal distribué entre pays et groupes je l’avoue, n’a jamais été observé ailleurs et les analyses de la Banque mondiale et de l’OCDE la dessus sont équivoques : en Europe et ailleurs nous avons dû mettre beaucoup plus de temps pour arriver à des bonds en avant comparables. Ce phénomène ne reçoit pas assez d’attention puisque l’opinion publique ne le croit pas, étant confrontée, presque en permanence, à une presse par définition plus intéressée par les accidents, conflits et catastrophes et autres malheurs frappant l’Afrique, que des bonnes nouvelles »