L'ASCOVI EST POUR LA CREATION DE LA BANQUE DE CREDIT AGRICOLE EN RDCONGO

Le sommet de la FAO contre la faim dans le monde du 16 au 18 novembre 2009 , qui s'est tenu à Rome , a remis sur la table de discussions l'épineuse question de sécurité alimentaire en temps de crise , le Directeur général de la FAO, le Sénégalais Jacques Diouf, qui réalise à quel point la faim est devenue un danger pour l'humanité et la gravité du problème que pose la pauvreté , ne cache pas qu'il n'est pas du tout d'accord avec la manière dont la communauté internationale aborde les problèmes de la faim et de la pauvreté .Le récent sommet de Rome avait pour objectif de réveiller la conscience de la communauté internationale à l'égard de la démarche commune .Parmi les réponses que la communauté s'emploie à donner à la crise alimentaire mondiale de 2008 figure la sécurité alimentaire , notamment pour les populations vulnérables .Ce n'est pas rien , si cette année la FAO met l'accent sur la meilleure façon d'atteindre la
sécurité alimentaire en temps de crise .
L'alerte lancée par Jacques Diouf ,qui a observé une grève de faim , est bien accueille par les alter mondialistes congolais .Effet , en dépit de ses 135 millions d'ha de terres agricoles ,soit 34 pour cent du territoire national , te dont seulement 10 pour cent sont mis en valeur , la R-dcongo n'est pas à l'abri de la crise alimentaire , soulignent - ils .Par exemple l'association des consommateurs des produits vivriers recommande au gouvernement la création d'une banque de crédit agricole pour les producteurs de denrées alimentaires .Cette association souligne que seulement 73pour cent des congolais vivent dans l'insécurité alimentaire accrue. Les prévisions sont alarmantes et la catastrophe est toujours à nos portés , déclare PATRICE MUSOKO MBUYI , son président .Il déplore que la part du budget réservée à l'agriculture soit encore modique par rapport aux problèmes .La majorité de ceux qui souffrent de la faim , dit- il , ce sont
les producteurs des denrées alimentaires .Dans son rapport 2008 sur le développement dans le monde , la Banque Mondiale note que l'agriculture peut être au service du développement et permettre la réalisation des OMD et l'éradication de la pauvreté .La FAO regrette que l'agriculture et le secteur rural ne bénéficier pas d'investissements suffisants alors que 78 pour cent des populations dans le monde vivent en milieu rural .La crise alimentaire mondiale de 2007 -2008 a entraîné une forte hausse de prix des denrées alimentaires de base , croulent dans un état de crise certaines régions les plus pauvres du monde et causent une instabilité politique et des émeutes dans plusieurs pays avec comme conséquence notable l'improductivité des denrées alimentaires , analyse MUSOKO MBUYI .hEUREMENT ? LA r-dcongo n'a pas connu cette agitation sociale .Mais , la situation reste précaire , fait remarquer MUSOKO MBUYI , à cause des difficultés
d'accès au crédit et aux semences de haut rendement , de manque d'encadrement technique et du délabrement des routes .Conséquence: la production nationale est destinée aux marchés locaux et ne peut concurrencer les produits importées bon marché , notamment le riz les oignons , l'ail ...
Les agriculteurs de la R.dcongo ne disposent pas de connaissances suffisantes ni de possibilités d'investissement pour utiliser les techniques modernes afin de mieux maîtriser les causes naturelles .Pourtant , le développement rural contribue à environ 63 pour cent au PIBet fait vivre plus de 70 pour cent de la population .C'est pourquoi , L'AS.CO.VI RECOMMANDE AU GOUVERNEMENT de réactiver le programme de relancer agricole de l'élevage et de la péche . Ce programme met en exergue la diversification des filières d'exportation agricole , le développement de la production animale et de la péche , la distribution de semences améliorés .L'AS.CO.VI.souhaite que le gouvernement intègre les les opportunités qu'offrent les différents partenaires , nota ment la FAO, le PNUD , la BAD ,etc.D'aillleurs , la BAD a déjà injecté prés de 12 millions de dollars dans la relance du DAIPN afin de soutenir la production locale de denrées alimentaires de
base .On retiendra utilement du sommet contre la faim que la fao a lancé un appel aux gouvernements de prendre à bras le corps le problème de la faim et de la pauvreté en accordant des budgets conséquents à l'agriculture au moins 30 pour cent . Dans les faits , la plupart des pays en développement sont en déca des 10 pour cent tel que prévu dans le protocole de MAPUTO .

Source : journal le soft du 20 novembre 2009 , page 10.
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