Tôt ou tard, les Bantous dirigeraient-ils le monde ?

Durant la première moitié du 20e siècle, un certain Pasteur nommé Simon Kimbangu est citoyen de l’Etat Indépendant du Congo. Il est arrêté en 1921 pour avoir fait un rêve et l’avoir annoncé à haute voix à ses fidèles.

Le rêve prédisait l’éveil de l’homme africain, la future prise en main de son destin et même son accès à la direction du monde.

Il avait prôné la non-violence comme moyen de lutte pour permettre à l’Africain de prendre en mains son destin, et pour accéder – tôt ou tard – aux manettes de la direction du monde.

Cette liberté de pensée et de parole à un moment de l’histoire où son pays était sous administration coloniale lui valut la peine capitale commuée en prison à perpétuité.

Il mourut en 1951 derrière les barreaux de fer, après trente ans d’enfermement.

Comment l’histoire a fini par lui donner raison ?

Durant la seconde moitié du même 20e siècle, les hommes politiques africains ont transformé ce rêve, en projet puis en chantier. Et finalement, ce rêve, cette vision prophétique est devenue réalité.

En Rdc, Joseph KASA-VUBU disait que tout homme, toute femme est un MUNTU. Peu importe sa race. Peu importe qu’on dise de lui Muntu, Mutu, Moto selon les variations des intonations de nos langues africaines.

Selon lui, que nous soyons Africains, Américains, Européens, Asiatiques, Océaniens, nous sommes tous des Bantous (Pluriel de Muntu)

Faut-il s’étonner que les Bantous soient aujourd’hui en train de diriger le monde ?

Jules DINGANGA N’LANDU