RD Congo : Vives inquiétudes au sujet des effets collatéraux dans l’affaire Tungulu

Journaliste pour la promotion & la défense des droits de l’homme (JPDH), exprime ses vives inquiétudes au sujet de l’enlisement de l’affaire Tungulu, du nom du Congolais arrêté à Kinshasa, capitale de la RD Congo, arrêté fin septembre 2010 pour avoir jeté une pierre sur le convoi du président Joseph Kabila.
Il a été retrouvé, trois plus tard, mort dans un cachot de la garde républicaine. Le cabinet du procureur général évoquait un suicide, ce qui ne convainc pas, jusqu’à ce jour, les organisations locales de défense des droits de l'homme. Aussi, des activistes des droits de l’homme ont, dans la foulée, été arrêtés.
Maître Mwaka, membre des « Toges noires » a été interpellée puis gardée en détention pendant plusieurs jours avant d’être relaxée sur la base des pressions des activistes et des chancelleries accréditées à Kinshasa.
De nombreuses personnes ont aussi été brutalisées avant d’être libérées. D’autres, selon des organisations, ont fait l’objet de « chasse à la sorcière », accusées d’avoir été impliquées dans l’acte réprimé.
Gilly Kabu Mulumba, comme d’autres, a été convoqué à la justice pour être entendu sur le fait reproché à Armand Tungulu. Ils feraient actuellement l’objet de poursuites pour n’avoir pas répondu à l’invitation des autorités judiciaires. Au sujet de sa mort, se basant sur « les enquêtes préliminaires », le cabinet du procureur général de République a indiqué qu'Armand Tungulu « se serait suicidé dans la nuit du 1er au 2 octobre [...] à l'aide d'un tissu dont il se servait comme oreiller », dans un communiqué. Armand Tungulu, âgé d'une trentaine d'année, résidait habituellement en Belgique et séjournait à Kinshasa depuis peu. Après son arrestation jeudi, les associations des droits de l’homme avaient affirmé qu'il avait été « tabassé » par les garde-corps du président.
Au sujet de son décès, se basant sur « les enquêtes préliminaires », le cabinet du procureur général de République a indiqué qu'Armand Tungulu « se serait suicidé dans la nuit du 1er au 2 octobre [...] à l'aide d'un tissu dont il se servait comme oreiller », dans un communiqué.
Armand Tungulu, 41 ans, résidait habituellement en Belgique et séjournait à Kinshasa depuis peu. Après son arrestation jeudi, des associations défense des droits de l’homme avaient affirmé qu'il avait été « tabassé » par les garde-corps du président.
À la suite de l'annonce de son décès, plusieurs ONG congolaises ont remis en cause la version officielle et réclamé une commission d'enquête « objective et impartiale ». « On ne peut pas comprendre qu'une personne se soit tuée avec un tissu d'oreiller alors que nous savons tous qu'il n'y a pas d'oreiller dans les cachots de la RDC », a ainsidéclaré Me Jacob Baluishi, de l'Observatoire congolais des droits humains (OCDH).
D'après les ONG, d'autres personnes, dont des militants des droits de l'homme, ont été arrêtées sur les lieux de l'incident mercredi dernier.
Eu égard à ce qui précède JPDH :
craint pour la sécurité des activistes en perspective des élections dont l’organisation a souvent fait l’objet des critiques, généralement réprimées par les pouvoirs publics.
Fait à Kinshasa, le 11 avril 2011
Journalistes pour la promotion & la défense des droits de l'hommre (JPDH)