JPDH invite à la cessation d’actes d’intimidations et déplore l’intolérance politique en RDC

Journaliste pour la promotion & la défense des droits de l’homme (JPDH) exprime ses craintes à la suite du flou entretenu autour de la disparition, début mars 2009, de Guelord MOBA NSAKANI, changeur de monnaie, à Limete (Est de Kinshasa), capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
Les informations parvenues à JPDH renseignent que M. Moba exerçait son commerce de change de monnaie devant l’hôpital Saint Joseph lorsque, six personnes, non autrement identifiées, se pointent devant lui et manifestent le besoin d’effectuer une opération de change. C’est à cette même occasion, expliquent ses proches, qu’ils le prient de les accompagner jusque là où ils avaient stationné un véhicule non immatriculé.
M. Moba, aux dires de ses proches qui ont témoigné à JPDH, aurait été contraint d’embarquer. A bord du véhicule, il se rend compte de la présence de six autres personnes, visiblement brutalisées auparavant.
On lui aurait reproché, chemin faisant, d’avoir été ami à Hugo Tanzambi, un changeur de renom à Kinshasa, tué lors d’un échange des coups de feu entre la garde rapprochée du Président Kabila et Jean-Pierre Bemba, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2006. Il a réussi à s’échapper mais ses proches ont été recherchés et appréhendés avant d’être conduits en justice sans motif. Certains d’entre eux auraient été conduits à la Prison centrale de Makala (PCM). Depuis le 10 mars 2009, ils n’ont pu été relâchés que le 12 avril de la même année, soit une année et un mois plus tard après avoir été entendus au Parquet de Grande Instance de Ndjili (Est de Kinshasa), lieu de résidence de la famille Moba.
Selon les sources familiales, on lui reprochait également d’être ami à des hommes de Bemba, actuellement poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine (RCA) entre 2002 et 2003.
Eu égard à ce qui précède, JPDH exprime sa profonde inquiétude et exige la cessation d’intimidations à l’endroit de M. Moba et dénonce, en outre, l’arrestation illégale et arbitraire de ses plus proches parents.
Fait à Kinshasa, le 28 avril 2011
Journaliste pour la promotion & la défense des droits de l’homme (JPDH)