SOS EN FAVEUR DE MONSIEUR FABIEN MANDUNGU VICTIME DE TORTURE DE LA PART DU MAJOR KASONGO (LONGANGE) DU COMMISSARIAT DE KINGABWA

SOS EN FAVEUR DE MONSIEUR FABIEN MANDUNGU VICTIME DE TORTURE DE LA PART DU MAJOR KASONGO (LONGANGE) DU COMMISSARIAT DE KINGABWA POINT CHAUD

L’Action Contre les Violations des Droits des Personnes Vulnérables « ACVDP », Organisation Non Gouvernementales des Droits Humains, membre de la Maison des Droits de l’Homme RENADHOC et de la CCPI, vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante à Kingabwa dans la commune de Limete.

Description de la situation :

L'ACVDP a été informé et saisie par La famille de la victime Fabien MANDUNGU habitant sur rue Boloikango N°36 Quartier Kingabwa dans la Commune de Limete des cas de violation des droits de l’homme ci après : de l'arrestation arbitraire, de la détention arbitraire, d’extorsion et de la Torture de ce dernier commerçant de son état qui pour le moment est dans un état critique après avoir été torture à la mort (traumatisé et les deux bras de Monsieur ne fonctionnent plus).

Selon les informations reçues auprès de sa femme Madame , le samedi février 2013, Le Major KASONGO avait envoyé 30 policiers pour arrêter Son marie qui d’après le Major disposait de 8 sacs de chanvre, une fois arrivée au domicile , ils ont commencé par contrôler et fuier toute la maison sans trouver tout en prenant la somme de 3000000FC ainsi que 19000FC de son épouse et amenant manu militari Monsieur Fabien au Bureau de la police communément appelé Point Chaux situé à coté de l’église catholique St KZITO au quartier Kingabwa là où Monsieur Fabien a été torturé avec la pratique dite NGOZI.

Face à son état de santé qui pour le moment très critique nécessitant une prise en charge medico sanitaire, L'ACVDP craint de voir ces pratiques continuent à Kingabwa avec d’autres personnes y compris les défenseurs des droits humains que nous sommes.

L'ACVDP dénonce ces actes contraires aux instruments juridiques internationaux des droits de l’homme ratifié par la RDC (La Convention de lutte Contre la Torture) et demande instamment aux autorités congolaises de prendre en charge cette victime pour bien garantir l'intégrité physique et psychologique de Ce dernier.

Actions requises :

L’ACVDP vous prie de bien vouloir écrire aux autorités congolaises en leur demandant de :

i. Porter plainte contre le Major KASONGO (LONGANGE) ;

ii.La prise en charge medico sanitaire de Monsieur Fabien MANDUNGU ;

iii. De mettre fin à l’impunité dont bénéficié le Major KASONGO

v. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement

 Son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” ;

 son article 6 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres: a) De détenir, rechercher, obtenir, recevoir et conserver des informations sur tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales en ayant notamment accès à l'information quant à la manière dont il est donné effet à ces droits et libertés dans le système législatif, judiciaire ou administratif national ; b) Conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales ; c) D'étudier, discuter, apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu'en pratique, de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales et, par ces moyens et autres moyens appropriés, d'appeler l'attention du public sur la question”.

- et son article 12.2 qui prévoit que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

vi. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC.

Fait à Kinshasa, le 18 février 2013

ACVDP