ET SI LE COLONEL MAMADOU NDALA VENAIT DE PAYER DE SA VIE SON AMOUR ET SINCERE DEVOUEMENT POUR LE CONGO

C’est odieux ! C’est ignoble ! C’est tout simplement écœurant ! Le Colonel Mamadou Ndala est mort. Le patriote et jeune guerrier a été vraisemblablement assassiné. Par qui ? Par des rebelles de l’ADF/NALU ?

Avec le flair de bon combattant qu’il avait, pouvait-il prendre un tel risque de se déplacer dans une zone de combat avec deux gardes seulement au lieu de se faire accompagner par une escorte capable de se déployer, le cas échéant, en dispositif anti-embuscade ? A notre niveau d’observateur assez averti, la seule certitude qui s’offre est que le Colonel Mamadou Ndala a été sauvagement fauché à fleur d’âge par les balles des ennemis du Congo, les balles de l’infamie, du déshonneur et très probablement d’une abominable trahison. Ainsi dit, à quel niveau se situerait cette dernière ? « That’s the question », dirait Shakespeare.

Ce jeune et très vaillant éfoïste (ancien de l’Ecole d’Officiers de Kananga) n’était pas de la race de nos actuels généraux affairistes qui prédomine dans les FARDC, bien reconnaissables aussi bien par leurs rondeurs ventrales que par ce curieux fait qu’ils sont autant à l’aise face aux caméras et micros des journalistes qu’ils détestent l’exercice physique, les cartes opérationnelles d’Etat-Major et des manœuvres militaires. C’est dans ce sens que nous estimons que la mort du Colonel Mamadou Ndala est une perte incommensurable pour un Congo qui a impérativement besoin de recouvrer sa traditionnelle stature militaire régionale. C’était une de ces pièces rares des FARDC qui rappelaient aux Congolais d’anciens hauts faits d’armes d’un Général Ikuku à Kasaji, Musumba, Kapanga face aux rebelles venus d’Angola, du Général Mahele à Bukavu face aux mercenaires de Jean Schramme, à Kolwezi pendant la Guerre de Six Jours et surtout aux portes de Kigali face aux insurgés de l’APR à l’époque commandés par l’actuel Président Paul Kagamé, et du Général Mbunza Mabe face aux légions libyennes à Ati et Abeché au Tchad et aux hommes de Jules Mutebuzi dans les environs de Bukavu.

Comme toujours, certains hommes politiques parlent déjà des enquêtes, voulant ainsi donner cette fausse impression qu’ils ne savent pas qu’aucune d’elles n’a jamais abouti à des conclusions dans ce pays. De toutes les façons, si enquête il y aura, ses responsables devraient commencer par relever la forte similitude entre cet assassinat du Colonel Mamadou Ndala et celui d’un autre patriote congolais, en l’occurrence le Commandant Ngandu Kisase, qui tomba également dans ce qui était présentée comme une « embuscade », dans des circonstances presque identiques.

Or, la légende adfdélienne nous avait rapporté que Ngandu Kisase avait été liquidé, à la faveur de certaines complicités congolaises, par des Rwandais qui trouvaient en lui un patriote irréductible et peu malléable. C’est pourquoi nous estimons que seule une enquête crédible pourrait départir des dizaines de millions de patriotes congolais de cette conviction que Mamadou Ndala a tout simplement payé de sa vie son amour et sincère dévouement pour le Congo. Quel gâchis pour le pays !

Faustin LOKASOLA N’KOY BOSENGE
Expert en questions de défense et sécurité
Coordonnateur de la NPDAC/ONG
Membres des réseaux ASSN, CESA et SADSEM
Doctorant en management de la paix, défense et sécurité
E-mail : fstnbsng99@gmail.com