REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE EN RD.CONGO.

21/08/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)

Comme hier, il n’y a pas de sujet véritablement dominant. Les journaux parus ce matin à Kinshasa commentent l’information de manière diversifiée. Affaire Ewanga, révision constitutionnelle, jubilé d’or de Palu… autant des sujets abordés dans ses colonnes.

Affaire Ewanga

La Prospérité rappelle que « le procès de M. Ewanga avait été suspendu le 5 août », jour de son ouverture, après que la défense a soulevé une « exception d’inconstitutionnalité de la loi de flagrance » utilisée pour arrêter le député, secrétaire général de l’UNC, troisième parti d’opposition.
Lundi, a expliqué Me Mayo, la Csj siégera comme Cour constitutionnelle et devra statuer sur l’exception d’anti-constitutionnalité. « Si la Cour reconnaît que la loi est anticonstitutionnelle, les poursuites en flagrance tomberont automatiquement », a souligné Me Mayo. Dans le cas contraire, M. Ewanga devra répondre des accusations d’offense au chef de l’Etat, et discrimination raciale ou tribale.

L’Avenir titre en manchette: «JB. Ewanga à la barre ce lundi 25 août 2014 ».
En effet, le député national Jean-Bertrand Ewanga de l’Union pour la Nation (UNC) va de nouveau comparaître devant la Cour suprême de justice (Csj) ce lundi 25 août 2014. C’est du moins ce qu’a annoncé son avocat-conseil qui est en même temps son collègue député, Baudouin Mayo.
Il rappelle que ce député, le numéro deux du parti de Vital Kamerhe, est poursuivi pour avoir tenu à l’égard de JKK des propos jugés «xénophobes et tribaux» par le Parquet, lors du meeting populaire de l’opposition tenu le lundi 4 août à la Place Ste-Thérèse dans la commune de N’Djili.
L’Avenir indique que des circonstances aggravantes pèsent sur Ewanga dans la mesure où il est dans le collimateur de la justice congolaise qui le surveille depuis la campagne électorale des élections législatives de 2011 au cours de laquelle il avait également prononcé des propos désobligeants contre les autorités nationales, singulièrement le président de la République.

(Comme on peut le voir une fois de plus, on en revient toujours aux élections de novembre-décembre 2011. Elles ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l'annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir ! NdlR)

Echéance 2016

Evoquant la restitution de la table ronde de Washington par le député national et président du MR (Mouvement pour le Renouveau), Clément Kanku, La Prospérité rapporte que ce dernier a fait savoir que seul Joseph Kabila peut mettre fin au suspense à propos de la révision constitutionnelle. Aussi, lui demande-t-il de fixer l’opinion une fois pour toutes, sur « la confusion créée par sa famille politique, et de ne pas céder aux sollicitations mercantiles de certains membres de sa majorité qui, pour conserver leurs privilèges personnels, sont prêts à hypothéquer l’avenir de tout un peuple ».
La Prospérité s’intéresse à la proposition de loi du député Clément Kanku, portant statut d’anciens chefs d’Etat. Le quotidien titre à la Une: «Avec un projet de loi portant statut d’anciens chefs d’Etat: Clément Kanku offre des garanties! ». Le quotidien indique que l’élu de Dibaya (Kasaï-Occidental) entend, à travers cette proposition, favoriser l’alternance en douceur et garantir aux anciens chefs d’Etat, la sécurité, les revenus ainsi que tous les autres avantages liés, naturellement, aux services rendus à la nation.
Selon La Prospérité, le président du Mouvement social pour le renouveau (MR) croit que l’organisation d’un dialogue franc et sincère entre forces politiques tombe à point nommé afin d’épargner la RDC d’une crise politique aux conséquences imprévisibles.

Anniversaires, mémoire et controverses

« Le Palu se remet en cause », note Le Potentiel en soulignant que profitant de l’anniversaire de ses 50 ans d’existence, le Parti lumumbiste unifié, qui annonce une série d’activités pour marquer son jubilé d’or, entend procéder à l’évaluation des alliances et gestions de prochaines échéances. Le Potentiel a interrogé un cadre du Palu.
« Dans un communiqué diffusé mardi dernier dans la presse, le Palu annonçait une série d’activités pour marquer d’un sceau particulier ses 50 ans. Qu’en sera-t-il au juste ? En effet, pendant cette période, le Palu pense revisiter son programme de société. Des séances idéologiques animées par ses cadres et d’autres personnalités scientifiques vont aider au réarmement des militants en vue des échéances à venir. Par la même occasion, le Palu promet d’évaluer les alliances qui le lient, dont la plus importante et la plus récente est celle qu’il continue d’entretenir avec la Majorité présidentielle.
Des interrogations en nombre, le Parti lumumbiste unifié se les pose. Une énumération exhaustive n’est pas possible à ce stade. Mais, les plus importantes démontrent une détermination à marquer un temps d’arrêt afin d’alimenter la chronique politique du pays d’une nouvelle impulsion.
A la croisée des chemins, le Palu ne tient pas à évoluer à l’aveuglette pour les échéances à venir. Aussi une série d’activités ouvertes à toutes les sensibilités du pays est-elle prévue d’octobre 2014 au mois d’août 2015. Le thème central est « La préservation des acquis en vue de l’appropriation de l’avenir de la nation ».
Le Palu s’inscrit désormais dans la logique de faire l’état des lieux de son parcours comme parti politique, en remettant aussi en cause les 55 ans de lutte de son leader Antoine Gizenga. Le Palu promet donc de passer au peigne fin les premières années de lutte de son leader, la transition « 1+4 », la participation du Palu aux deux mandats à côté de la Majorité présidentielle et la gestion de prochaines échéances, spécialement celle qui s’annonce en 2016.
Selon un cadre du Palu, interrogé sur la justesse de la démarche, sa réponse est claire : « Nous devons marquer un temps d’arrêt. Sur le plan idéologique, le cadre général de l’évolution du pays, les alliances conclues par le parti. Avons-nous créé une nation après que Léopold II nous a légué ce qu’il considérait comme sa ferme, sa plantation, c’est-à-dire une affaire personnelle ». Il poursuit sa réflexion : « N’avons-nous pas une conception du patriotisme qui se réduit exclusivement à un amour du pays, sans qu’on ait créé notre propre nation ? »
Le fondement même de l’idéologie du Palu est aussi remis en cause. Le socialisme tel que perçu par les Congolais ainsi que leurs variantes, tout comme le capitalisme, le nationalisme occidental à l’exemple de ce qui se vit dans certains pays européens a-t-il la même compréhension qu’en Afrique ? L’entendement du concept « le social du peuple » en RDC est-il le même pour tous les Congolais ?
Le Palu s’interroge sur le poids des entreprises publiques congolaises. La question du poids réel du portefeuille de l’Etat devra trouver des réponses afin qu’une nouvelle stratégie de leur gestion soit envisagée. L’évaluation du processus de transformation de ces sociétés étatiques fera donc la trame des réflexions sur le plan économique. « La contribution des entreprises publiques au budget de l’Etat ainsi qu’à la création de la valeur ajoutée donne-t-elle satisfaction ? », s’interroge-t-on au Palu.
Dans cet élan, le cadre du Palu contacté note qu’une redéfinition des relations avec les institutions financières internationales doit constituer une préoccupation majeure. Sur ce point précis, une suite d’interrogations a suivi : « La RDC a-t-elle besoin de ces institutions financières internationales pour assurer la stabilisation de son économie et assurer sa relance ? ». Poussant plus loin, la réflexion se poursuit au Palu : « Sans les institutions financières internationales, le pays peut-il prétendre se développer, en dehors d’un gendarme qui certifie les comptes de la République »... Pour ce cadre du Palu, une économie nationale congolaise reste encore un objectif lointain, jamais atteint jusqu’à ce jour
Au Palu, l’on estime qu’il y a un déficit énorme dans l’approche des partis politiques congolais, dans leur ensemble. Au Palu, le défi est lancé à tous les partis politiques, ce parti compris, sur l’identification par les Congolais de leurs spécificités respectives. N’ayant pas épinglé les différences des uns et des autres, « il se pourrait même qu’entre les partis politiques congolais, il n’y ait pas de différence fondamentale du tout ».
D’où cette lancinante interrogation : « Qu’est-ce qui oppose les partis politiques en RDC ? Il se pourrait que nous soyons tous du même bord ». Les termes de référence n’étant pas clairement définis pour chaque composante politique congolaise. Le Palu, le PPRD, le MSR, l’UDPS, l’UNC… s’opposent ou s’allient sur quelles bases ? C’est pour cette raison que « toutes les tendances et sensibilités, qui ont des choses à dire, seront associées à la réflexion ». Tant que ces différences ne seraient pas clairement définies, « les transhumances resteront le quotidien de l’espace politique du pays ».
A la question de savoir si cette remise en question n’attirerait pas des ennuis au Palu, à la même manière que le MSR qui s’est attiré les foudres après une déclaration publique sur la révision constitutionnelle, au Palu on se veut serein : « Pour nous arrêter, il faut soit faire comme nous ou mieux que nous dans l’approche de la remise en cause. Dans tous les cas, même au sein de la coalition, la réflexion doit se faire afin que chaque composante apporte quelque chose. Chacun doit venir avec un apport ».
En réponse à la question de savoir si le Palu veut créer un autre leadership, la réponse est sans ambages : « C’est légitime. Mais dans la préservation des acquis de nos luttes ». Remettrait-on aussi le leadership du patriarche Gizenga ? A cette question, la réponse est aussi limpide : « Nous évaluerons ses 55 ans de lutte, avec les points forts et les faiblesses aussi ».
La remise en question engagée par la Palu pourrait redessiner l’espace politique du pays. Le Palu qui a été confronté à l’exercice du pouvoir d’Etat sortira de cette immersion avec de nouvelles orientations. Rien n’exclut donc la prise d’une direction qui assurerait à ce parti un nouveau dynamisme sur l’arène politique congolaise dans ce qu’il a d’imprévisibilité. Toutefois, la préservation des acquis qui forgent le respect du plus vieux parti politique du pays permettra de déterminer les contours de cette remise en cause ».

Sous le titre : « Palu, Anuarite… des cinquantenaires qui interpellent », Forum des As invite le gouvernement congolais à construire la mémoire en commémorant les faits qui marquent l’histoire du pays. Le tabloïd fait notamment allusion à 2014 qui constitue l’année jubilaire pour le Parti lumumbiste unifié (Palu) ainsi que pour les Catholiques de la RDC qui célèbrent le jubilé d’or du martyre de la Sœur Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta. FdA regrette que ces deux grandes manifestations dignes de mémoire nationale ne soient pas malheureusement entretenues.
Le quotidien indique qu’il y a exactement 50 ans naissait le Parti lumumbiste unifié (Palu), sous la coupe d’Antoine Gizenga Fundji. C’est donc, ce vieux parti politique d’idéologie nationaliste de gauche, qui avait donné le ton d’une opposition radicale au régime néo-colonialiste, poursuit Forum des As. Le journal indique également qu’Antoine Gizenga, considéré comme le monument vivant de l’histoire politique du pays, a ainsi le mérite légitime d’être considéré comme le «Nelson Mandela congolais».

Le Phare évoque également ces événements du passé, mais en s ouligne, dans ses deux articles, le « côté obscur »

Sous le titre « La page noire de la République Populaire du Congo », ce journal écrit :

« Certains acteurs politiques reconnus coupables des crimes de guerre ou contre l’humanité étaient loin de s’imaginer qu’ils allaient être rattrapés un jour par le hasard d’une rencontre avec les survivants ou les orphelins de leurs victimes. Chaque jour qui passe rappelle à la mémoire collective certains crimes commis il y a des dizaines d’années et qui risquent d’être rangés dans les placards de l’histoire de ce pays. Certains d’entre eux ont pris l’habitude d’envahir les médias audiovisuels où ils rivalisent d’ardeur pour faire oublier ces pages noires de la vie politique tumultueuse de notre beau et riche pays, pourtant béni des dieux. Malheureusement, c’est là où ils tombent dans le piège en croyant émouvoir l’opinion par des déclarations tapageuses mais qui sont émaillées des mensonges, calomnies, imputations dommageables et atteintes aux droits réservés aux particuliers.

Parfois et comme le dit un adage populaire l’assassin revient toujours sur le lieu du crime. Il existe toujours et comme par hasard quelques personnes qui ont la mémoire solide et vivace, surtout lorsque l’on avait vécu ou été témoin oculaire. C’est notamment le cas des survivants, veuves ou orphelins des victimes de ces actes criminels perpétrés il y a des dizaines d’années quelque part sur le territoire national. Et c’est alors que ce qui était censé tomber dans l’oubli revient à la surface.

Rattrapés par leurs crimes

Lors d’une séance plénière de la Conférence Nationale Souveraine et plus particulièrement au lendemain de sa réouverture, un ancien premier Ministre du Gouvernement de la République Populaire du Congo ayant comme capitale la ville martyre de Stanleyville, aujourd’hui Kisangani, fut rattrapé par l’histoire. Antoine GIZENGA, car c’est de lui qu’il s’agit, pour lequel Mgr Laurent MONSENGWO, alors président de cette rencontre historique et certains de ses partisans, avaient battu campagne pour le faire admettre comme membre à part entière de cette conférence car n’ayant pas rempli les conditions requises, commit l’erreur de prendre la parole pour vanter son combat politique avant, pendant et après l’assassinat du héros national Patrice LUMUMBA. Le lendemain, feu le général Alexandre SINGA Boyenge prit la parole en guise de réplique au cours de laquelle il accusa nommément le leader du PALU d’avoir présidé les séances des condamnations à mort de certains compatriotes accusés d’être complices du régime de Léopoldville qui avait commandité l’assassinat de LUMUMBA à Elisabethville en 1961. Il pointa le doigt vers Antoine GIZENGA, assis sur la première rangée aux côtés de feu Thomas KANZA, ancien ambassadeur plénipotentiaire du Congo Aux Nations Unies à New York. Feu le général Alexandre SINGA déclara avoir eu la vie sauve grâce à l’intervention de feu le général Victor LUNDULA qui le tira du groupe des personnes condamnées à mort que l’on devrait envoyer à la sinistre prison d’Osio, pour y être exécutées. Un silence de mort parcourut la grande salle des Congrès du Palais du Peuple et c’est depuis ce jour-là que M. Antoine GIZENGA n’avait plus remis ses pieds dans ces lieux.

D’autres anciens hauts responsables de ce gouvernement de la République Populaire du Congo, notamment Christophe NGBENYE, Nicolas OLENGA, Casimir MBAGIRA et bien d’autres désertèrent le Palais du Peuple pour ne pas être pris à partie par les survivants, veuves et orphelins des victimes des multiples tueries, massacres et assassinats perpétrés par ce régime d’obédience socialiste et lumumbiste, qui avait occupé de nombreuses provinces du pays pendant quatre ans.

Victimes célèbres

L’une des victimes les plus célèbres est la Sœur ANUARITE Nengapeta, proclamée Bienheureuse en 1984 par le Pape Jean-Paul II et qui avait été fusillée sauvagement avant d’être crucifiée à Isiro par les agents de ce gouvernement pour avoir refusé de perdre sa virginité. De nombreuses familles, dont celle de feu Edouard TEPATONDELE Zambite, ancien ministre de l’Agriculture dont le grand-frère dénommé Jean ZAMBITE, journaliste professionnel, qui fut pendu haut et court sur la célèbre place réservée aux exécutions située en plein centre-ville appelé aujourd’hui Makiso, non loin de l’Hôtel des Postes où avait travaillé comme percepteur principal le héros Patrice LUMUMBA avant l’Indépendance. D’autres exécutions ou disparitions des acteurs politiques ont été commises, notamment celle du Député national Sylvain KAMA, membre influent du Parti Solidaire Africain présidé par Antoine GIZENGA, frère ainé du tout premier géographe congolais et auteur de nombreux ouvrages de géographie du Congo, en l’occurrence Firmin KAMA.

Dieu merci, pour des raisons de réconciliation nationale, une loi d’amnistie générale fut adoptée et promulguée en 1964 par le président Joseph KASAVUBU sauvant ainsi tous ceux qui avaient été mêlés de près ou de loin dans ces acteurs politiques, sinon ils auraient été poursuivis pour ces crimes de guerre et contre l’humanité et qui sont réputés imprescriptibles et inaliénables. Dieu merci, il n’existait pas encore une Cour Pénale Internationale pour connaître et juger ce genre des crimes, pour lesquels se trouvent à la Haye quatre de nos compatriotes, dont Jean-Pierre BEMBA, Thomas LUBANGA, Germain KATANGA tandis que Matthieu NGUJOLO a été acquitté parce qu’il n’avait pas été sur les lieux du crime ».

Le second s’intitule « Assassinat d’Anuarite : 50 ans déjà! »

« Après son assassinat le 1er décembre 1964 par les rebelles Simba, la communauté chrétienne en générale et catholique en particulier célébrera le 1er décembre 2014 le cinquantième anniversaire de la mort de la sœur Marie-Clémentine Anuarité Nengapeta. A cet effet, un point de presse sur la feuille de route relative au déroulement des activités de la célébration de ce cinquantenaire à travers les diocèses de la RDC s’est tenu hier 20 août 2014 au centre interdiocésain, à Gombe.

Animé par l’Abbé Léonard Santedi, Secrétaire Général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), ce point de presse s’est focalisé sur la recommandation aux chrétiens en général, à la communauté nationale d’un engagement actif et une implication concrète à l’organisation des activités. Car le martyre et le modèle de vie qu’a incarné la Bienheureuse Anuarité n’intéressent pas seulement l’Eglise Catholique mais aussi la Nation Congolaise tout entière.

Trois grandes activités principales sont prévues pour ce cinquantenaire. Il s’agit de la sensibilisation et la mobilisation de la population à intensifier la dévotion à la Bienheureuse Anuarité, une condition sine qua non pour sa canonisation. En second lieu, l’on retrouve l’organisation d’un pèlerinage national à Isiro et à Wamba, lieu où a vécu Anuarité. Enfin, il sera question de la pose de la première pierre de la construction d’une basilique en la mémoire de la sœur Anuarité à Isiro.

En ce qui concerne la sensibilisation et la mobilisation de la population, il est prévu des conférences et des émissions radiotélévisées, l’organisation d’un festival des chants dédiés à la Bienheureuse Anuarité et une campagne nationale de la « flamme Anuarité » aux mois d’octobre et novembre prochain.

S’agissant du pèlerinage national à Isiro et Wamba, il est ouvert à tout celui qui remplira les conditions exigées. Quant à la pose de la première pierre, elle sera réalisée à la veille de la célébration solennelle du 1er décembre 2014 pour marquer la volonté et la foi des Congolais d’honorer leur digne fille, Marie Clémentine Anuarité.

Circonstances de sa mort

Marie Clémentine Anuarité était née le 29 décembre 1939 à Mandabone, un village de la Province Orientale. Face au refus exprimé par ses parents à son projet de vie religieuse, elle quitta clandestinement sa famille en 1954 pour se faire inscrire comme aspirante au couvent des Sœurs de la « Sainte famille » de Kisangani. Après les étapes d’aspirandat et noviciat, elle fit sa première profession religieuse le 5 août 1959.

Le 29 novembre 1964, les rebelles « Simba » se présentent à Bafwabaka, localité située à cinquante kilomètres de Wamba, et amenèrent toutes les religieuses dont Anuarité. Ils les acheminent vers Isiro, à la « Maison Bleue », actuel sanctuaire de la Bienheureuse. Cette même nuit, le colonel Ngalo se proposa de la prendre comme femme. Il demanda au colonel Olombe de transmettre sa volonté à Anuarité et de la conduire dans sa résidence. Face à cette situation, elle opposa un refus catégorique et manifeste une farouche résistance, préférant mourir plutôt que de commettre le péché.

Dépassé et hors de lui-même, le colonel Olombe infligea à Marie Clémentine Anuarité ainsi qu’à sa consœur Jean-Baptiste des tortures d’une rare violence. C’est dans cette circonstance qu’elle mourut le 1er décembre 1964, le cœur transpercé par une baïonnette et achevée par des balles de revolver de ce colonel ».

Est

Le Phare, sous le titre « Reddition des FDLR : l’option militaire toujours sur la table », écrit :

« ‘La Monusco ne va pas croiser les bras face aux exactions des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Ces forces négatives doivent suivre le schéma de reddition volontaire. Nous n’avons jamais écarté l’idée d’une option militaire… ‘. Cette position de la Monusco a été réaffirmée, hier mercredi 20 août 2014, à l’occasion du point de presse hebdomadaire de la Mission, en marge du refus des rebelles rwandais de rejoindre le camp de relocalisation apprêté pour eux à Kisangani. En clair, ces FDLR s’exposent à des actions de désarmement forcé si elles refusent de se rendre à Kisangani, un centre de transit prévu par le gouvernement congolais avant d’être soit rapatriés chez eux soit rejoindre un autre pays d’accueil.

A cette occasion, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende expliquent, hier toujours sur les antennes de la chaîne nationale, qu’ « il n’a jamais été décidé de négocier avec les FDLR ». Il a encouragé ces rebelles à désarmer volontairement comme ils l’ont demandé, brandissant au passage la menace d’un désarmement forcé.

Cette même position a été exprimée par les chefs d’Etats et des gouvernements de la Conférence Internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) qui ont lancé, jeudi 14 août dernier à Luanda en Angola, un nouvel ultimatum jusqu’au 31 décembre 2014 aux FDLR pour déposer volontairement les armes et accepter d’intégrer le processus de démobilisation et rapatriement (DDRRR).
Il convient de souligner que les sources locales de la Section DDRRR de la MONUSCO de Kibati, ont également fait état de l’arrestation le 13 août 2014 par les troupes des FARDC dans une ferme locale basée dans la localité susmentionnée, située à 15 km au Nord de Sake, de 4 éléments armés supposés appartenir à l’ancienne rébellion du M-23. Des investigations sont en cours afin de déterminer l’identité réelle de ces hommes armés. La Force de la MONUSCO continue d’assurer la sécurité et de fournir l’appui logistique nécessaire au camp de Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réinsertion et Réintégration (DDRRR) de Kanyabayonga, où des ex-rebelles des FDLR ayant récemment fait reddition avec les membres de leurs familles, ont été hébergés. A ce jour, ce camp héberge au total 305 pensionnaires ex-FDLR, dont 103 ex-combattants et 202 membres de famille.
Du 17 août 2014 à ce jour, 6 éléments en provenance de différents groupes armés, se sont rendus aux troupes onusiennes et aux bureaux DDRRR déployés dans la province, notamment à Butembo, Rwindi, Walikale, Buniyampuli et Nyabiondo. Il s’agit de 1 de l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF), 1 FDLR, 3 du groupe Mayi-Mayi Cheka-Nduma Défense du Congo (NDC) [dont le ‘’Major’’ Machumbi Sebu Kangaga] et 1 du groupe Mayi-Mayi Force de défense congolaise (FDC) ».

Divers

Forum des As parle de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) qui a lancé, depuis mercredi 20 août, le recouvrement forcé de la vignette 2013, après trois mois de campagne de paiement volontaire de vignette (exercice unique 2013) à travers la ville de Kinshasa. FdA souligne que ce recouvrement concerne notamment les différents types d’engins : voiture, tracteur, jeep, bus, moto, canon rapide, moto glisseur, bateau, barge, yacht… Les propriétaires des véhicules et autres engins non encore en règle avec la DGRK se verront forcer de payer. Les personnes morales payeront au siège de la DGRK, tandis que les personnes physiques aux agences de la RawBank, explique le quotidien.

Le Potentiel fait le point de la résistance que les chefs des groupements d’Ikela (Equateur) opposent à l’opération de cartographie électorale de la Ceni dans cette contrée. Selon le quotidien, des autorités locales de cette partie de l’Equateur ont chassé, depuis lundi 18 août, les agents de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), mandatés pour cette opération. Les chefs des groupements d’Ikela accusent ce agents de vouloir organiser la vente clandestine de leurs forêts.

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© CongoForum, le jeudi 21 août 2014

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[1] Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs malgré cette déclaration du Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa : « Les résultats publiés ne sont conformes ni à la justice ni à la vérité “. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus.