CE SONT LES FAZ DU CONGO DE L'AFRIQUE QUI AVAIENT LIBERE KOLWEZI EN 1979 (Chronique de la NPDAC/ONG)

Des observateurs avertis savent que c’était un contingent constitué des éléments de la Division Spéciale Présidentielle(DSP) et du Service d’Actions et de Renseignements Militaire(SARM) des Forces Armées Zaïroises commandé par le Général Mahele qui avait mis en déroute, en 1989, aux portes de Kigali, des rebelles de l’Armée patriotique Rwandaise ; obligeant ainsi leur chef militaire, en l’occurrence le Commandant Paul Kagame, à se décider de battre en retraite en direction de la frontière ougandaise d’où ils étaient venus ;

En outre, beaucoup d’entre nous sont au courant de cette implicite affirmation qui se dégage notamment du film « La Légion Sautent sur Kolwezi » que ce sont des Légionnaires français qui avaient libéré la ville minière de l’ex-Zaïre occupée par des rebelles venus d’Angola. Il s’agit-là tout simplement d’un gros mensonge savamment orchestré notamment par les médias internationaux. La vérité historique est que la Légion ne pouvait plus libérer Kolwezi pour la simple raison que, plusieurs heures avant que le 2ème Régiment Etranger des Parachutistes ne saute sur la ville minière, le Major Mahele à la tête son 311ème Bataillon Léopards, qui sera par la suite baptisé le « Bataillon Héros », avait déjà réussi, après avoir subi de nombreuses pertes de ses hommes que l’ennemi ciblait à partir des airs, à récupérer et faire occuper par ces derniers tous les points stratégiques de la ville (aéroport, gare centrale, Pont-Lualaba etc..).

Le problème pour le futur Général Mahele était que, les hommes de troupes du 311ème Bataillon Parachutiste étaient à majorité des recrues qui n’avaient pas encore de l’expérience d’une opération aussi complexe que la « fouille des agglomérations », laquelle a toujours été très propice à la survenance des pertes collatérales. C’est ainsi que le Maréchal Mobutu décida de recourir à la Légion Française pour la double raison qu’elle avait des hommes bien aguerris pour ce genre de mission et qu’il y avait encore plein de Français, Belges et autres Occidentaux dans les zones de combat.

En outre, il y a lieu de retenir que le 311ème Bataillon était constitué de trois compagnies respectivement commandées par le Capitaine Mosala, l’actuel Général mis anticipativement en retraite dans le cadre de la politique pseudo-kabiliste consistant à implémenter la médiocratie dans les FARDC, le Capitaine Mokonzi, le futur Colonel décédé par insuffisance des soins médicaux en 2010, et le Capitaine Tembele, tous les trois fraichement revenus d’un stage d’ « Infanterie niveau avancé » et en « Opérations aéroportées » à Fort-Benning assorti d’une formation de « Rangers » à Fort-Bragg aux Etats Unis; et que c’est le peloton du Lieutenant Abiti, de la 7ème Promotion de l’Académie Militaire (EFO) de Kananga, l’actuel Colonel Abiti, dont les pauvres jeunes gens, en se faisant larguer les tout premier au-dessus de l’ennemi au Quartier résidentiel P2, pour ceux qui connaissent la ville de Kolwezi, au grand matin du 2 juin 1979, eurent l’ « honneur » d’essuyer à partir des airs, des tirs des rebelles qui les attendaient fermement et qu’ils réussirent tout de même à repousser jusqu’au-delà de la Gare Centrale.

Entre temps, arrivées par route avec le Major Mahele et son Etat-Major, les deux compagnies du Capitaine Mokonzi et du Capitaine Tembele n’eurent plus beaucoup de peine à déloger des insurgés déjà sonnés par les hommes du Lieutenant Abiti, du Pont-Lualaba et de l’aéroport, contraignant ainsi des rescapés à se retirer en débandade vers la ville-Gécamines en se servant de quelques européens comme des boucliers humains. En ce moment-là, le Transall qui transportait les hommes du 2ème Régiment Etranger Parachutiste, le fameux 2ème REP, n’avait même pas encore gagné l’espace aérien zaïrois. Voilà une vérité historique volontairement occultée par les médias internationaux.

Pour la petite histoire, selon un propre témoignage ultérieur de l’intéressé, que son âme repose en paix, il n’était pas facile pour le Major Mahele de décider sur laquelle des trois compagnies devait assumer la très périlleuse mission de sauter en premier lieu sur la ville occupée par des insurgés.

Etant donné qu’il était de la même tribu que le Capitaine Mosala et le Capitaine Mokonzi, il était exclu pour lui de désigner le Capitaine Tembele au risque de donner l’impression d’avoir épargné ses deux parents. Et, en vertu de la même logique, il ne pouvait pas jeter son dévolu sur le Capitaine Mokonzi pour la simple raison que le Capitaine Mosala était son propre cousin. C’est alors que, professionnalisme oblige, le Commandant des Opérations n’eut plus de choix que d’envoyer aux feux celui qui lui était le plus proche en termes de liens familiaux.

C’est ainsi que le Capitaine Mosala et ses hommes étaient appelés à sauter les tout premiers sur cet Enfer de Kolwezi. Or, l’identité complète de cet officier est tout simplement : Mosala Modjia Ndongo ; ce qui signifie : « le travail ou la mission est devenue infernale ». C’est pourquoi nous disons toujours que, les mots ayant des charges vibratoires, nous devons chaque fois faire très attention à leur signification lorsque nous baptisons des enfants, villas, rues etc. Heureusement pour « Mbembe », comme le surnommaient ses hommes, un ainé que nous saluons en passant, assez souvent, quand le travail devient très dur, il s’ensuit toujours une récompense.

En effet, c’est à partir de cette bataille de Kolwezi que le Capitaine Mosala se fit connaitre personnellement par le Maréchal Mobutu. Et comme c’était la méritocratie qui régnait dans les FAZ sous le régime Mobutu – nous ne parlons pas ici de la très pitoyable époque du Général Baramoto et du Ministre de la Défense Honoré Ngbanda où votre serviteur garda durant sept ans le même grade de Capitaine pour la simple raison qu’il était un des « petits » de confiance du Général Mahele, pendant laquelle fut instaurée la tradition des promotions ethniques en rafales communément appelées « Nzombo le Soir » dont les pseudo-kabilistes ont poussé la pratique jusqu’à l’extrême – le Capitaine Mosala connut par la suite une très fulgurante ascension en alignant des grades et nominations à de très hautes fonctions (Commandant du Détachement Zaïrois au Tchad, Commandant 1ère Région Militaire, Chef d’Etat-Major Particulier du Chef de l’Etat) ; ce qui n’était pas pareil avec son ancien collègue du 311ème Bataillon, le Capitaine Tembele qui, tout en étant presque de la famille biologique de Mobutu, resta pendant très longtemps simple Commandant de Brigade. Méritocratie oblige.
Nous ne pouvions pas clore ce témoignage historique sans souligner qu’il ne faut pas nécessairement être un expert en la matière pour comprendre que c’est une pure aberration que de parler de l’Etat et de la souveraineté nationale dès lors qu’un Gouvernement est contraint à confier l’effort principal de sa mission constitutionnelle de management de la défense et sécurité à une organisation internationale après avoir étalé de notoires limitations dans ses diverses tentatives d’accomplir une réforme du secteur de sécurité sensée lui permettre de se doter d’une armée digne de ce nom.

Puisque le « langage de la force est le plus prédominant en relations internationales » et que «l’ordre n’est que le « bornage de l’inacceptable » que les Etats militairement forts - dont la particularité est qu’ils ne se font pas la guerre entre eux et qu’ils se contentent de contenir de l’insécurité dans des Etas faibles- le peuple congolais, plus particulièrement les populations de l’Est du pays, doit cesser de rêver comme des enfants à un retour d‘une vraie paix pour la simple raison que celle-ci n’est que «le résultat de l’effet dissuasif que l’armée d’un pays exerce sur ses potentiels agresseurs, le langage de la force étant le plus prédominant en relations internationales ».

En effet, aussi longtemps que le tout grand Congo continuera à être dirigé par un pouvoir tellement médiocre qu’il ne trouve pas mieux que de confier le Haut-Commandement de l’Armée à des officiers dont les meilleurs brevets dans l’armée sont ceux d’officiers de police judiciaire et d’agents payeurs au moment où il dispose de nombreux as de l’art de la guerre issus de meilleurs écoles militaires du monde, rien de bon ne peut être envisagé pour la simple raison que les mêmes causes vont continuer à produire les mêmes.
Même si les Etats Unis nous prêtaient un Barack Obama, aussi longtemps qu’il ne sera pas mis fin à l’actuel règne d’une médiocratie ethnico-clientéliste qui empêche la mise à contribution de nombreux cadres nationaux très compétents et loyaux pour l’accomplissement d’une réforme du secteur de sécurité dont dépend impérativement la résolution de l’équation sécuritaire nationale, notre très cher Congo de l’Afrique continuera encore longtemps à déplorer des tueries massives de ses populations par des groupes armés étrangers sur le sol de leurs ancêtres sans qu’il y ait des représailles, des détournements de son pétrole par des pays voisins, le bradage des ressources de son sous-sol par des prédateurs de tous bords, la commercialisation mondiale de son coltan par des entreprises étatiques d’un pays voisin, de sinistres persécutions de ses citoyens à l’étranger, son classement permanent dans les couches les plus basses des pays les plus pauvres du monde etc.

Les évêques de l’Eglise Catholique du Congo, les Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Kahmerhe, Kyungu wa Kumwanza et autres peuvent beau parler, mais aussi longtemps que la majorité des élites congolaises continuera à ne rêver qu’aux postes ministériels de la trahison au lieu de s’adonner à la sensibilisation de la population, il ne faut pas s’attendre à un miracle d’ici à 2016.
Bien au contraire, au regard de sa situation politico-sécuritaire actuelle, toutes proportions gardées, si jamais le pouvoir pseudo-kabiliste se maintient dans sa logique de modifier la constitution pour se maintenir au sommet de l’Etat contre la volonté de la très grande majorité des Congolais, en commençant par les Katangais, le pays s’achemine à court terme vers une très sanglante guerre civile. Et, il est fort à parier que, cette fois-ci, l’étincelle pourrait partir du Katanga des « Batoto ya Mama » si jamais les faucons du camp pseudo-kabilistes osaient porter la main sur de vrais dépositaires de la philosophie politique du M’Zee Laurent Désiré Kabila comme Moïse Katumbi, Kyungu wa Kumwanza, Mwenze Kongolo etc.

Si vous avez bien compris le message, la NPDAC/ONG vous dit merci et vous souhaite un très merveilleux début d’année.Merci de bien vouloir visiter notre page facebook Editions Le Palmier Equatoria.

Faustin BOSENGE
Chercheur et essayiste
Coordonnateur de la NPDAC/ONG