RD CONGO : JPDH exige des éclaircissements sur les disparus de la marche de 16 février 2013

Journaliste pour la promotion & la défense des droits de l’homme (JPDH), organisation de lutte contre l’impunité et la disparition forcée exige toute la lumière sur des personnes portées disparues lors d’une pacifique marche organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion du 23ème anniversaire de la répression de la marche des catholiques réclamant l’ouverture de la Conférence nationale souveraine devant conduire aux élections pluralistes dans l’ex-Zaïre.
Plusieurs personnes, essentiellement des opposants politiques, ont été interpellées et gardées dans les cachots de services de sécurité. D’autres déclarées mortes pour manque de soins nécessaires lors de la détention, d’autres cependant, auraient été exécutées tandis d’autres n’ont pas fait signe de vie. Mababa Mamy, militante, membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale formation politique dans le pays, est actuellement recherchée par les siens depuis qu’elle a été vue le 11 mars 2013, à la tête d’une délégation de son parti, à quelques mètres de l’aéroport de Kinshasa venue accueillir le président national de l’Udps, M. Etienne Tshisekedi.
JPDH se rappelle qu’elle a été retrouvée, après maintes recherches, à la prison centrale de Makala après un séjour au cachot du parquet de grande instance de Matete (Est de la ville). A la prison de Kinshasa, Mababa, célibataire mais mère de deux enfants, a passé trois mois sans jugement et visite de ses proches.
Femme d’affaires, puisqu’elle tenait une boutique d’habillement à Ndjili (Est de la Ville), Mme Mababa a été connue pour avoir régulièrement offert son restaurant comme cadre aux activités de son parti et d’avoir, grâce à son militantisme, attiré ses collègues membres de la tontine au parti.
Tout au long de séjour carcéral, elle n’a pas été déférée devant son juge naturel ou n’avoir été, depuis lors, vue par les siens qui ont exprimé de sérieuses craintes qu’elle ne soit parmi les victimes de la dernière exécution, vraie ou supposée, intervenue dans le pays.

Kinshasa, le 10 mars 2015
Journaliste pour la promotion & la défense des droits de l’homme (JPDH)