LE PEUPLE CONGOLAIS SE DOIT DE CONTRER LE DIABOLIQUE PLAN DE LOUIS MICHEL D’UNE CONTINUATION DE L’ACTUEL SYSTEME KABILO-LEMERIS

LE PEUPLE CONGOLAIS SE DOIT DE CONTRER LE DIABOLIQUE PLAN DE LOUIS MICHEL D’UNE CONTINUATION DE L’ACTUEL SYSTEME KABILO-LEMERISTE.

C’était en 1996, en tant qu’officier traitant du SARM et Conseiller en matière de sécurité du fils du Chef de l’Etat, Mobutu Kongulu, que nous devions escorter sur le Boulevard Lumumba, au Quartier Kingasani, à Kinshasa, le convoi des terroristes rwandais arrêtés à Goma où les services d’intelligence de Kigali les avaient infiltrés pour y préparer la rébellion des signataires des Accords de Lemera qu’étaient les Bizima Karaha, Bugera et leurs complices congolais de l’AFDL dont découlent le PPRD, le MSR et tant d’autres actuels partis politiques kabilo-lemeristes dont les Congolais connaissent les noms. Jusqu’à ce jour, nous nous souvenons encore de ces dédaigneux regards de mépris que nous lisions sur les visages de la population de Kinshasa qui, intoxiquée à mort par un très antipatriotique discours populiste de l’UDPS, était convaincue que les éléments du SARM et de la DSP étaient de meurtriers hiboux de Mobutu qu’elle devait soumettre, quelques mois plus tard, au supplice du collier (tiya pneu) alors que les troupes rwando-zaïroises de la rébellion kabilo-lemeriste de l’AFDL étaient regardés comme de braves libérateurs dont il fallait, quelques mois plus tard, applaudir l’entrée triomphale à Kinshasa.

Pour la petite histoire, il y a lieu de retenir que, au début des années 80, en tant qu’un Commandant Suprême de l’Armée nationale ayant une parfaite maitrise des questions de défense et sécurité, le Maréchal Mobutu avait eu la géniale idée de faire venir des experts militaires du pays de Nelson Mandela pour s’occuper de la formation, à la Base de Kitona, des troupes spéciales de protection de nos frontières nationales dont celles avec l’Angola, le Rwanda et l’Ouganda, sous la responsabilité du Colonel Dondo. Or, ces officiers sud-africains portaient sur leur uniforme des badges à la tête d’un hibou. Pour les agents de la propagande anti-mobutiste de l’époque, c’était un bel argument d’intoxication supplémentaire pour décrédibiliser davantage Mobutu auprès de l’opinion nationale et internationale en soutenant qu’il venait de créer une unité spéciale pour l’enlèvement et l’assassinat des opposants.

Et, c’est une des raisons qui fit avorter ce très stratégique projet sécuritaire qui aurait compliqué aux Rwandais et à leurs complices signataires zairois signataires des Accords de Lemera de s’infiltration en territoire congolais, en 1996, par la frontière entre le Rwanda et le Kivu que James Kabarehe explique dans un des documentaires sur la chute du régime Mobutu actuellement en circulation. Avec le recul du temps, des esprits critiques peuvent aujourd’hui se poser des questions sur ce fait curieux que, de la date de création ce soi-disant détachement des enleveurs-tueurs, en 1991, jusqu’à l’entrée de l’AFDL à Kinshasa, en 1997, aucun leader de l’opposition anti-mobutiste n’avait été l’objet d’un enlèvement et d’un assassinat par les hiboux. Ce n’était qu’une petite parenthèse pour nous édifier tous sur certaines erreurs du passé dont nous ne semblons pas avoir tiré des leçons.

Si oui, pourquoi nous, les élites congolaises, devrions faire insulte à la mémoire de Patrice Lumumba en s’employant à faire écrire l’histoire de notre pays à Kigali et Bruxelles via Lemera? Nous, Congolais, jusqu’à quand continuerons-nous à ne pas intérioriser la théologie de libération de Simon Kimbangu qui prône, à juste titre, l’émancipation des peuples noirs du monde du mythe de la supériorité de l’homme blanc ? Pourquoi devrions-nous cracher sur la mémoire du Maréchal Mobutu, le chantre de la désaliénation mentale et de l‘authenticité de l’homme africain ? Pourquoi avons-nous si vite oublié le testament de M’Zee Laurent Désiré Kabila nous enjoignant de nous prendre politiquement en charge ? Pourquoi le peuple congolais devrait-il envoyer au reste de l’Afrique et du monde ce déshonorant message que, plus d’un demi-siècle après l’accession du pays à la souveraineté nationale, il a toujours des injonctions de gouvernance à recevoir de l’ancien colonisateur ? Pourquoi tenons-nous à contredire Barack Obama qui préconise que les peuples d’Afrique doivent désormais se choisir leurs dirigeants sans ingérences occidentales ?

Le très illustre Winston Churchill disait qu’un peuple qui ignore son passé se condamne à le revivre. Nous, les élites congolaises, nous ne devrions pas perdre de que le même cinéaste Thierry Michel qui nous revient aujourd’hui avec le film sur le Dr Mukwenge, la même journaliste Colette Braeckman et le même politicien belge Louis Michel avaient été les principaux agents de propagande du complot international contre notre pays qui aboutit à la signature des Accords de Lemera dont l’actuelle annexion du Kivu assortie du pillage de notre coltan, l’occupation des terres diamantifères du territoire de Kahemba et de nos eaux territoriales atlantiques pétrolifères par l’Angola, ainsi que du détournement de nos gisements de pétrole du Lac Albert par l’Ouganda ne sont que des conséquences logiques? Ainsi dit, il est à se demander jusqu’à quand les politiciens congolais continueront à ne pas réaliser, à l’instar de certains de leurs homologues belges, que Louis Michel est, depuis des lustres, activement impliqué dans une vaste entreprise politico-mafieuse de prédation des richesses de notre pays?

Il y a lieu de se rappeler que, lors des présidentielles de 2003, le thème central du discours de campagne pour de deux candidats Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba était la pacification de l’Est du pays et qu’aucun des observateurs avertis ne pouvait nier cette évidence que c’était le Chairman du MLC qui était l’homme de la situation. En plus du fait qu’il avait dirigé de mains de maître une rébellion qui constituait la première force militaire du pays en termes des capacités aux combats, il venait de mener avec succès des opérations de pacification de l’Ituri, quelques mois pus tôt, et surtout de se déplacer sur le tronçon routier reliant la ville de Goma à la contrée de Rutshuru que les forces gouvernementales n’empruntaient plus jamais par peur des embuscades tendues par des groupes armés étrangers.

Mais hélas, tenant mordicus à la réalisation de ses desseins inavoués de pillage des ressources nationales de notre pays, Monsieur Louis Michel se retrouvera au four et au moulin dans une diabolique mascarade électorale de Malu Malu dont sortira Joseph Kabila II et dont ont résulté l’actuelle annexion de facto de la Province du Kivu par le Rwanda, l’occupation de notre territoire diamantifère de Kahemba par des troupes angolaises, le détournement de nos gisements pétrolifères du Lac Albert par l’Ouganda et une exploitation léonine de notre pétrole des eaux territoriales congolaises de l’Atlantique qui explique notamment que l’Angola dispose aujourd’hui d’un budget annuel de 70 milliards US de dollar alors que le notre avoisine à peine 7 milliards de dollars US.

Et, depuis lors, s’estimant ayant atteint ses ignobles objectifs sur notre pays, Monsieur Louis Michel est resté complètement indifférent de l’actuelle catastrophe nationale congolaise dont il aura été l’un des principaux auteurs jusqu’à ce que les manifestations contre le pouvoir kabilo-lemeriste de Joseph Kabila du 19, 20 et 21 Janvier 2015, à Kinshasa, lui fasse voir que son principal complice du fossoyage de l’économie nationale de notre pays est en train de partir et qu’il doit, une fois de plus, mettre à profit la naïveté pathologique des élites congolaises pour se ménager un nouveau point d’ancrage pour une continuation de sa prédation de nos richesses du sol et du sous-sol. Et, comme on ne change pas l’équipe qui gagne, Louis Michel recourt de nouveau à la même mythomane Colette Braeckman dont l’étoffe kabilo-lemeriste n’est plus à démontrer et au cinéaste Thierry Michel, le réalisateur du « Mobutu, Roi du Zaire », un documentaire plein de criantes contre-vérités qui, cette fois-ci, veut donner la mensongère impression de connaitre le patriote Dr Denis Mukwenge plus que tous les Congolais.

Et, il y a à se demander comment un monsieur aussi intelligent que le Dr Denis Mukwenge ne pouvait pas réaliser qu’il n’avait pas besoin d’une abjecte mise en scène orchestrée par des individus dont l’allégeance plus que patente au système kabilo-lemeriste a rendu très peu crédibles en Belgique comme Louis Michel et Colette Braeckman pour se ménager la confiance des électeurs congolais et une confirmation de sa notoriété internationale? Les mêmes causes produisant les mêmes effets, comment le Dr Denis Mukwenge pourrait convaincre les Congolais que, devenu Chef de l’Etat par la même filière Louis Michel, il ne travaillera pas plus, à l’instar de Joseph Kabila, pour une maligne implémentation des clauses des Accords de Lemera que pour l’intérêt supérieur du peuple congolais ?

Chers patriotes congolais de la diaspora et de l’intérieur du pays, savons-nous que ce sont des détournements de nos ressources du sous-sol et de notre pétrole qui font que le Rwanda, l’Angola et l’Ouganda soient aujourd’hui éligibles, à moyen termes, au statut de pays émergeant alors que les statistiques du PNUD continuent à classer le grand Congo-Zaïre parmi les trois pays les plus pauvre du monde ? Savons-nous que l’Ethiopie va bientôt finir la construction de son complexe hydro-électrique qui va ravir à notre Inga le statut du plus grand au monde ? Savons-nous que Kigali envoie chaque année une centaine de jeunes officiers se former dans de grandes écoles de l’Armée américaine alors que Joseph Kabila continue à marginaliser ou assassiner des officiers ex-FAZ de grande valeur nous laissés par le Maréchal Mobutu au profit des individus sans aucune formation militaire nommés au grade de général ? Savons-nous que si nous continuons avec l’actuelle incapacité des FARDC à éradiquer les groupes armés étrangers présents à l’Est du pays, les Etats Unis n’auront plus de choix que de recourir à l’Armée rwandaise pour accomplir cette mission en territoire congolais, et par conséquent, à implémenter ainsi davantage une domination militaire de notre grand pays par son petit voisin ? Savons-nous que le Congo-Zaïre a jusqu’aujourd’hui suffisamment aussi bien d’officiers bien formés et expérimentés que des troupes bien aguerries pour terminer, en quelques mois seulement, cette histoire des FDLR, ADL/NALU etc., et que c’est le pouvoir kabilo-lemeriste de Joseph Kabila qui s’emploie à ne pas les utiliser pour induire une incapacité de notre Armée nationale qui concourent à l’actuelle occupation rwandaise du Kivu?

Au niveau des FNRC, nous estimons que le peuple du grand Congo-Zaïre n’a d’autre choix que de contrer avec la dernière énergie et à tout prix l’actuel complot de Louis Michel visant une continuité dans un système kabilo-lemeriste dont le seul mérite est de perpétuer l’actuel pillage systématique des ressources nationales de notre pays par ses petits voisins qui, depuis 2001, fait que, plus ces derniers consolident leurs processus de développement, plus notre pays s’enlise dans le sous-développement et la pauvreté.

C’est pourquoi, au niveau des FNRC, nous disons que, dans le cas où il y aura réellement les élections telles que prévues, en 2016, le peuple congolais se doit naturellement de sanctionner sévèrement par la voix des urnes tout candidat aux présidentielles, à la députation ou poste de sénateur, quel que soit son nom ou son discours de campagne, appartenant à la famille politique kabilo-lemeriste que sont le PPRD et ses alliés, ou tout simplement proche de la bande mafieuse de Louis Michel.

Par contre, en cas d’un glissement du mandat de Joseph Kabila suite à des manœuvres dilatoires qu’il pourra orchestrer avec certains leaders de l’opposition alimentaire et qu’ils déguiseraient en concertations nationales, de non-tenue des scrutins dans les délais fixés par la constitution ou d’une troisième tricherie électorale, les FNRC n’auront plus de choix que se faire le devoir patriotique d’inviter l’ensemble de notre peuple à rejoindre sa dynamique d’application des dispositions de notre constitution en vigueur qui nous recommande de s’opposer par tous les moyens à tout pouvoir illégal.

En attendant le lancement imminent de notre site Internet, vous pourriez nous faire l’honneur de nous lire sur la page Facebook FNRC. Merci.

Pour le Conseil de Modération des FNRC
Faustin BOSENGE
Coordonnateur