DEUX BATAILLONS DE L’ARMEE RWANDAISE SE TROUVENT EN TERRITOIRE CONGOLAIS DEPUIS PLUS DE TROIS JOURS.

Tout au moins deux sources crédibles proches de la société civile du Kivu affirment que deux batillons de l’Armée rwandaises ayant traversé la frontière, le 19 avril 2015, se trouvent présentement dans le territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu. Dans des pays où il existe un Etat, un tel acte équivaudrait d’office à une déclaration de guerre qui pousserait le Chef de l’Etat, en sa qualité de Commandant Suprême de l’Armée, à mettre celle-ci sur pied de guerre et à saisir le Parlement pour envisager des approches d’une déclaration de guerre. Mais hélas, une telle situation procède plutôt de l’ordre normal des choses dans notre pays pour la simple raison que de braves autorités de Kigali ne font qu’appliquer, en toute sérénité, à la fois les Accords de Lemera portant sur l’annexion du Kivu au Rwanda et les Accords de défense signés entre James Kabarebe, John Numbi et Didier Etumba autorisant aux troupes rwandaises d’entrer en territoire congolais sans avoir à en prévenir Kinshasa.

Cependant, le plus curieux est de constater que c’est exactement le moment où le Rwanda fait entrer ses troupes dans notre très chère Région du Kivu que Felix Tshilombo et son UDPS/Aile Kabila se décident d’amener des groupes musicaux de Kinshasa au Kivu, certainement en intelligence avec leur habituel complice Joseph Kabila, afin de tenter de distraire la population locale, et détourner ainsi son attention de ce qui se passe à la frontière. Cependant, ce traitre à la cause nationale se sera tout au moins rendu compte du fait que son arrivée n’eusse pas mobilisé une seule grande foule à son passage, et par conséquent, de l’impopularité toujours croissante de ce ligablo politique familial qu’est l’UDPS/Aile Kabila au sein de la population congolaise qui a fini par comprendre que, depuis l’époque du Maréchal Mobutu jusqu’à ce jour, le clan Tshisekedi a toujours été du coté des Rwandais pour faire appliquer correctement les Accords de la trahison de Lemera. Les leaders de l’UDPS/Aile Kabila peuvent continuer tranquillement leur très sale entreprise de trahison de la cause nationale au profit des Rwandais commencée depuis 1996, mais ils doivent aussi savoir que le sang de plus de 8 millions de Congolais morts suite à cette colonisation du Kivu par le Rwanda engage déjà leur pleine responsabilité aussi bien devant Dieu que devant les hommes.

Sincèrement parlant, nous n’avons pas pu nous empêcher de nous sentir personnellement touché du fond de notre âme en regardant cette image de la presse montrant Paul Kagame s’adressant directement aux membres du Haut-Commandent de l’Armée Rwandaise, tant elle nous a rappelé la belle époque de la complicité entre le Maréchal Mobutu et ses généraux des FAZ qui faisait que ce fusse le grand Zaïre qui dictasse sa loi dans les Grands Lacs et en Afrique Centrale. A titre d’exemple, on peut noter qu’aucun de ces officiers rwandais photographiés avec Paul Kagamé n’avait un gros ventre, ce qui nous a rappelé l’époque des Mayele, Shabani Boole, Mosala, Liwanga, Mbunza Mabe et autres dont personne n’avait le temps de développer un abdomen tellement qu’ils tenaient tous à la quête de la condition physique, donnant ainsi un bon exemple à la troupe. Il y avait aucun civil nommé général parmi tous ces membres du Haut-Commandement de l’Armée Rwandaise et il n’y avait pas un seul petit OPJ ou un infirmier A3 propulsé au sommet de l’Armée. Ils sont tous des professionnels des armes formés dans des grandes écoles militaires de l’Armée américaine.

En effet, depuis son arrivée au pouvoir jusqu’à ce jour, Paul Kagame ne fait que pratiquer une copie conforme de ce que faisait le Commandant Suprême Mobutu. Et, ce n’est pas pour rien que nous gardons toujours une grande admiration personnelle de ce grand patriote et nationaliste que fut Mobutu, le seul politicien congolais ayant formellement reçu la bénédiction de l’envoyé de Dieu Simon Kimbangu pour faire la grandeur de cette ancienne terre d’Eden de la Bible qu’est le Congo-Zaïre. Heureusement pour notre nation, le Maréchal du Zaïre est mort, mais il a laissé des centaines d’officiers de grande valeur formés dans de grandes écoles militaires de l’Occident qui peuvent perpétuer cette tradition militaire qui faisait autrefois la grandeur du Congo-Zaïre. C’est pourquoi, au niveau des FNRC, nous nous battrons par tous les moyens démocratiques pour accéder à la gestion de la Défense nationale afin de réaliser ce qui a toujours été notre rand rêve : celui de pacifier totalement et irréversiblement, en moins de six mois, l’Est de notre pays et de se lancer par la suite à la reconstitution de cette grande armée nationale qui avait permis à notre peuple de connaitre 32 ans d’affilés de paix et sécurité.

Pour que le Congo-Brazza passe très rapidement du stade des milices à cette armée nationale digne de ce nom qu’il a aujourd’hui, notre modeste personne y avait été d’une certaine contribution. Et, il y a aucune raison objective que nous ne soyons pas à mesure de réitérer une telle action dans notre pays, dès lors qu’il y a de la volonté politique. La création de l’association politique appelée FNRC n’est pas un fait du hasard. Avec moins de jalousie et l’appui de Dieu, des patriotes congolais et d’autres citoyens du monde épris de paix et des libertés des peuples, notre belle et très riche Région du Kivu sera assez facilement libérée, notre pays reviendra à la fois une nation de paix et stabilité, le garant de la concorde entre les Etats des Grands Lacs et le gendarme patenté de toute l’Afrique Centrale.

Faustin BOSENGE
Coordonnateur des FNRC