ET SI LES CONGOLAIS POUVAIENT EMPECHER A JOSEPH KABILA DE CLOTURER EN BEAUTE SA MISSION D’EXECUTION DES ACCORDS DE LEMERA

Il y quelques jours, plusieurs sources proches de la société civile du Nord-Kivu signalaient un renforcent d’une présence militaire rwando-ougandaise au Nord-Kivu. De toutes les façons, il ne pouvait s’agir d’une nouvelle invasion pour la simple raison que des troupes rwandaises violent plutôt constamment l’intégrité du territoire national congolais en vertu des accords de défense signés entre le « Général » John Numbi et le Ministre de la Défense rwandais James Kabarebe autorisant au Rwanda de faire traverser la frontière commune sans devoir en avertir Kinshasa, certainement dans le cadre de l’application des Accords de Lemera.

Le 1er mai 2015, c’était notamment le tour du site d’information Africatime.com de rapporter des propos de Mr Julien Paluku, Gouverneur PPRD du Nord-Kivu, qui affirmait être en possession de informations selon lesquelles le Rwanda et l’Ouganda venaient de « créer une nouvelle rébellion appelée Mouvement Chrétien pour la Reconstruction du Congo » qui, selon lui, devrait « faire ce que le M23 et le Cndp avaient fait autrefois’’ » dans notre pays. Précisant ses propos, ce cacique de la médiocratie kabilo-lemeriste a égalent ajouté que des éléments « ex-M23 ont été rassemblés dans des camps d’entrainement au Rwanda et en Ouganda pour être prêts à reprendre les hostilités dans l’Est du Congo ». Cependant, ce que pouvait dire ce pyromane s’évertuant à jouer le sapeur-pompier, prenant ainsi des Congolais pour des imbéciles, est que, en agissant ainsi, les autorités de Kigali et de Kampala ne faisaient que tirer simplement les conséquences de la non-tenue par Kinshasa de ses engagements de faire des anciens cadres du M23 des ministres du Gouvernement congolais et officiers généraux des FARDC.

En effet, ce que le gros de l’opinion nationale et internationale pourrait ignorer est que cette histoire de la défaite des M23 n’est pas très différente du cas d’une femme stérile qui va voler un bébé d’autrui afin de se défaire de la pression de sa belle famille qui ne cesse de la menacer de divorce. Nous sommes malheureusement obligé de souligner ici que, contrairement à l’éhonté battage médiatique auquel le mythomane professionnel Lambert Mende et son complice de circonstance Didier Etumba convièrent autrefois le peuple congolais, la rébellion du M23 n’avait jamais été militairement défaite par les FARDC. Ce n’est pas la première que nous le disons.

Pour vraiment saisir les tenants et les aboutissants de ces bruits de bottes actuellement déplorés à l’Est de notre pays, il faut remonter le cours des événements du Kivu jusqu’à l’époque de cette tragique trahison du « Général » Gabriel Amisi Tango Fort, un des hommes de mains de Joseph Kabila, qui occasionna la très sanglante débâcle des FARDC face aux hommes de Laurent Nkunda à Mushake au Nord-Kivu.
A ce propos, il y lieu de noter en passant les propos très révélateurs de la journaliste belge Colette Braeckman, dont les accointances kabilo-lemeristes ne sont plus à démontrer, qui rapportaient, nous citons : « Mais surtout, il se confirme aujourd’hui que les FARDC furent victimes de trahison au plus haut niveau : à Mushake où avait été dépêché le commandant en chef des forces terrestres, le général Gabriel Amisi dit Tango Fort, des ordres contradictoires furent donnés, qui entraînèrent le repli des meilleurs éléments. …. Le Général Amisi a regagné Kinshasa en état d’arrestation et a été placé en résidence surveillée en attendant le résultat des enquêtes. Un autre officier de haut rang, le général katangais John Numbi, actuellement en charge de la police de Kinshasa, serait « en disgrâce »…. Sur les 6000 éléments des FARDC engagés dans la bataille de Mushake, la moitié a été mise hors combat : 2500 militaires ont été tués dont 2000 policiers en tenue militaire et 600 éléments de la garde républicaine… En plus des pertes en vies humaines, un important matériel militaire a été saisi par les hommes de Nkunda, qui leur permettra de guerroyer pendant des années encore : 6 tonnes de munitions, y compris des munitions d’hélicoptères, 45 blindés, 20 lance-roquettes, 15.000 caisses de grenades, 6000 caisses d’armes type Fall. Le bilan fait même état de 15 missiles sol air, mais on se demande pourquoi de telles armes auraient été envoyées au Kivu contre un adversaire qui pratique la guérilla et ne dispose ni d’armement lourd ni de moyens aériens ?… ». Fin de citation (Source : http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2007/12/27/larmee-congolaise-est-rongee-par-le-soupcon-de-trahison/).

Allez-y comprendre que se trouvaient également dans les rangs des FARDC à Mushake des anciens éléments du Détachement Bufalo de Brazza formés et commandés par votre serviteur qui, de février à juillet 1999, étaient capables de pacifier totalement et irréversiblement le Congo d'en face et qui devenaient ainsi curieusement plus que médiocres dans leur propre pays(Source : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2649p039.xml0/diplomatie-joseph-kabila-election-presidentielle-attaquerdc-congo-regain-de-mefiance-entre-les-deux-pays.html)

De toutes les façons, le « Général » Amisi Tango Fort n‘avait aucune raison d’amener au front des missiles sol-air, si ce n’était pour ravitailler Laurent Nkinda au frais des contribuables congolais, étant donné que ce dernier ne disposait même pas d’un petit porteur, et encore moins d’un avion de combat. La défaite planifiée des FARDC à Mushake était tout simplement une très habile opération de ravitaillement de Laurent Nkunda que Joseph Kabila avait confiée à ses deux complices de l’exécution des Accords de Lemera que sont Gabriel Amisi alias Tango Fort et John Numbi. Nous savons tous que rien n’était arrivé par la suite à des deux traitres et que ces immenses pertes humaines et matérielles étaient tout simplement mises au compte des pertes et profits de l’exécution des Accords de Lemera par Joseph Kabila.

Bien au contraire, John Numbi et Amisi Tango Fort ont ultérieurement multiplié des acquisitions d’immeubles et villas à Kinshasa. Quoi de plus normal lorsqu’ils venaient de réussir avec brio leur mission de sécurisation du Rwanda dont parle le Président Etienne Tshisekedi dans les lignes qui suivent.

En effet, il y a lieu de noter que, en 2002, à la sortie d’un entretien à huis-clos que venait de lui accorder Paul Kagamé, le Président Etienne Tshisekedi déclara, nous citons : « Il faut comprendre que le Rwanda est un petit pays et qu’il a besoin de sécurité. Joseph Kabila a rencontré Kagamé cinq fois au moins. Pourquoi moi, n’aurais-je pas ce droit ». Fin de citation. (Source : Kongo Times, juillet 2002). Ainsi dit, ne soyons pas étonnés aujourd’hui de voir Félix Tshisekedi disposer subitement de gros moyens financiers pour louer des avions et aller distraire des populations du Nord-Kivu par des meetings sur les élections de Malu Malu sans que l’ex-Leader Maximo ne prononce un seul mot pour stigmatiser l’actuelle violation de l’intégrité de notre territoire national par troupes rwandaises.

Ce n’était qu’une parenthèse que nous refermons pour revenir sur cette surprenante défaite très cuisante des FARDC, fabriquée de toutes pièces par John Numbi et Tango Fort à Mushaki au Nord-Kivu, sur instructions de Joseph Kabila, face aux hommes de Laurent Nkunda en soulignant qu’elle préludait à la naissance de la rébellion du M23 dont l’actuel retour en force menace au plus haut point l’intégrité de notre territoire national en laissant libre cours à une certaine perspective de colonisation du tout grand Congo-Zaïre par ses deux petit voisins de l’Est. Aucun Gouvernement digne de ce nom au monde ne continuerait à fonctionner dans la routine au moment où des troupes étrangères envahissaient le territoire national. Bien au contraire, ce serait déjà-là un casus belli appelant ipso facto à une convocation d’une session extraordinaire du Congrès devant statuer sur une éventuelle déclaration de guerre.

Mais hélas, Joseph Kabila ayant réussi à priver l'Etat congolais de cet incontournable instrument de management des relations internationales qu’est une armée nationale dissuasive, tout ce que nous pouvons actuellement faire, c’est de nous rabattre sur la communauté internationale dans l’espoir qu’elle dissuade Kigali et Kampala de ce nouvel élan belliciste assorti d’un agenda inavoué de colonisation de notre pays. Or, il se fait que le même Joseph Kabila se retrouve aujourd’hui rattrapé par ses deux mensonges d’avoir abusivement rassuré Yoweri Museveni de ses capacités à tromper la vigilance des patriotes congolais pour procéder à un remaniement ministériel qui devait ouvrir les portes du Gouvernement aux anciens cadres du M23 et d’avoir instruit ses acolytes comme Lambert Mende et Didier Etumba de déclarer une vraie-fausse victoire des FARDC sur les M23.

Si les M23 étaient réellement défaits militairement, il n’y aurait eu aucune raison valable pour que la communauté internationale, en commençant par les Nations Unies et l’Administration américaine, continuasse à insister autrefois pour une intégration des anciens cadres d’un mouvement rebelle déjà neutralisé sans des institutions étatiques d’un pays. Ceci expliquant cela, le fait que Joseph Kabila n’ait pas intégré les anciens cadres du M23 au sein du Gouvernement constitue aujourd'hui un beau prétexte pour Kigali et Kampala qui se dédouanent automatiquement des servitudes de l’Accord Cadre d’Adis Abeba, et par conséquent, de la pression de la communauté internationale; s’offrant ainsi un champs libre pour une nouvelle occupation militaire de notre pays qui pourrait se muer à moyen terme, de l’actuelle annexion du Kivu à une véritable colonisation rwando-ougandaise de notre pays. Entre temps, l’attention de la quasi-totalité des élites politiques congolaises reste toujours rivée sur des détails comme l’ordre de la tenue des scrutins, l’âge des électeurs, le calendrier électoral etc.

L’actuel jeu politique congolais est malheureusement en train de payer notamment la monumentale erreur commise au Dialogue inter-Congolais de Sun City où les gens passèrent plus d'une année à ne débatte que des questions de politique politicienne, ne réservant à peine que quelques heures au plus fondamental qu’était des approches d’une résolution structurelle de l’équation sécuritaire congolaise avec ses trois termes que sont la neutralisation des groupes armés étrangers en survivance à l’Est du pays, la formation d’une arme nationale républicaine et dissuasive et la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire nationale.

La politique ayant ainsi éclipsé la sécurité à Sun City, depuis 2003 jusqu'à ce jour, le Gouvernement congolais est constamment resté incapable de doter le pays d’une armée digne de ce nom, et par conséquent, de mettre fin à une survivance des groupes armés étrangers (FDLR, ADF, NALU etc.) à l’Est du pays qui a toujours donné à Kigali et Kampala des raisons déloyales pour violer régulièrement l'intégrité de notre territoire national. Et, c'est justement cette absence d'une Armée nationale dissuasive qui aura beaucoup facilité à Joseph Kabila l’accomplissement de sa mission consistant à garantir une exécution correcte, au sommet de l’Etat congolais, des Accords de Lemera au profit de Kigali. C’est dans cette logique que cet ancien caporal propulsé au sommet de l'Etat congolais parraina très discrètement la signature entre John Numbi, Didier Etumba et James Kabarebe d’un très atypique accord de défense autorisant aux troupes rwandaises d'entrer dans le Kivu à tout moment sans devoir à en prévenir le Gouvernement congolais, ce qui était une toute première en relations internationales et qu’il s’arrangeait chaque fois à nommer des généraux-civils comme commandants des opérations au Kivu pour y garantir des défaites des FARDC.

En définitive, ce sont tous ces actes de trahison savamment orchestrés par cet ancien taximan des rues de Dar-es-Salam, avec le concours de ses complices congolais que sont John Numbi, Didier Etumba, Amisi Tango Fort et autres, qui concoururent à la signature par les autorités de Kinshasa des trois documents de Kampala dont la finalité occultée était l’intégration des anciens cadres du M23 au sein du Gouvernement et du Haut-Commandement des FARDC où ils devaient être plus outillés à s’adonner à l’œuvre de trahison de notre patrie sous les ordres directs de Joseph Kabila.

Maintenant que la vigilance de quelques patriotes de l’opposition venait de dissuader un Joseph Kabila à la solde de Kigali de procéder à un remaniement du Gouvernement au profit de ce Cheval de Troie rwando-ougandais qu’est le M23, les autorités rwandaises et ougandaises n'ont fit que se rabattre vite dans une application de leur plan B consistant à réarmer ce mouvement rebelle du M23 dans le but notamment de provoquer davantage un pourrissement sécuritaire qui inciterait l’Administration américaine à compter substantiellement sur les armées du Rwanda et de l’Ouganda pour épauler l’AFRICOM dans son actuelle mission consistant à empêcher que des terroristes djihadistes du Shebbab somalien ne se ménagent une nouvelle zone tribale dans les Grands Lacs, plus précisément dans cette partie orientale de notre pays.

Voilà comment des stratèges de Kigali et Kampala ont mis à profit le fait que, depuis les assises de Sun City jusqu’à ce jour, la classe politique congolaise a toujours renversé l’ordre normal des choses en priorisant chaque fois la politique politicienne au détriment de la sécurité.

Ce que des politiciens congolais désireux de présider à la destinée de leur nation devraient savoir est que, depuis la signature par des puissances occidentales de l’époque, le 24 octobre 1648, des Traités de Westpahalie, en matière des relations internationales, c’est la sécurité qui conditionne l’existence et le fonctionnement de tout Etat. C’est ce principe de gouvernance qui amène le Prof. Claval à affirmer que le langage de la force est le plus prédominant en relations internationales et que la paix n’est que le résultat de l’effet dissuasif que l’armée d’un Etat exerce sur ses potentiels agresseurs (Paul Claval, Les Outils Géographiques pour Penser la Guerre, Penser le Paix, archives Université de Sorbonne). Ce n'est pas par hasard que tous les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité sont les cinq premières puissances militaires du monde, que le Département de la Défense des Etats Unis (Pentagone) constitue avec la Maison Blanche et le Département d’Etat les trois principaux centres décisionnels de l’Administration américaine et que le régime Mobutu a commencé à décliner à partir du moment où le Maréchal du Zaïre avait confié le Ministère de la Défense à des profanes dans l’art de la guerre notamment sous la pression de certains tshisekedistes dont on connait aujourd'hui la complicité traîtresse avec les Rwandais.

Tout ce qui nous arrive maintenant à l’Est du pays résulte essentiellement du fait que, aidés par des collabos congolais que sont les John Numbi, Didier Etumba, Amisi Tango Fort et autres traîtres de la patrie, Joseph Kabila est en train d’accomplir avec succès sa diabolique œuvre de destruction de notre puissance militaire pour consolider l’actuelle domination géostratégique du petit Rwanda sur le grand Congo-Zaïre. C'est ainsi que, contre vents et marées, mettant à profit le manque de nationalisme de certains fils et filles égarés du Congo-Zaïre toujours plus attirés par des billes de banque que le souci de sauvegarder les intérêts supérieurs de leur peuple ; après avoir réussi à déboulonner avec beaucoup de malice se seul obstacle majeur à la réalisation de leurs desseins hégémoniques dans les Grands Lacs qu’était le Maréchal Mobutu, commandité l’assassinat de leur ancien allié devenu par la suite un nationaliste très farouchement opposé à l’application des Accords de Lemera que fut M’Zee Laurent Désiré Kabila et fait remplacer ce dernier par leur Cheval de Troie au sommet de l’Etat congolais qu’est Joseph Kabila, les stratèges de Kigali sont en train de gagner le pari inimaginable de faire coloniser le tout grand Congo-Zaïre par ses deux petits voisins de l’Est.

Maintenant que les carottes sont en train d’être doucement mais surement cuites pour la souveraineté de notre pays, à notre humble avis, le plus important n’est pas de se complaire à rapporter des informations faisant état des préparatifs par Kigali et Kampala d’une relance des hostilités à l’Est de notre pays. Nous le faisons très bien depuis plus d’une décennie sans qu’un seul petit changement positif n’intervienne sur le terrain.

En effet, une très subtile menace à notre sécurité nationale est que, l'appétit venant en mangeant, après le Kivu, Paul Kagamé et Yoweri Museveni se mettent certainement à lorgner sur la Province Orientale, le Katanga, le Kasai etc. Entre temps, à Kinshasa et ailleurs à travers le pays, des leaders politiques congolaises continuent à n'épiloguer que sur des détails comme le calendrier électoral, l’ordre de tenue des scrutins, l’âge des électeurs comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. A notre humble avis, toutes ces très sombres perspectives sécuritaires qui pointent actuellement à l’horizon de notre nation rendent plutôt inopportune une tenue prochaine des élections dont le seul mérite serait de donner à Joseph Kabila des chances de s’offrir un glissement de son mandat, d’en trafiquer carrément le résultat ou de détourner l’attention des patriotes congolais contre cette grande menace à la sécurité nationale que constituerait une résurgence sous une autre appelation de la rébellion du M23.

C’est pour dire que l’opposition congolaise se doit de passer impérativement, et toutes affaires cessantes, de la phase de stériles déclarations d'intentions à celle des actes concrets. Pour ce faire, elle devrait commencer par procéder à des échanges d’idées entre ses différentes tendances en vue d’une élaboration des stratégies communes et d’une implémentation des mécanismes de synergie pour une action bien concertée, décisive et soutenue dans le sens d’un soulèvement populaire destinée à débarrasser le sommet de l’Etat congolais de et odieux traître à la solde de Kigali qu’est Joseph Kabila. Ce n’est qu’après cette très cruciale échéance que des patriotes congolais pourraient mettre en place un exécutif de transition ayant mission d’organiser les vraies élections après avoir restauré notre armée nationale et sécurisé nos frontières de l’Est.

Au niveau des FNRC, nous avons toujours dit que le Congo-Zaïre ne manque pas des intelligences et des muscles pour relever un tel défi en une année. Nous savons bien de quoi nous parlons. Merci de bien vouloir nous lire régulièrement dans notre compte Facebook Faustin Bosenge, dans la page Facebook FNRC et dans le groupe Facebook « Avec les FNRC Libérons le Kivu en 2017 ».

Faustin BOSENGE
Coordonnateur des FNRC