La société civile Forces/vives de la Rdc à l’école de la justice transitionnelle

Le secrétariat exécutif national de la Société civile/Forces vives de la République démocratique du Congo (Rdc) a, en collaboration avec l’Association pour la Renaissance au Congo (Arc) animé vendredi 16 mai 203 un atelier au centre Lokole à Gombe autour du thème “ Commission vérité et réconciliation : expérience d’ailleurs et question technique pour la Rdc ”. Cette activité a bénéficié de l’appui de l’International center for transitioinnal justice, une Ong basée à New York qui, pour la circonstance, a dépêché à Kinshasa deux de ses experts.

Dans son mot de circonstance, le président du Comité organisateur, M. Christian Hemedi également président de l’Arc, a brossé succinctement le parcours de son organisation dans le secteur de la justice réparatrice en Rdc avant d’invoquer le travail que ne cessent d’abattre les différentes Ong congolaises à l’instar de Woppa (Women as partners for peace in africa) dans la mise en route de la Commission vérité et réconciliation.

Les deux animateurs de la journée, MM. Federico Borello et Marc Freeman ont, quant à eux, expliqué la notion de la “ justice transitionnelle" avant de plancher sur les expériences des commissions vérité et réconciliation. Le principe directeur de l’Ictj, ont-il souligné, est de permettre aux activistes et aux fonctionnaires locaux de prendre des décisions avisées au sujet de la justice en période de transition. A cet effet, le Centre tient des sessions de formation et des conférences pour ceux qui conçoivent et mettent en application des programmes de justice transitionnelle, une coalition d’organismes de défenses de droits de l’homme et d’individus travaillant en synergie pour aller de l’avant dans la promotion de la justice transitionnelle.

Pour revenir à la Commission vérité et réconciliation (Cvr), les orateurs ont noté plus d’une vingtaine de commissions (Vérité et Réconciliation, Vérité et Justice, clarification historique...) et autant de noms. Peu importe les noms, souligne Federico Borello, les objectifs restent les mêmes : faire la vérité sur les sales guerres que les dictatures ont menées contre leurs populations et se donner une chance de reconstruire une société plus juste et plus équitable. Une fonction morale et historique qui n’utilise pas les instruments traditionnels de la justice, mais favorise son œuvre. Leur caractéristique principale tient aux circonstances de leur création: une période transitoire où un minimum de paix sociale est nécessaire pour que les nouvelles structures démocratiques se mettent en place.

Leur indépendance est primordiale : le pouvoir exécutif décide de leur constitution, mais les membres d’une commission n’ont jamais de lien avec lui. Ces derniers sont issus de la société civile.

Quant aux participants, ils ont relevé ce que doit être le rôle de la société civile avant, pendant et après la mise en place de la Cvr.

Plusieurs défis restent à relever, notamment la structure à mettre en place par rapport à la dimension géographique de la Rdc, le rôle des chefs coutumiers, des confessions religieuses et le système informel de la justice, les rapports entre la Cvr et les tribunaux.

Godefroid Ngamys
Le Potentiel


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