DEVIONS-NOUS FETER L'INDEPENDANCE OU PLUTOT MEDITER SUR DES PISTES D'UNE DECOLONISATION DE NOTRE NATION?

Du 30 juin 1960 au 30 juin 2015, cinquante-cinq ans d’une constante pratique par nos élites politiques de toute une culture du mensonge, de démagogie et de populisme ayant fait que la nation la plus potentiellement riche de la planète avec 10% des réserves mondiales du pétrole, des ressources minières connues évaluées à plus de trois fois le PIB de l'Occident, l'aménagement hydroélectrique le plus puissant du monde , le lac le plus poissonneux de la terre, la moitié des eaux douces de toute l'Afrique, la première réserve mondiale du cobalt, la seule réserve du coltan connue de la planète etc., soit devenue la plus pauvre du monde, nous devons bien tirer des leçons de notre passé notamment en nous apercevant de l'absolue nécessité de s'abstenir désormais de considérer des leaders politiques comme d'infaillibles demi-dieux.

Winston Churchill affirme en substance que tout peuple qui ignore son passé est condamné à le revivre. C'est bien-là la finalité de la présente chronique par laquelle votre serviteur s'emploie à démontrer que des élites politiques du Congo-Zaire sont plus responsables que les Américains, Belges et autres peuples du fait que notre grand et richissime pays soit aujourd'hui devenu à la fois une colonie de facto de ses petits voisins et l'Etat le plus misérable de la terre. Notre peuple se doit plutôt de développer la culture de demander des comptes aux mandataires public puisque c'est lui le souverain primaire. Ce n'est pas l'inverse.

Nous amorçons la présente chronique par l’évitable humiliation suicidaire du Roi des Belges au 30 juin 1960 par le Premier Ministre Lumumba. En remontant jusqu’au Déluge, nous pourrions noter que, en 1955, ayant eu l’exceptionnel privilège de s’entretenir avec le Roi Baudouin en voyage au Congo Belge, l’immatriculé, entendez l’indigène noir ayant réussi à s’intégrer dans les milieux des blancs de la colonie, Patrice Lumumba, n’avait pas du tout à s’offusquer de publier, en sa qualité de Président de l’Association du Personnel Indigène de la Colonie (APIC), une lettre-circulaire dans laquelle, vantant en des termes très élogieux les bienfaits de la colonisation du Congo par la Belgique, il affirmait notamment, nous citons :
« Tous les Belges qui s’attachent à nos intérêts ont droit à notre reconnaissance… Nous n’avons pas le droit de saper le travail des continuateurs de l’œuvre géniale de Léopold II ». (Source :http://www.irenees.net/bdf_fiche-acteurs-744_en.html).

Et pourtant, dans son allocution prononcée cotre toute attente devant le Roi Beaudouin, le 30 juin 1960, le même Patrice Lumumba, entre temps devenu Premier Ministre du nouvel Etat indépendant du Congo, s’employa très curieusement à mettre à profit ses indéniables talents d’orateur pour soutenir que la même colonisation belge ayant découlé de ce qu’il qualifiait autrefois d’ « œuvre géniale de Léopold II » était plutôt un système d’esclavage pire que l’Enfer. Cependant, une vérité historique que le très populiste futur héros national congolais avait occulté dans son intervention était que, contrairement à la légende, l’indépendance du Congo Belge était moins le résultat d’une « laborieuse lutte » qu’auraient menée les « pionniers de l’indépendance » qu’une conséquence logique d’une réelle volonté personnelle du Roi Beaudouin, sentimentalement très attaché à ses sujets de la colonie, d’accorder la souveraineté nationale et internationale tant souhaitée par ses derniers.

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Faustin BOSENGE
Chercheur
Coordonnateur des FNRC