La Fondation « GRACE MONDE » s’engage à réduire la mortalité maternelle et infantile en RDC

La femme congolaise a droit aux conditions optimales d’accouchement. « Luttons contre la mortalité maternelle et infantile en RD Congo ». C’est le message que lance la Fondation « GRACE MONDE » (FMK) aux autorités, à la communauté congolaise et aux partenaires dans le cadre de la commémoration, le 8 mars 2020, de la journée internationale de la femme.

A cette occasion, la Fondation chère à Mme Grace MBONGI UMEK, initiatrice et présidente, a organisé des activités récréatives à la Place « YMCA » à Kinshasa. Plusieurs femmes, et aussi des hommes, ont répondu à ce rendez-vous marqué par un menu des jeux de « Nzango », de la musique et de la comédie. "Nous luttons pour que la femme soit épanouie en RDC. Nous sensibilisons la femme de ne pas seulement fêter le 8 mars avec un pagne, mais elle doit s’engager dans la lutte pour la promotion de ses droits" , a déclaré Grace MBONGI UMEK à PAX JUNIORS INFO.

La FMK joue sa partition et se prépare à déposer au Parlement congolais, à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire, le 15 mars 2020 à Kinshasa, une proposition de loi sur la gratuité de l’accouchement en RDC. Une fois cette loi spécifique adoptée et promulguée, la FMK entend mobiliser les moyens auprès de différents partenaires pour financer la gratuité de l’accouchement en RDC. Cette démarche s’inscrit dans la logique de l’objectif principal de la Fondation : « Contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. »

Tableau sombre du Ministère du Plan

En effet, le taux de mortalité maternelle était évalué, en 2001, à 1289 décès pour 100.000 naissances, indique un rapport du Ministère du Plan présenté, en juin 2004 au Sénégal, à une conférence internationale sur la population. Ce taux est l’un des plus élevés au monde.

Le Ministère du Plan précise que le taux de mortalité maternelle et infantile connaît « un accroissement très important dans les provinces de l’Est du pays qui ont connu la guerre. Parmi les causes de cette mortalité, le rapport du Ministère du Plan épingle l’insuffisance des infrastructures et du personnel médical qualifié, une absence des soins de qualité en milieu urbain et surtout rural, des avortements concernant des grossesses non désirées, la pratique d’une sexualité précoce marquée par un début des rapports sexuels, en moyenne, à 14 ans pour les filles et à 16 ans pour les garçons, le vagabondage sexuel et généralement sans protection contre les infections sexuellement transmissibles (57% des rapports sexuels des jeunes et adolescents).

Job NKUNA

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