MESSAGE DU COMITE EXECUTIF DE J.A.D. A L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE

MESSAGE DU COMITE EXECUTIF DE J.A.D. A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE
Quand, au sommet de l’Etat, on émet des signaux positifs, on assure ainsi, pour les citoyens, des situations et des événements porteurs pour toute la communauté.

Hélas! De cette période trouble qu’a connue les sept premiers mois de l’année 2020 du gouvernement de l’alternance pourtant qualifiée année d’actions, la jeunesse est au point de se demander qu’est- ce qui se passe ?

Pandémie planétaire dénommée COVID-19 et des nombreuses affaires judiciaires ou politico judiciaires ont crées l’angoisse d’une fissure entre la jeunesse et l’Etat dans sa mission de préparation de l’avenir de la nation.

Alors que la RDC, doit encore progresser dans beaucoup des domaines y compris celui de l’éducation et de la justice, ce, pour éviter de faire d’elle une nation machine à fabriquer des générations perdues, à l’instar des quasi-totalités des pays du monde, le temps s’est arrêté. Etablissements d’enseignement, lieux des rencontres religieuses et/ou festives, des entreprises de transport aérien, des frontières, es échanges internationaux et ceux entre provinces, tout s’est arrêté.

Après près de cinq mois d’interruption, il est encourageant de constater qu’en fin, ce Lundi 10 août 2020, des activités scolaires et académiques ont repris sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo pour des promotions dites terminales.

J.A.D., structure qui a comme crédo la formation , le suivi et l’accompagnement des associations des jeunes saisit l’occasion que lui offre la journée internationale de la jeunesse, fêtée chaque 10 août, pour analyser, évaluer et alerter sur la situation des jeunes en RDC.

Scrutant les péripéties de la politique nationale congolaise, l’état de lieux de la jeunesse nous invite aux interrogations suivantes.

- Qu’avons-nous fait de l’éducation, de la formation et de l’insertion des jeunes dans la vie socioprofessionnelle ou à l’initiation à la responsabilité ?
- Quels sont nos fondamentaux à chacun de ce plans ?
- Quels sont nos objectifs et missions au niveau de service public, provinces ou territoires en terme de préparation de la jeunesse pour la relève ?
- Sur le plan législatif, y a-t-il en perspective des projets de lois ou des propositions des lois, si pas quelconque initiative, tendant à élucider les nombreuses questions des prises en charge des jeunes diplômés des universités en chômage de longue durée ?
- Les jeunes diplômés de secondaires, ceux de formations professionnelles ou producteurs solitaires de richesse peuvent-ils espérer une production législative contraignante pour valoriser leur contribution dans le PIB ?
- Dans nos foyers, nos quartiers ou nos communes, des analyses sérieuses sont elles menées pour formuler des politiques cohérentes à même d’éradiquer les maux qui rongent notre société en créant des fissures dans la cohésion avec différente tranche d’âge ?
- Conçoivent-on ou encore favorisent-on, au niveau des décisions, des projets capables d’éliminer les persistantes inégalités qui rongent notre communauté et mettent en branle le vivre ensemble ?

Le jeu dangereux auquel se livre la coalition au pouvoir ; ce cache-cache « stratégique » entre les coalisés dans la conduite de la politique publique risque de nuire sérieusement les résultats attendus du mandat politique de ce premier régime d’alternance.

Comment apprendre aux jeunes que « la politique n’est pas tout dans la vie» si le comportement des hommes politiques baigne dans l’affairisme ou business facile et louche ?
Comment faciliter l’induction sociale des jeunes quand « le modèle » use de la philanthropie comme tricherie et avec des motivations politiques inavouées ?

Sous prétexte d’accréditer ou discréditer le concept qu’imprime le leadership politique actuel à la promotion de la justice : Etat de droit, doit-on accentuer le lourd tribut payé par la jeunesse dans la longue marche de la construction de la nation congolaise ?

Chacun de nous doit faire un examen de conscience approfondit pour déterminer si il est impérieux, à l’état actuel de l’éducation nationale, d’initier des grèves et pour quel objectif ? Quel type d’action mener pour contraindre qui ? Sincèrement, dans l’environnement actuel et tel que fonctionne notre système éducatif, qui exploite qui ? Doit-on continuer à soutenir la marchandisation de l’éducation telle instaurée depuis des années 1990 alors que l’éducation est une préparation de la relève ?

Notre jeunesse ne mérite t-elle pas un investissement conséquent pour notre avenir meilleur? L’Etat, la société civile et les partenaires internationaux, sommes nous incapables de mettre fin à l’exploitation des parents d’élèves ou étudiants que sommes tous ? La clochardisation des parents prendra t-il un jour fin pour lui éviter une vie à crédit ? Père, mère ou tuteur de ce jeune qui erre pour des formations de fois au rabais ont-ils, à ces jours, des moyens d’actions nécessaires pour assurer leur autorité parentale.

Orchestrer des grèves, la machination des responsables des institutions, l’instrumentalisation des jeunes pour des marches de soutien ou des protestations, c’est bon sur le plan da la politique politicienne, car désorientant l’opinion publique. Le plus important pour nos partis est d’appliquer au sein de nos groupes, la justice distributive. L’équité. Avant la prise du pouvoir, lors de la préparation des cadres devant gérer après une victoire électorale et pendant l’exercice du pouvoir.

Il faut intégrer les jeunes, dans notre processus politique de la conquête du pouvoir. Doter, dans nos structures, la jeunesse d’un ensemble de comportements qui renforcent la communication interpersonnelle et l’appropriation d’une gestion saine du processus d’accession et de l’exercice du pouvoir en lieu et place des stratégies de manipulation de l’opinion.

Dès que nous dirons ; « je ne dois pas mal gérer si non tout le monde va me détester ». L’autorité publique lancera un signal fort à la jeunesse et contribuera efficacement à la campagne de changement des mentalités.
En améliorant ainsi la perception de la jeunesse vis-à-vis de la politique, nous l’invitons à une participation consciente à la bonne gouvernance des intérêts publics.

Nous savons que nombre des dispositions ont été prises dans le domaine de la jeunesse, de l’éducation, de protection des droits au niveau national, régional ou à l’international.
Il est temps d’évaluer le chemin parcouru, le progrès réalise et s’interroger sur le mobil de la contre performance en RDC.

La corruption a une part importante dans le retard qu’a pris la RDC pour son développement.
Qu’a fait le BOTSWANA pour être l’Etat le moins corrompu d’Afrique ? Il n’y a pas de miracle. C’est pourquoi l’ONG-ASBL J.A.D., invite tout le monde au travail de prévention. Chacun de nous qui composons cette société devons faire en sorte que la RDC quitte l’état d’une perception endémique de la corruption. C’est notre boulot à tous et un apostolat pour la J.A.D..

Occasion pour nous d’informer à l’opinion tant nationale qu’internationale, que la J.AD. a un projet ambitieux et bancable pour la formation des leaders des structures des jeunes. Les partenaires techniques et financiers sont invité à consulter son Comité Exécutif pour que, à l’instar des pratiques de soutien et autres appui qui se font pour le RWANDA, le Sénégal, la NAMIBIE ou autre, que la RDC, pays redevenu fréquentable à l’international, a besoin d’un appui sérieux pour booster son développement et servir d’une plaque tournante pour une Afrique bien intégrée au cœur du continent.

Ayant orienté et professionnalisé notre action dans l’encadrement des structures de jeunes avec la stratégie (Formation-Suivi-Accompagnement), J.A.D. a, en ce premier semestre de l’année qualifiée de l’action, investi ses efforts dans l’accompagnement des structures de jeunes de la commune de N’djili et Masina, renforce sa collaboration avec les bureaux communaux de la jeunesse de Masina, Matete et Kimbanseke et est en négociation avec les bureaux des conseils communaux de la jeunesse de N’djili. Ces actions forment ce que nous appelons le Projet 231.
Il sied de noter que ces actions dont financées à 100 % par les membres.
Toujours sur la liste des activités, J.A.D. a réalisé à ces jours :
- L’activité de vérification communautaire en collaboration avec l’ASBL RSSADC pour le compte du projet « FBP-EUP ». C’est une enquête de santé.
- Est en négociation avec PCHIA pour relever des données pour la carte hydro sanitaire de la ville de Kinshasa. 40 jeunes sont concernés.
- J.A.D. a participer dans plusieurs activités des cadres de concertations (National et provincial de Kinshasa).
Pour terminer, la J.A.D. invite la jeunesse, pour cette journée à leur honneur sur le plan international, de s’investir pour un esprit libre et ouvert. C’est grâce à elle que la RDC peut espérer ne plus vivre à crédit.