LA FORMATION DU PAYSAN :UNE APPROCHE D’AUTOPROMOTION DES COMMUNES DES BASES

La formation globale du paysan est plus qu’un devoir car elle permet à ce dernier non seulement à accroître sa production mais surtout de se prendre en charge par preuve de gestion.
Par ailleurs, Peter Vivon disait : « Le Développement d’un paysan ne dépend pas seulement des mesures économiques... Il doit libérer, l’homme des certaines traditions, de systèmes qui l’exploitent, de besoins et de privations ».
Cela prouve à suffisance que tout développement doit se valoir intégral en vue de promouvoir l’épanouissement du paysan dans ses diverses dimensions.

Ainsi, est axé notre recherche sur la modernité qui prône de nouvelles méthodes et techniques à travers ces points :

1. La formation du paysan agriculteur,
2. La formation du paysan éleveur,
3. La formation du paysan en santé communautaire,
4. La formation du paysan en habitat,
5. La formation du paysan à l’aménagement de l’espace et conservation de la nature,
6. La formation du paysan en eau potable,
7. La formation du paysan en technique appropriée.

I. LA FORMATION DU PAYSAN AGRICULTEUR

selon FOURASTIE J, dont une des oeuvres est « Dans le monde moderne », c’est en écrivant et non en piochant que l’on produit des pommes de terre, mais il ne faut donc pas seulement travailler pour faire produire la terre mais il faut aussi et surtout posséder la technique.
Former un paysan agriculteur c’est donc lui apprendre à moderniser l’agriculture à travers les nouvelles méthodes et techniques agricoles simples et adaptées.
Les objectifs seraient de :
• fournir une nourriture suffisante à bon nombre de population,
• revaloriser l’agriculture,
• relever son propre standing de vie

Les quelques techniques que la dite formation veut mettre en exergue :

I.1. Alternatives techniques pour certains problèmes spécifiques

a) Cas de la nourriture

Qui doit produire ?
Que produit-on, pour qui et quelle quantité ?
Dans quelles conditions produit-on ?
La mission de l’agriculture étant de nourrir les hommes,
La formation du paysan agriculteur serait basée sur les cultures vivrières, par une production axée sur les besoins des mal nourris et non plus sur la demande extérieure et par un autre type de transformation, alimentaire mieux adapté aux ressources disponibles reconnues aux besoins nutritionnels.

I..2. Techniques de fertilisation

Pour le cultivateur Congolais, on sait que le rendement et la quantité sont meilleurs avec l’utilisation simultanée d’engrais organiques et minéraux. Il faut leur intégrer la production et l’usage d’engrais vert ou d’étable. La décomposition des matières organiques semble jouer un rôle capital, le métabolisme des plantes et leur résistance aux maladies et aux parasites.

I.3. Initiation aux techniques élémentaires de gestion

Elle pourra porter sur l’organisation de l’économie domestique sur le management des petites et moyennes entreprises agricoles, commerciales et artisanales, sur l’administration des coopératives. Ceci pour les aider à maîtriser les techniques élémentaires de gestion des biens matériels.
Aussi pour éviter de pertes de nourriture, en leur apprenant les techniques appropriées pour le conditionnement et la conservation des vivres, notamment des céréales, des fruits, de légume etc.

II. LA FORMATION DU PAYSAN ELEVATEUR

La dimension pastorale est très possible à promouvoir en République Démocratique du Congo.
L’importation du lait et de la viande serait illogique pour un grand pays à potentialités enviables.
Nous trouvons pour ce faire possible la domestication des buffles, éléphant, antilopes,...et d’autres oiseaux sauvages, espèces animales et oiseaux résistant bien aux autres maladies habituelles du bétail et volaille déjà domestiqués.
Il est plus qu’un devoir de vulgariser des notions élémentaires de la médecine vétérinaire en faveur du paysan éleveur en vue de lui éviter des pertes et le prévenir, de l’alimentation des bétail et volaille, et production de ces aliments : bloc à lécher... Le paysan éleveur doit aussi maîtriser le génie de la poulailler, étables et kraals.

III. LA FORMATION DU PAYSAN EN SANTE COMMUNAUTAIRE

 Quand quelqu’un est-il en bonne santé ?
 Quand quelqu’un est-il malade ?
 comment devient-on malade ?

La réponse à ces questions viendra que de l’assimilation par le paysan de certaines notions de base d’hygiène. Leurs causes, des maladies bien sûr qui créent le déséquilibre organique sont d’ordre naturel et traditionnel.
Le paysan comprendra en fin qu’une localité qui se veut protéger contre les maladies c’est celle dont les habitants ont une nourriture équilibrée, riche en protéines et vitamines, une localité où il y a l’eau potable bien captée et entretenue, où il y a des installations hygiéniques dans chaque famille, où les enfants sous cinq ans mangent bien, suivent la consultation préscolaire, sont vaccinés, où les femmes enceintes vont au CPN, etc.

IV. LA FORMATION DU PAYSAN EN HABITAT

La dite formation du paysan serait basée sur le changement des rapports socio-économiques entre ville et campagne, visant à enrayer l’urbanisation sauvage et à désenclaver le milieu rural. C’est donc la gestion de l’espace, la mise en place d’un style technologique qui puissent réduire le gaspillage des ressources et permettre la participation sociale dans la conception, la construction et la gestion de l’habitat.
Il devra valoriser les matériels de construction disponible, l’habitat doit être conforme aux conditions socioculturelles et adaptés au climat.

V. LA FORMATION DU PAYSAN EN AMENAGEMENT DE L’ESPACE ET
CONSERVATION DE LA NATURE.

Cette formation serait basée sur la protection du sol, de la faune et de la flore.
C’est comme tous les biens essentiels à la survie de l’humanité, ce sont ceux dont on parle les plus, mais dont apparemment on s’occupe les moins.
Aussi longtemps que le paysan connaîtra les difficultés presque insurmontables à reconstituer un sol érodé, latérisé et désertifié et qu’il prendra en considération les efforts nécessaires au reboisement d’immenses étendues enudées et qu’il n’hésitera pas à inscrire la conservation et la protection du sol, de la faune et de la flore parmi les priorités de son programme de développement.

VI. LA FORMATION DU PAYSAN EN EAU POTABLE

« L’eau c’est la vie » est devenue une vérité incontestable.
Cette formation est comme un devoir ultime. Il doit à tout prix apprendre à bien gérer les eaux à sa disposition.

VII. LA FORAMATION DU PAYSAN EN TECHNIQUE APPROPRIEE

Les idées sur la technologie appropriée ont leur raison d’être dans le fait de pallier aux
échecs de la technologie lourde. Pour le paysan, les critères de sélection des techniques rendrait dynamique et confortable toutes ses activités.

CONCLUSION

C’est pourquoi, inscrivant notre sujet dans le cadre de la modernité qui prône de nouvelles méthodes et techniques favorables pour l’épanouissement du paysan.
L’essentiel dans tous les points analysés serait la prise en charge du paysan, de sa propre destinée, à travers cette formation qui se veut globale.