Rapport de formation des artistes à l’élaboration des supports de vulgarisation de la lutte contre les mines

Rapport de formation des artistes à l’élaboration des supports de vulgarisation de la lutte contre les mines.

I. Introduction

Le théâtre étant un moyen de communication efficace pour le changement de comportement dans une société dont la tradition orale est le seul moyen utilisé, le recours à cette forme d’expression constitue une force d’éducation permanente.
Sur initiative de son coordinateur, José Bau Diyabanza, l’Atelier-Théâtr’Actions « ATA » a bénéficié d’une formation animée par l’UNICEF le 16 et 21 juin 2004.
Cette formation s’est adressée à 15 artistes qui ont une expérience dans le secteur d’information et qui ont été sélectionnés pour participer à la réalisation des supports de sensibilisation sur es mine antipersonnel.

I. 1 : Objectif de la formation

I. 1.a : Objectif général

Renforcer les capacités des artistes à acquérir des informations correctes et exactes à l’élaboration des éléments de sensibilisation à l’action contre les risques de mines.

1.b : Objectifs spécifiques
· Apprendre aux artistes les messages utiles pouvant les permettre d’élaborer les supports pour combattre l’ignorance auprès de la communauté ciblée sur la présence de mines,
· Trouver dans les habitudes des communautés des expressions consommables par le public, afin d’éviter les risques en cas d’accident, les pistes faciles à renfoncer pour concevoir ses spectacles et vidéos
· Ecrire des scénarios qui facilitent la réalisation des feuilletons qui seront diffusés dans les régions dangereusement affectées,
· Monter des spectacles qui encouragent un comportement à tenir dans les zones à problèmes,
· Concevoir des modules adaptés à la formation d’autres artistes dans les provinces concernées par le problème de mines,
· Transmettre des idées nouvelles, à travers des matériels montés, en vue d’une adaptation à base locale des victimes de mines.

I. 2 : Résultats obtenus

· Les artistes ont recherché les causes locales et les attitudes qui compliquent la lutte contre les mines dans la communauté,
· Ils ont informé des raisons qui sont à la base des refus et des réserves face aux dangers des mines,
· Ils ont eu les contenus essentiels à l’écriture des scénarios qui leurs permettront d’élaborer les feuilletons radiophoniques et visuels sur la lutte contre les mines.

I. 3 : Méthodologie du travail

La démarche utilisée lors de cette session de formation est axée sur l’a proche participative qui a consisté à accompagner les stagiaires à la compréhension du sujet et à les guider dans la recherche des solutions aux problèmes en présence.

Le facilitateur avait soulevé des idées qui étaient enrichies par les participants et il apportait la meilleure information.

I. 4 : Les formateurs

Madame Nesta, consultante à l’UNICEF
Monsieur Doudou Lwemba, Administrateur des Urgences à l’UNICEF

II : Déroulement de la formation

Les formateurs ont échangé avec les artistes sur l’historique des mines et les engins non explosifs, sur le traité d’Ottawa et ses 5 piliers.
Parlant de l’histoire, ils ont informé les participants que « ces engins de la mort » ont été inventés en Chine vers le 14ème siècle.
Le traité d’Ottawa sur l’Action contre les mines était signé en 1997 pour réduire et abandonner l’utilisation des mines, ainsi assister les victimes à travers le monde.

Parlant des 5 piliers de ce traité, l’animatrice a insisté sur l’éducation sur les risques de mine spécialement sur les stratégies communautaires d’éducation publique et la liaison entre les groupes.
Le second pilier est celui du déminage, il consiste aux enquêtes, au marquage et à la destruction des mines,
Le troisième piler qui est le plaidoyer auprès des instances supérieures et autorités à tout niveau.
Mais il y aussi l’assistance aux victimes pour leur réintégration sociale et économique.
La destruction des stocks de mines qui est fait des experts en la matière.

De ces piliers les artistes ont été invités à s’investir beaucoup dans l’éducation sur les risques de mines, car la majeure partie des victimes des mies est composée de la population civile, les enfants et les femmes qui en constituent le 75%.

Si cette population meurt, c’est spécialement par manque d’information, par besoin économique, par curiosité, surtout chez les enfants, par l’imitation des autres auprès des jeunes, par des croyances religieuse et traditionnelle, mais aussi par la préservation de l’image du chef.

L’information devrait atteindre les couches les plus vulnérables, selon l’âge, le sexe et la profession. Ces couches constituent les priorités de l’action qui serait réalisée avec les supports à créer.

Elle a terminé sa formation en indiquant qu’il y avait plusieurs sortes de mines, les plus rependus sont : les mines directionnelles, les mines à fragmentation, les mines anti-personnels.

La seconde partie de la formation était consacrée au « programme d’éducation aux dangers de mines.
Le programme d’éducation consiste avant tout à connaître la différence qui existe entre les mines/UXO et leurs caractéristiques. Cela implique la connaissance des zones sûres qui sont connues et fréquentable et celles qui sont dangereuses comme les camps militaires, les boites de munitions. Les mines se présentent à des différentes formes : sales, poussiéreux ou brillants. Ils sont sur le sol, sous terre, cachés dans les herbes, camouflés dans les arbres ou flottants. Pour cela, l’artiste devrait aider la population à savoir lire les panneaux de signalisation qui sont conventionnels, car connus universellement et non conventionnels qui ne sont connus que par une communauté restreinte.

Quelques attitudes et comportements ont étés adoptés lors des échanges comme par exemple, les retours sur les pas lorsqu’il y a un engin suspect sur le chemin. Qu’il est prudent de déposer calmement tout objet suspect ! Mais surtout mettre des signes visibles sur les endroits que vous trouvez dangereux.

L’existence dans notre pays des engins qui servent à tuer ou qui ont été déposé, lancé ou tout simplement largué et dont le dispositif de mis en exécution n’est pas mis en œuvre, constitue un danger permanent pour la population.
La recommandation faite aux artistes est de savoir que les créations ont une priorité, celle de faire comprendre à la communauté que les mines/UXO sont faits pour blesser, tuer, ils peuvent détruire les véhicules et les habitations. Il faudrait impérativement les éviter.

Cette formation est une partie d’un programme que la troupe veut réaliser en collaboration avec l’UNICEF dans le cadre de la Campagne sur l’action d’éducation de risque contre les mines. , Que nous croyons va bientôt se concrétiser.
Nos sincères remerciements à la coordination de l’action de lutte contre les mines en RDC, au département des urgences de l’UNICEFà Kinshasa et aux animateurs de cette formation.

Avec mes amitiés
Pour plus d’information sur le projet d’éducation sur les risques de mines par le théâtre, contactez José Bau, coordinateur de l’Atellier-Théâtr’Actions « ATA », 178, Av. Commerciale Q.7 Commune de N’djili, Kinshasa RDC, prince@cooperation.net, tél. : 00243818139149, www.cooperation.net/prince ou www.societecivile.cd/membre/ata


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