LA PARITE HOMME-FEMME ET SES RETOMBEES DANS LA LUTTE CONTRE LE VIH-SIDA

Comme d’aucuns le savent, le SIDA est une redoutable maladie qui est en train de frapper irrémédiablement plus de quarante millions de personnes à travers le monde, dont les ¾ se trouvent en Afrique. Parmi ces victimes, près de 60 % sont des femmes et 75 % des jeunes. Ce qui revient à déduire logiquement que la population la plus touchée se trouve être la jeune fille. Ce faisant, nous pouvons réaffirmer la thèse selon laquelle la femme est plus vulnérable que l’homme en matière de transmission du VIH.

Plusieurs raisons président à cet état de choses, notamment le statut social de la femme africaine en général.

En effet, dans la plupart des pays africains, le statut social de la femme ne lui donne pas suffisamment de moyens pour se prémunir contre certains actes ou comportements qui lui sont défavorables.

Considérant tout d’abord l’environnement socioculturel dans lequel elle évolue, nous pouvons affirmer sans crainte d’être contredit que la femme africaine et, partant, congolaise est éduquée dans l’optique de l’infériorité et de soumission, et son importance se limite généralement à la « fabrication » des enfants et aux travaux ménagers, entre autres. C’est ainsi que les éléments récents de recherche révèlent que parmi les analphabètes que compte notre pays, les femmes occupent la tête. Ce qui entraîne comme conséquence le fait que le nombre de femmes instruites est manifestement inférieur dans notre société. Or, nous savons presque tous que l’ignorance est un grand vice et un facteur déterminant de la propagation du VIH-SIDA.

Heureusement, il y a quelques jours, nos avons appris par des sources autorisées que parmi les innovations contenues dans le projet de constitution de la 3ème République, il y a la parité entre homme et femme. Cette disposition constitutionnelle, qui a déferlé la chronique surtout nationale il y a quelques jours, a émerveillé pas mal de femmes congolaises.

Pour notre part, en tant qu’observateur objectif et humaniste, nous pensons fermement que cet aspect légal des choses (parité homme-femme) ne doit pas se limiter à la simple théorie ou se réduire à la simple course au pouvoir dans les institutions de la République ou à d’autres postes importants de la vie nationale, mais elle doit emporter certaines conséquences pratiques dans le chef des femmes quant à la lutte contre le VIH.

Ce faisant, à titre principal et indicatif, nous demandons à toutes les femmes africaines en général et congolaises en particulier de prendre conscience de la place qui est leur dans la société d’aujourd’hui et celle qui leur sera accordée dans la société de demain.

Ainsi, elles doivent s’engager résolument à faire baisser le taux de prévalence au VIH dans leur rang et cesser de croire que seuls les hommes doivent continuer à primer dans cette délicate et noble entreprise qu’est la lutte contre le VIH-SIDA. Cet engagement pourra ainsi contribuer à la diminution du nombre de séropositives et des sidatiques ou sidéens dans notre pays.

Les jeunes filles particulièrement doivent aussi s’éveiller quant à cela et être constamment conscientes de la tâche qui sera leur demain. Ainsi, en attendant des mariages sérieux ou la conviction pour un célibat consacré, elles doivent à tout prix s’engager à vivre dans l’abstinence, en dépit de sollicitations et attractions sexuelles dont elles peuvent être l’objet. Certains séropositifs et sidéens que nous avons, ont été infectés par manque d’abstinence. Les statistiques relèvent que 80 à 90 % des cas d’infection au VIH l’ont été par la voie sexuelle.

Voyez-vous, cher (e) ami (e), à cause d’un plaisir de quelques minutes ou de quelques heures seulement, la vie de certaines personnes est écourtée, en dépit des Anti-rétro-viraux qui leur peuvent leur être administrés. Ces médicaments ne guérissent pas le SIDA.

Ainsi, Jeunes filles, apprenez à dire non au sexe et vous ne mourrez pas en vous passant de ce désir charnel. Mais c’est le fait d'y céder qui peut être très dangereux pour vous.

Les femmes mariées doivent résoudre de demeurer fidèles ou à le devenir, selon le cas, quel que soit le prix à payer. Elles doivent faire montre d’une Bonne fidélité.

Dames et demoiselles, la législature vous a ouvert le chemin de la parité, saisissez cette occasion pour endiguer ce fléau qui endeuille des milliers de familles et notre société sera forte demain.

Maître Neunet MATONDO
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