Le phénomène " mwasi -mwasi nzoto " engendre des obèses à Kinshasa

Le phénomène " mwasi -mwasi nzoto ", entendez la femme dodue prend de plus en plus de l’ampleur à Kinshasa ; à telle enseigne que certaines femmes commencent à dépasser les limites du tolérable dans la recherche de l’embonpoint. Tous ceux qui vivent à Kinshasa savent que les femmes au corps charnus se permettent actuellement certaines exhibitions avec l’accord tacite des admirateurs hommes : des jeans moulants et tailles basses ou des décolletés vertigineux laissant voir les seins dans toute leur perspective.
Et pourtant, ce phénomène peut engendre des obèses qui est du reste une maladie. Malheureusement, pour plaire aux hommes, beaucoup de femmes sont prêtes à tout, pourvu qu’elles arrondissent leur postérieure. C’est comme si cela ne suffisait pas, d’autres consomment des produits qui ont la vertu d’élargir carrément tout le corps. Cette situation est vraiment invraisemblable dans la mesure où dans des pays développés, les femmes suivent des régimes méticuleux pour maigrir, avoir la ligne et paraître à la Une des grands magazines.
Une étude approfondie a été réalisée par une équipe multidisciplinaire (INRA, CNRH Auvergne, CHU Clermont-Ferrand) des nutritionnistes et des médecins sur une population obèses prise en charge pendant 9 mois au Centre Médical Infantile de Romagnat (63), puis revus 4 mois plus tard, prouve à suffisance cette théorie. Selon cette étude, les résultats montrent qu’une activité physique progressive et régulière, associée à une alimentation équilibrée, adaptée à leurs besoins, permet en quelques mois une perte de masse grasse importante, le maintien de la masse musculaire, une augmentation considérable des capacités physiques et cardio-vasculaires, la reprise d’activités physiques de leur âge et le retour des profils métaboliques et hormonaux à des valeurs usuelles.
En effet, chez certaines personnes, explique la source, après le traitement, l’activité métabolique des tissus baisse et la dépense énergétique diminue malgré l’augmentation de l’activité physique. Ce phénomène favorise une reprise de poids rapide après la fin de la prise en charge. Cependant, dans cette étude, plus de 50 % des volontaires qui, après la fin de la prise en charge, ont respecté les règles d’hygiène de vie qui leur avaient été enseignées ont maintenu, 4 mois plus tard tous les bienfaits de la cure. Il est grand temps que les congolaises sujettes à l’obésité se renseignent davantage sur les conséquences qu’elles encourent dans cet état.

Pour le Bureau de Coordinnation Nationale de l'ONG Human Rescue/RD.Congo à Kinshasa;
Madame Chantal Nyota;Chargée des Communications à la Coordinnation Nationale à Kinshasa.
Web:www.societecivile.cd/node/535